On a regardé pour vous… Alia Sellami et Nejib Khalfallah

En voyant le programme des JDC (Journées de la Danse Contemporaine) pour le 20/04/2014, il y avait écrit: Ichk (qui signifie passion en arabe) de Alia Sellami et Délire de Nejib Khalfallah. Deux titres de spectacles qui donnent envie d’aller au Mad’art Carthage malgré le temps décourageant.

[dropcap]A[/dropcap]lia Sellami, pour ceux qui ne la connaissent pas, est une soliste franco-tunisienne qui a commencé sa carrière dés l’âge de 14 ans dans la 1ère compagnie de danse contemporaine tunisienne, elle aborde le jazz à l’âge de 15ans, elle se dirige ensuite vers le chant lyrique classique, elle entame par la suite sa carrière de soliste en Tunisie, France, Allemagne, Egypte et Italie. Née d’une culture mixte, Alia s’est référée dans son spectacle à plusieurs styles de chant: de Maria Callas (L’amour est un oiseau rebelle), à Serge Lama (Je suis malade), Indila (Dernière danse), Brel (Ne me quitte pas), Ayo (Down on my knees), Whitney Houston (I’ll always love you) en passant par Abdelhalim Hafedh (Ahwak, Rissala men taht el maâ)

J’ai demandé à Alia pourquoi sa sélection entant que soliste dans un festival de danse voila ce qu’elle m’a répondu:

On chante avec le corps, c’est donc un autre travail du corps en son, même si ce n’est pas de la danse, aujourd’hui le concept de danse contemporaine veut dire beaucoup de choses, ceux qui n’avaient jamais pris de cours de danse sont des danseurs contemporains exceptionnels parce qu’ils travaillent autour du corps quotidien, je crois que Raja Ben Ammar (la directrice du festival) a raison de penser que des gens comme moi ont leurs places dans un tel festival, c’est l’approche contemporaine

Une pause de 10 minutes pour laisser place aux préparatifs du spectacle suivant, et là, c’était à Nejib Khalfallah de présenter son solo Délire, ou il racontait le combat, l’amour, parlait de la méfiance, s’adressait à son reflet dans le miroir en lui disant: « Tu veux plus danser? ok, mais pas ce soir ». A un  moment du spectacle, une femme du public crie fort :« Nejib, vous êtes énormes, vous êtes vrai! ». Quoi en effet de plus vrai que de briser le 4ème mur, de parler au public et partager avec lui ses émotions, sa peine et sa joie!  Enfin de spectacle, Nejib invite le public à le rejoindre sur scène pour danser sur une musique Stambeli arrangée par Zouhair Gouja.

Entre 1992 et 2000, Nejib a travaillé avec des metteurs en scène comme Raja Ben Ammar ou Taoufik Jebali, en 1991, il travaille avec Imed Jemaa pour un collaboration fructueuse, en 2004, il est au théâtre Jean Vilar de Vitry pour Derrière le silence avec Imen Smaoui, en 1994, il commence à créer ses propres solos: Poussée, Comment, Falsou

 

Crédit photos: Bédis Hafiane

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