Les JCC, on en redemande!

La 25ème session des Journées Cinématographiques de Carthage, est sans doute une réussite.
Pour la majorité des films, les salles étaient pleines de spectateurs, jeunes et moins jeunes, heureux de décrocher une place car les projections ont aussi fait des malheureux, qui n’ont pas pu y assister.
La cérémonie de clôture a été à l’image cette réussite, elle s’est déroulée au théâtre municipal de Tunis, dans une ambiance festive. Le slam de Hatem Karoui, sur l’historique des JCC a inauguré cette soirée qui a été animée, entre autres, par les humoristes tunisien et congolais, Lotfi Abdelli et Phil Darwin.
Tout le beau monde du cinéma arabe et africain ont répondu présents, on a vu défiler sur le tapis rouge les cinéastes tunisiens Farid Boughdir, Hicham Rostom, Nacer Khemir, à qui on a dédié un merveilleux hommage. Les actrices et icônes du cinéma arabe, Leila Aloui, Dorra Zarrouk, Saba Mbarek et Mena Chalabi ont illuminé la salle, ainsi que l’invité d’honneur, l’acteur américain Dany Glover.

On retiens de cette cérémonie, l’incroyable succès du film palestinien « Omar » de Hani Abu Assad, qui s’est vu décerner, le Tanit d’Or, le prix du jeune jury, le prix du meilleur scénario et le prix du public. Un incroyable succès et une ovation à laquelle le réalisateur n’a pas pu assister. Le cinéma palestinien a aussi été récompensé par le Tanit d’Or dans la compétition documentaire, avec « The wanted 18 » du réalisateur Amer Shomali et Paul Cowan.

Le cinéma maghrébin était au rendez vous pour le Tanit d’Argent, qui a été attribué au film « C’est eux les chiens » du réalisateur marocain Hicham Lasri.
Les jeunes réalisateurs tunisiens Hamza Ouni et Kaouther Ben Hania, ont remporte respectivement le Tanit de Bronze dans compétition documentaire pour « El Gort » et le Tanit d’Or dans la compétition courts métrages pour « Pot de colle« .


Ceux qui comme nous, n’ont pas pu assister à tous les films, aimeraient surement que ces projections se prolongent jusqu’à la fin de l’année, ou même plus. Car on ne le dira jamais assez, les salles souffrent encore d’un énorme vide entre deux sessions des Jcc.

Crédit photo à la une; Sabrina Belkhouja

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