Maurice Louca : de l’électro…mais chaâbi !

Depuis des années, le monde arabe a vu naître une scène électro qui n’a plus rien à envier aux « anciens ». Fini le cliché de la danse du ventre, du romantisme « fake », des super stars maquillées jusqu’aux orteils et des youyous à la pelle… Ça bouge par ici, disons que le climat est électronique !

Cette fois ci, la nouveauté nous vient d’Egypte. Le jeune artiste Maurice Louca sort son premier album sous le label de musique indépendante « Nawa Recordings » fraîchement fondé par Khyam Allami.

Cover Maurice Louca

L’équipe de Zoopolis a reçu un cadeau très spécial, il y a de cela quelques semaines. Une pochette en carton, une couverture « has been », « Kitsch » très captivante et une surprise dedans : Le premier album de Maurice Louca, « Salute the parrot » ! Quelques jours nous ont été nécessaires pour assimiler la découverte. Compositeur, musicien et producteur, ce jeune touche à tout a su mettre ses influences au service des sons qu’il compose. Le style pourrait à première vue s’inscrire dans ce qu’on appelle l »Electro Chaabi » initié en Egypte post révolutionnaire par Figo, Sadate, Islam Shipsy… Ce style a fait sujet d’un documentaire et de multiples reportages télé.

Mais non. Ça ne peut pas être que ça. Car lui, il y a rajouté une touche de finesse, de cohérence et d’esthétisme auditif. Nous avons écouté l’album plusieurs fois. C’est tout un univers qu’on découvre et qui nous arrache à ce qui nous entoure; Idéal pour une BO de film « mindfuck ». Entre de l’électro chaabi, une cérémonie de transe, une célébration de mariage, de la musique populaire égyptienne… Nous n’avons pas voulu classer l’album tout de suite et avons demandé à Maurice Louca.

C’est toujours le plus dûr. J’ai toujours eu cette difficulté à classer et étiqueter la musique que j’écoute, que dire de celle que je produit. Nous dirons que c’est une supérposition de tout ce que vous venez de dire en un système de couche. Différentes influences, différents styles viennent composer ensemble ma musique. 14 musiciens ont travaillé sur cet album. Je ne voulais pas d’un album solo, produit en studio à partir de sons électroniques seulement. Là, on peut imaginer la troupe jouant la musique.

Maurice est un musicien avant tout. Et en parlant de son background, il nous a livré :

J’ai commencé à jouer de la guitage à l’âge de 12 ans. Peu de temps après, j’ai formé mon premier groupe de musique. Nous avons commencé à écrire des chansons et à composer. C’est ce que j’ai fait jusqu’aux années 2000 où j’ai eu mon premier synthétiseur, mes premières percussions. Pouvoir produire de nouveaux sons et de meilleurs morceaux est devenu un objectif. A présent, c’est le Caire qui stimule mes créations, il vit en moi et je ne peux pas m’en détacher.

L’intitulé de l’album est « Salute the parrot »-Saluons le perroquet-. Aussi mystérieux que la musique qu’il introduit, le titre fait référence au perroquet qui, en Egypte, est assimilé aux personnes répétant la même chose tout le temps, qu’ils ne comprennent même pas, une sorte de rythme incompris.

Même si cela veut dire quelque chose pour moi, j’aime beaucoup cette idée de surréalisme et d’absurdité

 

Quelques exemplaires du CD sont encore disponibles à la vente à Tunis (contactez nous, on vous donnera plus d’infos). Et sur le site du Label (ici), vous pouvez également passer des commandes pour des Vinyl ! Yes! Maurice Louca comme ce nouveau label Nawa Recordings, sont tous les deux à suivre de très près.

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