JCC 2015 : Les films en compétition officielle qui feront sensation !

À quelques jours du lancement de la 26ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage, ZooPolis.tv vous dévoile en avance les longs-métrages sélectionnés en compétition officielle (parmi 17 au total) qui feront le plus de bruit durant le festival et nous vous disons pourquoi.

 

Much Loved / Projection unique : Le 26 novembre à 18h au Colisée.

Incontestablement le film de la sélection qui est le plus susceptible d’être sous les feux de la rampe et provoquera certainement un tollé, Much Loved, interdit dans son pays d’origine le Maroc pour “outrage grave aux valeurs morales et à l’image du royaume”, sera diffusé pour la première fois dans un pays arabo-musulman.
Un film parfaitement au coeur de l’actualité, tant le sujet de la prostitution aujourd’hui fait débat.
Outre le thème sujet à polémique, le réalisateur Nabil Ayouch est loin d’être un novice en la matière, puisqu’il est l’auteur d’un des plus grand succès du cinéma marocain Ali Zaoua, Prince de la Rue et du récent multi-récompensé Les Chevaux de Dieu qui se propose d’aider à comprendre le processus de la radicalisation religieuse.

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A Peine j’ouvre les yeux / Projections : Le 22 novembre à 18h au Colisée et le 24 novembre au Théâtre municipal.

Également un long métrage dont on entend beaucoup parler en ce moment, A peine j’ouvre les yeux, de notre réalisatrice locale Leyla Bouzid. Un film qui ne cesse de rafler les récompenses à l’international (Prix du public des Venice Days à la Mostra de Venise, grand vainqueur du festival de Saint-Jean-de-Luz 2015, Bayard d’Or au Festival de Namur…)

L’intrigue suit les tribulations d’une adolescente qui démarre dans la vie et qui rêve de faire carrière dans la musique avec sa bande d’amis dans un climat pré-insurrectionnel. Créatifs et engagés, cette jeunesse dynamique, rêveuse et contestataire va se heurter au pouvoir oppresseur de Ben Ali.
Une oeuvre qui fait le bilan du règne dictatorial, qu’on est quasi-assuré de retrouver au palmarès.

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Dégradé / Projections : Le 25 novembre à 21h au Colisée, le 27 novembre à 21h à l’Agora et le 25 novembre au Campus Manouba à 12h.

Présenté en compétition dans la section la Semaine de la Critique cette année au Festival de Cannes, Dégradé est un film réalisé par les frères palestiniens Tarzan & Arab Nasser avec Hiam Abass.

Les frères Nasser ont choisi de s’inspirer d’un fait divers tiré survenu en 2007 (l’opé­ra­tion sanglante du Hamas contre une famille qui avait volé le lion du zoo pour montrer son insou­mis­sion.) et d’en faire quelque chose d’assez cocasse en imaginant treize femmes coin­cées pendant l’in­ter­ven­tion dans un salon de coiffure :
une divorcée amère, une religieuse, une lunatique accro aux drogues, une jeune fille en passe de se marier…

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Le Puits /  Projections : Le 24 novembre à 18h au Colisée, le 26 novembre à 17h30 au Cinémadart et le 25 novembre au Campus Manouba à 12h.

Narrant la souffrance d’un village du sud algérien suspecté par l’armée française d’abriter des moujahidines ayant décimé un commando français en 1960, Le puits, de Lotfi Bouchouchi a raflé 4 prix au Festival du Film Méditerranéen d’Alexandrie (meilleur film arabe, meilleure mise en scène, meilleur scénario et meilleure interprétation féminine) .

Le film se concentre sur cette page douloureuse de l’histoire de la colonisation qui voit ces villageois assiégés, confrontés à la soif, au point où bientôt se pose pour eux le dilemme de choisir leur mort…

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Les Frontières du Ciel / Projections : Le 24 novembre à 18h au Colisée et le 26 novembre à 14h30 au Théâtre municipal.

C’est l’Outsider de la compétition… Après avoir tourné en dérision le modèle matrimonial tunisien dans un court métrage qui a fait le buzz sur la toile Casting pour un Mariage, l’acteur/réalisateur Fares Naanaa passe au format long et nous revient pour l’occasion dans un registre totalement différent avec Les Frontières du Ciel.

Un film d’une intensité dramatique considérable, abordant un thème grave et complexe qui pourrait bien créer la surprise aux Journées Cinématographiques de Carthage.
Porté par un Lotfi Abdelli et une Anissa Daoud qu’on nous promet méconnaissables, incarnant un couple dont le destin vient d’être brisé par un évènement terriblement douloureux, l’oeuvre nous pose des questions existentielles comme : L’Amour peut t-il survivre à tout ?

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