5 Livres tunisiens qui ont suscité l’engouement des jeunes en 2015

À l’heure du numérique des Smartphones et des avancés technologiques, jeunes et littérature ne font plus bon ménage… ou presque ! Pourtant en 2015, quelques maisons d’édition, écrivains tunisiens et librairies prisées du grand Tunis sont à l’unanimité d’accord sur un point : Un bon nombre d’ouvrages tunisiens (tout style confondu) en langue française n’a pas laissé de marbre les jeunes lecteurs.

 

À l’instar des grands écrivains, historiens, essayistes et romanciers réputés, de jeunes auteurs sont parvenus à susciter l’intérêt des férues de la littérature, attisant ainsi la curiosité des jeunes de 15 à 25 ans.
Séances de rencontres et de dédicaces réussies, avis positifs, critiques reluisantes sur les réseaux sociaux et dans les médias… Cette mini effervescence ne peut qu’attester encore plus l’engouement d’une petite partie de la jeunesse tunisienne qui suit, doucement mais surement, les nouveautés littéraires « locales ». Les libraires qui ont eu l’amabilité de nous briefer sur ces ouvrages convoités récemment ont permis à Zoopolis de revenir sur les cinq auteurs tunisiens d’ouvrages en langue française qui ont fait du bruit durant les 11 derniers mois.
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  • « Histoires de la Tunisie : Les grandes dates, de la préhistoire à la révolution » de feu Habib Boulares, édité chez Ceres Book : L’historien habib Boulares (1933 – 2014) a capté l’attention d’un grand nombre de lecteurs. Cet ouvrage, paru en 2012, en ai à sa 3ème distribution posthume et s’est vendu récemment comme des petits pains grâce à son contenu ludique et fort captivant. Présenté dans un style didactique, ce livre richement illustré, permet au lecteur de voyager à travers l’histoire de la Tunisie. Pour certains, cet ouvrage est amplement considéré comme étant « la nouvelle encyclopédie » incontournable.
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  • « Manuel du parfait dictateur » de Nadia Khiari : Caricaturiste emblématique de la révolution tunisienne, Nadia Khiari s’est fait connaître grâce à son chat Willis né le 13 janvier 2011. Elle est devenue aussitôt une icône de la liberté d’expression à l’échelle nationale, qui, au fur à mesure n’a pas tardé à s’exporter à l’étranger. La dessinatrice décortique avec humour et dérision l’actualité politique. Cet album proposé par Zelium, invite des lecteurs potentiels à découvrir davantage les frasques de ce sale chat « qui ne badine avec la liberté d’expression ».
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  • « Tristesse Avenue » de Nidhal Guiga : Artiste polyvalente, Nidhal Guiga a tenté de plonger les passionnés de la lecture dans l’univers à la fois glauque et tellement intriguant de son dernier livre. Un roman-fiction, édité chez Arabesques, qui relate la disparition de Kmar Lyl, une comédienne de trente ans. Aux faux airs d’un polar, le bouquin pousse le lecteur a levé le voile sur les dessous d’une enquête concernant le personnel du Ciné-Théâtre Laguna, où la jeune femme travaillait. L’étau se resserre à travers les 147 pages du livre ou le lecteur pourra découvrir des témoignages qui s’entrechoquent et déroutent souvent… L’enquête mettra face à face l’inspecteur chargé de l’affaire et le metteur en scène : Deux hommes pris au piège de la même ville.
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  • « L’Islam n’est pas voile, il est culte » de Mohamed Talbi : Les essais sur la religion, ou des penseurs éclairés cogitent et décortiquent le dogme religieux intéressent aussi un bon nombre de lecteurs soucieux d’en savoir plus sur différents sujets controversés, sans pour autant tomber dans l’aspect clichétique du fanatisme de plus en plus ambiant. Talbi en jette une couche à travers cet ouvrage paru dans les éditions Cartaginoiseries en 2009 mais toujours d’actualité et qui a connu une hausse de vente considérable récemment.
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  • « Les intranquilles de Azza Filali : Romancière de renom et médecin de profession, Azza Filali, cette icône de la littérature tunisienne parvient à attirer des lecteurs curieux au portillon des librairies plus d’un an après l’apparition de son dernier livre. C’est le cas de le dire avec« Les intranquilles » paru en 2014 dans les éditions Elyzad, elle dissèque minutieusement la société tunisienne post – révolutionnaire en mal de vivre et dénuée de repères avec une touche subtile d’humour.

 

 

Haithem Haouel 

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