BRAIM KLEI : Le minimalisme mélancolique comme moteur artistique

Focus sur un fashion designer atypique, qui expose actuellement ses collections dans deux concepts stores de Tunis : Mokacioccolatah et Cotton Cake. Et qui sera l’un des artistes de la prochaine édition d’Into X la semaine prochaine.

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[dropcap]N[/dropcap]é un 24 septembre 1990, Braim Klei (anciennement Braim Svenska) n’a qu’une seule et unique ambition : se distinguer à travers ses créations et son art. Diplômé de l’école ESMOD International Fashion University de Tunis, Braim se spécialise en prêt-à-porter.
Ses inspirations se reflètent à travers son identité artistique. Le mouvement anti-fashion et l’underground sont des concepts qu’il a choisi d’épouser pour sa stimulation créative.  Le mouvement en question à ses origines affichait une révolte autant sociale que politique, mais il avait surtout l’objectif de chambarder le monde même de la mode et de ses règles.

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[dropcap]E[/dropcap]n 2013, Il fonde sa marque Sid in Hampton, expression de sa vision. Par la suite, il organise son show à la Fashion Week Tunis en 2015. La tête pleine de rêves, Braim Klei s’affirme et affirme par la même occasion son empreinte avant-gardiste dans le milieu de la mode tunisienne. Ces maîtres à penser : Rimbaud, Aragon, Artaud et toutes les œuvres de Léo Ferré qui l’ont bercé depuis sa tendre enfance.  Cette poésie, on peut l’observer à travers toute son oeuvre. Une pièce composée de ces vieux courant littéraires qui ont forgé sa culture.

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[dropcap]S[/dropcap]’il devait définir son style ce serait un mélange de « dark, de mélancolie et d’anarchie artistique ».  Pour lui la mode est un art avant qu’elle ne soit des vêtements. « Je n’ai jamais suivi les actualités ni les tendances du jour, tout ce que je suivais c’était mes états d’âme et mes idées. »
On pourrait apparenter sa vision de la mode, à la peinture. S’il fait des vêtements, c’est pour communiquer et laisser passer une émotion à travers sa création.
Ses costumes pourraient tout à fait correspondre à l’univers cinématographique fantasmagorique d’un Burton ou de ceux qu’on aurait créé pour habiller des personnages de films de Science-Fiction.

Photo ci-dessous : Libération édition septembre 2015

 

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