Génération Tinder : Et si on reformait tous nos coeurs ?

À un certain moment, je me suis demandé, pourquoi les relations étaient devenues beaucoup plus compliquées qu’avant.
Peut-être que nous ne cherchons plus à nous unir avec un « être » mais plutôt avec « une chose » ?

Cette chosification est devenue monnaie courante dans les sociétés actuelles. Nous sommes une génération de nombrilistes narcissiques capricieux qui réclament gloire et plaisir sans aucun mérite encouragés par un machisme arabe et non islamique.

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[dropcap]N[/dropcap]otre quotidien, nos discussions, notre langage, nos comparaisons sont témoins de cette chosification qui annihile l’existence et le côté humain du sexe opposé. Et cette ingratitude est cachée par exemple sous l’approbation sociétale de « Comment doit-on apprécier une femme ? ». Le galbe des mollets, la couleur des yeux, la rondeur des fesses et les fruits auxquels s’apparentent les seins ?

C’est un spectre de pensées purement consumériste dont les dangers ne sont malheureusement pas apparents. Ces habitudes qui deviennent des modes de vie et qui peuvent devenir des croyances corrompent nos perceptions et conditionnent nos cerveaux à ne plus aimer inconditionnellement. Nous avons fait des progrès dans tous les domaines sauf dans nos cœurs.

Ce cancer social s’est tellement propagé et enraciné que nous préparons désormais une « Check-List » avant de rencontrer quelqu’un : Est-ce qu’elle sait faire ceci ? Est-ce qu’elle a cela ? Quelles sont les dimensions des cadeaux que la nature lui a offerts ?

Nous avons tué l’ « être » pour se nourrir du « paraître », et du coup toute personne perd sa dignité et son humanité à nos yeux. Les personnes ne sont plus ce qu’elles sont mais plutôt ce qu’elles peuvent offrir. Des prénoms différents et des parfums différents d’un côté, les mêmes mots et les mêmes finalités d’un autre côté.

 

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[dropcap]L[/dropcap]a succession des conquêtes est devenu une vantardise pour légitimer un étalage de virilité approuvé et encouragé par la société. Mais réellement, ceci est loin d’être symbole de puissance et de masculinité, mais c’est un symptôme maquillé d’un déséquilibre et d’un échec sentimental. Cet échec peut se traduire en une phrase que j’entends le plus souvent : « Lkolhom kif kif ».

Ces gens-là ne cherchent pas à s’unir avec quelqu’un, ils cherchent la féminité dans l’absolu, la féminité dans son sens primitif, une féminité qui titille leur imagination perverse et affole la partie reptilienne de leur encéphale. Qu’ils la trouvent chez leurs collègues, leurs voisines, une inconnue rencontrée dans un café ou une connaissance digitale, ceci n’est juste qu’un détail.

C’est peut-être l’une des raisons à cause desquelles les couples ne durent plus et n’arrivent plus à se supporter. Nous sommes descendus à un rang inférieur. Certaines espèces animales meurent pendant l’accouplement. Chez nous les humains, c’est l’amour qui meurt et on divorce après 6 mois.

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