Cannes 2016 : Pronostics sur la 69e édition du Festival de Cannes

21 longs-métrages venus de 14 pays différents se verront disputer la plus grande distinction du monde du cinéma au Festival de Cannes, la glorieuse Palme d’Or.
Pour les départager, un jury bien garni, présidé par George Miller, le fantasmagorique réalisateur australien de Mad Max, le film aux 6 Oscars.

Zoopolis.tv s’est penché sur les différents films de la compétition officielle et vous propose sa sélection des potentiels lauréats.

 
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Juste La Fin Du Monde (Xavier Dolan)

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[dropcap]J[/dropcap]eune prodige du cinéma canadien, c’est à tout juste 20 ans qu’il se fait connaitre du grand public, au 41e Quinzaine des réalisateurs à Cannes  avec son premier film  J’ai tué ma mère.
Depuis, habitué du festival, il remporte le Prix du Jury ex-æquo (avec Jean-Luc Godard, rien que ça) en 2014 pour son film Mommy et siège à coté du jury longs-métrages en 2015.
Cette année il revient avec son sixième film (et premier film avec une distribution française), Juste La Fin Du Monde, adapté de la pièce de théâtre du même nom de Jean-Luc Lagarce.
L’histoire est celle de Louis, jeune auteur, qui retourne dans son village natal pour annoncer à ses proches sa mort prochaine et fatidique.
Avec un casting colossal, Marion Cotillard, Vincent Cassel, Léa Seydoux, Nathalie Baye et Gaspard Ulliel dans le peau de Louis, ce septième bijou de Xavier Dolan qui rassemble la fine fleur du cinéma français se propulse en tête de liste.
 
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The Neon Demon (Nicolas Winding Refn)

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[dropcap]A[/dropcap]près son franc succès avec Drive, récompensé par le Prix de la mise en scène à Cannes en 2011, l’excentrique réalisateur danois, Nicolas Winding Refn, nous revient avec un thriller horrifique poignant et qui ne manque pas de mordant.
Jesse (Elle Fanning) débarque à Los Angeles pour réaliser son rêve de devenir mannequin. Sa beauté et sa délicatesse vont lui valoir une ascension foudroyante qui fera d’elle l’objet de convoitise de toutes celles qui se trouveront sur son chemin. Ces dernières seront prêtes à toutes les folies pour s’emparer de sa beauté.
Avec des images hypnotiques et une bande son électrisante, The Neon Demon risque bien d’envoûter nos chers membres du jury
 
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Loving (Jeff Nichols)

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[dropcap]Q[/dropcap]ue serait le Festival de Cannes sans un film qui parle d’amour ?
Loving, signé Jeff Nichols, le réalisateur américain de Take Shelter et Mud, n’est pas un film d’amour à l’eau de rose comme son nom pourrait le suggérer mais un drame britano-américain qui illustre la lutte de Mildred et Richard Loving pour imposer leur amour.
Inspiré d’une histoire vraie, le film parle d’un couple interracial qui s’est marié en Virginie en 1958 à l’ombre d’une Amérique ségrégationniste.
Arrêtés et forcés à quitter l’état, ces gens simples qui venaient d’un petit village, ont été contraints à aller vivre en ville. Afin de pouvoir rentrer chez eux, les Loving portent leur affaire devant les tribunaux et entament une bataille de 9 ans qui aboutit en 1967 à l’abolition définitive de cette loi discriminatoire. Un film qu’on estime touchant et authentique.
 
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Mademoiselle (Park Chan-Wook)

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[dropcap]2[/dropcap]016 marque le retour tant attendu de Park Chan-Wook. Après avoir reçu le Grand Prix du Festival de Cannes des mains de Quentin Tarantino en 2004, pour son thriller glaçant Old Boy et le Prix du Jury ex-æquo en 2009 pour le provocant Thirst, le revoilà en course pour la ruée vers la Palme d’Or.

Mademoiselle est une adaptation coréenne d’un roman policier britannique de Sarah Waters. Pendant la colonisation japonaise, Sookee est engagée pour être la femme de chambre d’Hideko, une jeune riche héritière tout juste sortie d’un asile psychiatrique, vivant au manoir lugubre de son oncle. Sookee est de mèche avec un escroc qui se fait passer pour un comte japonais qui courtise sa maîtresse.
Violence, sang, sadisme, amour lesbien, sadomasochisme, voyeurisme, nudité, érotisme accompagnés d’images tranchantes et de musique grinçante, voilà ce que nous révèle la bande-annonce du film. On en espérait pas moins du grand virtuose coréen habitué à nous en mettre toujours plein la vue. Comme on dit, « Jamais deux sans trois. »
 
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Forushande / Le Client (Asghar Farhadi)

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[dropcap]T[/dropcap]out le monde s’accorde à dire que Asghar Farhadi est en route de devenir le successeur de Abbas Kiarostami. En effet son chef d’oeuvre inouï, Une Séparation, a récolté une flopée de prix dont le César du meilleur film étranger et l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2012. Son film suivant Le Passé, en compétition officielle à Cannes, a remporté le Prix du jury œcuménique et le Prix d’interprétation féminine remis à Bérénice Bejo en 2013.

Restant dans le même esprit d’Une Séparation, Farhadi met en scène Rana et Emad, un jeune couple, qui à cause de travaux importants dans leur immeuble, se voit contraint de déménager. Un incident avec l’ancien locataire va chambarder leur quotidien. Emad en apparence calme va laisser place à l’aigreur et l’amertume.
Simplicité, légèreté, élégance et justesse, Forushande pourrait bien mettre son réalisateur sur le même piédestal que Kiarostami en faisant de lui le deuxième iranien à remporter la Palme d’Or.

 

On prend les paris !

 

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