Après le Prix Rambourg, Rochdi Belgasmi, invité de l'Institut des Cultures d'Islam à Paris

Venant de remporter le Prix Olfa Rambourg, qui lui octroiera la modique somme de 20 000 dinars pour la réalisation de son spectacle Ouled Jaleba, Rochdi Belgasmi jouera ce Samedi à l’Institut des Cultures d’Islam à Paris.

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[dropcap]O[/dropcap]uled Jaleba, son projet chorégraphique récompensé est né d’une envie chez l’artiste d’aller vers « raksit el nos », c’est-à-dire les danses du bassin, danses féminines s’il en est, avec une gestuelle frappante que l’on retrouvait dans les danses de «Ouled Jelaba», ancien danseur tunisien qui n’a pas arrêté d’embarrasser, voire choquer, son public dans les années 1920.
Ce nouveau projet braque les lumières sur la question du genre et celle de la sexualité, leurs enjeux et apories dans la pratique de la danse tunisienne. Il s’agit de comprendre l’évolution de ce pays, à partir de l’évolution des corps et des expressions, en interrogeant à partir de cet héritage symbolique, la gestuelle d’Ouled Jellaba.

Danser pour lui représente une manière pour se rappeler qu’il est toujours vivant.
La danse n’est pas seulement pour lui un métier, c’est aussi une forme de résistance. « À travers la danse, je deviens transgressif, provocateur, agitateur … Je deviens libre… »
Il puise dans tout ce qu’il traverse, souvenirs d’enfance, les moments qui l’ont marqué, qui deviennent alors pour lui une matière de travail…
La danse lui permet de transformer tout cela en expressions. « Finalement, j’exprime en dansant une grande envie de vivre. »

[dropcap]E[/dropcap]n outre, dans le cadre d’un projet dédié à la Tunisie contemporaine, l‘Institut des Cultures d’Islam de Paris, l’a invité pour se produire et donner son dernier spectacle de danse contemporaine Wa Idha Aassaytom (et si vous désobéissiez…) le 21 Mai à 20:00.

 Imaginant les rêves secrets et interdits de sa mère, ses mouvements remémorent et interprètent avec délicatesse les gestes de son quotidien. Prenant corps avec cette voix, la chorégraphie devient tourbillonnante et traduit un appel à la vie, à l’expression des désirs et à l’égalité. À travers cette histoire, Rochdi Belgasmi aborde une mémoire collective et appelle à la transgression face au poids des traditions : « Désobéissez ! »
Rochdi Belgasmi est l’un des chefs de file de la danse contemporaine tunisienne. Formé en danse par les plus grands chorégraphes tunisiens, Rochdi, originaire de la région de Sousse, vit actuellement à Tunis mais travaille un peu partout dans le monde. Depuis ses premiers pas, Il a tout fait pour réaliser son rêve et ce, malgré un environnement social très ancré dans les traditions, il est parvenu à devenir une figure de proue de danse contemporaine tunisienne. Depuis sa rencontre avec la grande figure de danse populaire tunisienne Khira Oubeidallah, Rochdi Belgasmi semble trouver la diagonale de fou entre les danses locales et la danse contemporaine. Son travail chorégraphique l’a amené à parcourir le globe pour se produire dans plusieurs Festivals de danse.

Crédit photo : Hassene Hamaoui

 

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