Daily Archives: 6 juin 2016

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Le Coach de Sortie de vos Nuits ramadanesques

C’est parti pour 30 jours de flâneries nocturnes interminables pour tous ceux et celles qui ont l’habitude de s’adonner à des activités, bien « différentes » de ce que peut réserver le ramadan aux jeunes tunisiens. Festivités, culture et divertissements ont toujours fait bon ménage et fort heureusement, ceci ne risque pas de changer durant le mois saint. Celui de 2016 rimera avec hibernation le jour ! La nuit, par contre, c’est une toute autre paire de manche. Zoopolis.TV est parti dénicher pour vous les meilleurs plans loisirs « post-iftar » sur le grand Tunis. Et on ne peut pas dire qu’on n’a pas été gâté cette année…   Les veillées nocturnes ramadanesques se sont aussitôt mêlées à la culture principalement locale du pays. Un petit tour d’horizon s’impose …   [divider] 1-    « Layali Downtown » au Café Théâtre « le mondial »  [dropcap]C[/dropcap]e festival, qui n’a pas laissé de marbre l’année dernière, revient en 2016 avec une toute nouvelle programmation alléchante ! Lors d’une conférence de presse organisée dans la matinée du 3 juin, l’équipe organisatrice a briffé son public sur ce qu’elle réserve à ses festivaliers du 11 juin au 3 juillet. Théâtre, danse et une surdose de musique rythmeront les nuits de ce café culturel, à partir de 22h30. Cet espace s’est toujours engagé dans la promotion des jeunes talents certes, mais pour cette édition, des jeunes professionnels de la scène culturelle ont répondu présents. Halim Yousfi & The Back to Reggae band ouvriront le bal le 11 juin, suivront les spectacles Stambali, Nour Haraketi, Hatem Karoui, Yasmine Azaiez et ZOMRA, entre autres … Une succession de soirées organisées pour les 120 personnes chanceuses qui seront sur place. Les moins chanceux pourront suivre en direct les spectacles de « Layali Doowntown » sur l’application Facebook Live. Pour en savoir plus sur le programme   [divider] 2-    « Founoun el Bouhayra » / Les arts du lac aux Berges du Lac   [dropcap]T[/dropcap]andis que quelques festivals se renouvellent d’autres fleurissent aux environs du centre ville, comme c’est le cas aux Berges du lac, qui accueillera la première édition d’un festival haut en couleurs où toutes les disciplines artistiques déjà existantes, y compris la mode, fusionneront afin d’offrir aux aficionados de l’art des nuits mémorables. « Founoun el bouhayra » accueille une panoplie de spectacles qui promettent "nouveautés, innovations et pas mal de surprises". Ce festival d’envergure se déroulera dans l’enceinte d’un amphithéâtre de 3000m² à ciel ouvert, situé dans un complexe spacieux haut de gamme au Lac 1 et pouvant rassembler jusqu’à 800 personnes assises. Les prix des billets sont fixés à 20dt par place pour les 19 spectacles au programme à découvrir sur cette page.   [divider] 3-    "Ben’s Café" [dropcap]U[/dropcap]n autre café culturel, situé du coté de Lafayette - Tunis, se mobilise également afin de promouvoir la culture et les arts durant le mois saint, en offrant à sa clientèle quelques soirées open mic hebdomadaires qui s’organiseront en présence d’invités issus de la scène artistique comme Sabry Mosbeh, Salam Mr et Med Amine Hamzaoui. Ons Jabeur, Khalil Jridi et Marwen Lariane, entre autres seront aussi présents lors des Ben’s Comedy Club en tant qu’invités : des soirées qui laissent libre court à l’humour et à la détente, sans oublier la veillée « Stambali ». Les soirées du Ben’s Café seront rythmés par des tournois d’UNO et des parties de karaoké et se clôtureront chaque jours avec des mets fait maison pour les adeptes du jeûne et du « s7our ». À bon entendeur … Suivez la page facebook pour tout détail supplémentaire.     [divider] 4-    "L’Agora"   [dropcap]U[/dropcap]n autre temple de la culture fête le ramadan autrement, cette année ! L’équipe organisatrice adapte sa programmation ciné aux amoureux du 7ème art et projettera le tant attendu « The Warcraft » lors de la première semaine du ramadan le Vendredi 10 juin. La veille, place au talentueux slameur Brahim Ayari qui prendra d’assaut le café de l’Agora. Jeudi 9 juin, la clientèle de cet espace aura droit à la première des « Jeudis de l’orient » et bénéficieront d’un concert grand écran d’Om Kalthoum, transmis en plein air. De sources plus que sûres, les trois semaines à venir verront défiler des surprises de taille ! L’équipe de l’Agora préfère garder le suspense jusqu’au bout. Le reste de la programmation sera publié ultérieurement.     [divider] 5-  "La Villa 78" [dropcap]T[/dropcap]oujours dans la même lignée des événements attendus, la réouverture imminente de la Villa 78, ce lundi, 6 juin à partir de 11h du matin. De la bouffe et des boissons (non alcoolisées !) fait maison, vous seront servis, à longueur de journée, du matin jusqu’à 3h du mat, heure du « s7our », qui s‘étalera certainement un petit peu plus après… Un menu rupture du jeûne est également fixé au quotidien ! La fermeture temporaire mais Ô combien brutale de cet endroit, extrêmement prisé du centre ville, avait provoqué l’indignation d’un grand nombre de fêtards sur Tunis et un tollé de réactions en ligne. Ces mêmes noctambules qui sont finalement partis se consoler au Terminal 2B à Gammarth, géré par la même équipe, en attendant sa réouverture. Ce qui est maintenant chose faite ! Une si bonne nouvelle  ne peut que rajouter du baume au cœur de sa clientèle, auparavant si gâtée lors des soirées ramadanesques. Le planning des soirées culturelles et artistiques de la Villa est actuellement en cours de préparation, mais verra bel et bien le jour très prochainement. Pour ce mois de convivialité, différents débats seront également prévus. Vous pouvez suivre l’actualité de la Villa 78 ici.   Par ailleurs, chers zoopolitains, pas de panique ! L’équipe fouineuse de ZoopolisTV vous tiendra au courant en ce qui concerne « les soirées surprises » et les « surprise-guest », également programmés au planning des festivités citées ci-dessus. En attendant de reprendre un rythme de vie normal, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter une excellente errance ramadanesque !

STUPOR MUNDI : Dialogue avec l'Auteur de La BD franco-tunisienne qui cartonne !

Ah… La Tunisie et ses talents cachés ! Numéro 1 des ventes de BD historiques sur Amazon le mois dernier, une nouvelle révélation artistique tunisienne se manifeste au sein du monde occidental, cette fois-ci dans le milieu de la bande dessinée. Nous avons rencontré le talentueux dessinateur, Néjib Belhajkacem, diplômé de l’ENSAD (École nationale supérieure des arts déco de Paris), qui a publié chez Gallimard tout récemment une nouvelle bande dessiné aussi enrichie en histoire de l’Orient qu’en créativité brillantissime.     [dropcap]S[/dropcap]tupor Mundi, fiction historique sous forme de bande dessinée, apporte un éclairage sur la toute première théorie à propos du système de la photographie. Une vérité sur la révélation de l’image durant le 13e siècle. Une origine souvent voilée par l’apogée de cet art visuel au sein des sociétés du 19esiecle, appuyé par les progrès scientifiques révolutionnaires de cette époque. Mais aussi, elle reflète quelques autres naissances comme celles de la thérapie et la psychanalyse, avec l’analyse des rêves. Du Moyen-Orient à la méditerranée, la bande dessinée reflète les mœurs sociales et les idéologies des temps ancestraux. Deux cultures, l’Occident et l’Orient, qui paraissent divergentes, mais qui pourtant se joignent dans leurs pensées. Le pont de liaison ? La religion. En effet, l’obstacle majeur face au projet du brillant scientifique, personnage Iranien nommé Hannibal Qassim El Battouti, est l’opprimante voix des imams de l’Orient et des évêques italiens. Science et religion semaient la rivalité entre fidèles et intellectuels. Chassé de Bagdad par quelque imams peu enclins à laisser la réflexion scientifique prendre l’ascendant sur le dogmatisme religieux, Hannibal Qassim El Battouti, accompagné de sa fille Houdé et de son serviteur El Ghoul, trouve refuge auprès de l’empereur Frédéric II, appelé Stupeur du monde, qu’il rejoint dans son Castel, à Pouilles, au Sud de l’Italie, où l’Eglise catholique avait aussi son mot à dire.     Votre nouvelle création apporte un éclairage sur des phénomènes intriguants concernant les moralités  et le comportement humain, autant présents durant le 13e siècle, cadre temporel de l’histoire, que dans nos temps actuels. Quel est réellement le message à transmettre, s’il y’en a un ? Sur quel chemin de réflexion souhaitiez-vous mener le lecteur ? Je pense que tout bon récit est la mise à l’épreuve d’une question. Stupor Mundi pose une question fondamentale : Qu’est-ce qu’une image ? C’est une question que se posent les sociétés, les religions, les instances de pouvoir depuis toujours. Cette question met en jeu notre relation à la représentation, à la science, aux autres. Donc automatiquement, cela crée des frictions. D’où vient cette idée d’allier harmonieusement bien les arts et les sciences ? Quelle était votre source d’inspiration ? Jusqu’à la science moderne, la science et l’art étaient très liés. Les artistes médiévaux pouvaient être architectes, ingénieurs. À la renaissance, on connaît l’exemple célèbre de Léonard de Vinci et au XIXeme siècle, certains peintres étaient plus experts en anatomie que les médecins. Et ce, parce que pendant longtemps, le dessin était un outil de description du monde. Et il ne faut pas oublier que la photo, c’est à la fois un art et une technique. Vos origines tunisiennes ont-elles contribué à cette inspiration dans la création des personnages principaux, Hannibal Qassim El Battouti, Houdé, El Ghoul ? De par mes origines, je me suis souvent questionné sur le rapport que le monde arabe entretient avec l’image. Il est différent de la culture européenne. Et comme je suis aussi français par ma mère, je me suis naturellement toujours questionné sur ce sujet. Hannibal, de par son nom et prénom est probablement Tunisien d’origine. Houdê est le prénom d’une de mes cousines et El Ghoul, le surnom d’un de mes oncles. La BD présente une belle originalité dans la diversité de ses registres linguistiques (un concentré de français, une belle portion d’arabe, une pincette de latin). Comment s’est annoncé cette idée ? Elle s’impose par le récit. Comme il met en jeu des gens d’origines différentes, il est naturel que plusieurs langues y figurent. Logiquement, la langue principale serait le latin, la langue internationale de l’époque.    Cette BD représente un mélange réussi entre réel et imaginaire, mariant histoire et philosophie.  Personnages mi-historiques, mi-fictifs,  l’œuvre est partagé entre un travail de mémoire et une créativité fascinante. Est-ce une marque de votre travail, de votre art, d’apporter cette vision nouvelle sur l’histoire du monde ? J'aime me réapproprier l’histoire et m’inspirer de figures historiques pour développer un récit. Je trouve que c’est un levier puissant pour créer des univers crédibles. En plus, ça m’amuse et je ne conçois pas mon travail sans le plaisir.