"Mapping Sculptures in Carthago" : Quand art, histoire et technologie font alliance

À l’occasion de « Mapping sculptures in Carthago », le musée archéologique de Carthage, nous ouvre ses portes pour une visite nocturne inédite…et pleine d’émotions.

 

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[dropcap]P[/dropcap]assionnés d’art, d’archéologie, de l’histoire de la Tunisie en général ou de Carthage en particulier, ou tout simplement à la recherche d’activités stimulant un cerveau devenu mou et apathique par le jeûne, un rythme de travail trop soutenu et un soleil des plus brûlants… Cette sortie culturelle devra absolument figurer sur votre Must-do list. 

 Durant cet événement dans lequel la technologie sert l’art de la plus belle des façons, nous aurons la chance de découvrir des œuvres romaines normalement incomplètes, reconstituées en 3D et ce grâce à une ingénieuse projection de lumière.
Des fragments perdus seront donc reconstitués numériquement, les couleurs d’antan restituées après de longues recherches scientifiques, et le tout sera ramené à la vie via une technique d’animation.
Le programme intègre même des points d’interactions soutenus par des textes interactifs et des effets sonores. Un spectacle qui promet d’être incroyable.

Ce projet « à la limite de l’artistique et du scientifique » a été élaboré à la suite d’une longue étude par Hatem Drissi archéologue, historien de l’art et muséologue et réalisé par Design Lab, un collectif de vidéastes et de développeurs d’outils numériques.

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[dropcap]L[/dropcap]e projet a pour but non seulement de réconcilier le citoyen tunisien avec son histoire – notamment la partie antique qu’il a étrangement tendance à ne pas valoriser – mais aussi de l’introduire aux utilisations diverses du numérique et une chance également pour le collectif Design Lab de faire leur preuve en mettant en application leur talent devant le grand public.

« Emotion is our moto, thinking is our tool »  est l’adage de ce groupe d’artistes aux multiples talents.
De la créativité et de l’émotion, ils vont nous en servir du 24 au 26 juin, de 9h à minuit. Ainsi que durant une exposition temporaire à l’intérieur du musée du 27 juin au 24 juillet.

Il ne s’agit pas de la première reconstitution menée en Tunisie, en effet, suite à la découverte de la tombe de l’homme de Byrsa, rebaptisé Ariche (désiré), le squelette en question avait été reconstitué par la même dermoplasticienne qui a recomposé un squelette entier d’un homme de Neandertal ainsi que reconstitué un modèle plus vrai que nature du buste du pharaon Toutânkhamun. L’homme de Byrsa avait été exposé en Tunisie avant de faire le tour du monde.

Dans un même registre de la technologie au service de l’art nous pouvons citer le projet réalisé par le Musée d’Histoire de Bologne où il fut question de reconstitution du « Sarcophage des Époux » à l’aide de 10 projecteurs laser ainsi que la création d’une pyramide en 3D par vidéo-projection.

 

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