Le "Fairground" pose les bases d'un festival sur qui il faudra compter dans l'avenir !

Le Fairground Festival, c’est cette nouvelle fête foraine qui vient de faire son nid à l’Ecovillage de Sousse le week-end dernier (14 et 15 Juillet) avec une première édition haute en couleurs, mais qui n’a pourtant pas recueilli l’engouement qu’elle aurait dûment mérité.

L’objectif essentiel est certainement atteint : Poser les bases de ce qui comptera à l’avenir comme un des indispensables estivaux !

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Un Line Up destiné aux connaisseurs 

[dropcap]A[/dropcap]vec un des line up les plus recherchés et exigeants qui réunissait une ribambelle d’artistes bien underground de la scène électronique mondiale, et en prime la déferlante Guy Gerber, qui foulait pour la première fois le sol tunisien, mais aussi sa scène alternative entièrement à la disposition du collectif qui fait fureur Downtown Vibes, son mini-souk aux allures de kermesse, et une flopée d’autres arguments que nous avons évoqués dans notre article 12 bonnes raisons de ne pas rater le Fairground Festival, l’événement s’assurait déjà une réussite qualitative quasi-acquise. 

 

IMG_8312                                                                                                                                                                                 Scène Alternative – Downtown Vibes

 

Des raisons mystérieuses…

[dropcap]E[/dropcap]t pourtant.. qualité ne rime pas forcément avec succès pécuniaire. Le constat c’est que le Fairground Festival réunissait tous les ingrédients pour accueillir un public de masse beaucoup plus signifiant, surtout pour son envergure.
Le potentiel est bel et bien là, alors comment expliquer ce résultat peu satisfaisant au regard d’un événement qui était programmé pour attirer davantage ?

La faute certainement à une concurrence massive : Jamais un été n’aura été aussi riche en la matière.
En plus de la troisième édition d’EPHEMERE, les soirées et les festivals se multiplient, grâce aux nouveaux-nés du monde de la nuit tel que le Terminal 2b et le Wax Bar à vinyles, les flemmards n’ont même plus besoin d’aller bien loin pour apprécier de la bonne musique jusqu’au petit matin.

 

13724824_10154382771658384_3739741287741569480_o                                                                                                                                                                                 Le couple FLAYOU, exposants au Mini-Souk

 

Une ambiance intimiste de communion

[dropcap]P[/dropcap]ourtant Guy Gerber, The Drifter, Einmusik, DJ Koze, Musumeci et Dettmann sont des noms assez attractifs et réputés chez les aficionados de la musique électronique.
Un mainstage qui témoigne d’un choix artistique d’une techno progressive assez pointue. Et ça fait justement plaisir de voir quelque chose de nouveau !

L’avantage aura été principalement pour les festivaliers, qui pour leur plus grand bonheur, n’auront vécu aucun débordement, ni agression physique ou visuelle.
Une sécurité mobilisée également en alerte rouge suite aux incidents de Nice aura permis de vivre pleinement l’expérience en toute quiétude. Ce qui a donné lieu à une ambiance plus intimiste que d’autres festivals, avec une foule restée en communion jusqu’à la montée des premières lueurs de l’aurore, et qui continuait à apprécier l’instant présent jusqu’aux dernières notes de musique…

 

 

 

Un effort à préserver et à améliorer ! 

[dropcap]L[/dropcap]e Fairground Festival témoigne de manière emblématique de l’éclosion d’une diversité grandissante dans notre pays pour ce secteur de l’événementiel encore en développement. Le festival aura permis à Sousse d’avoir son propre festival qui promet bien plus que ce nous révèle cette première édition.

Nul doute que le potentiel existe, à condition de se différencier encore plus en poussant l’esprit de « fête foraine » encore plus loin, avec pourquoi pas, osons-rêver, des manèges ou une grande roue qui domine l’ensemble de l’Ecovillage.
En ces temps troubles de l’humanité, nous ne pouvons que nous accrocher à nos rêves et à la persévérance de notre unité.
Ce n’est pas un certain Musumeci qui dirait le contraire…

 

 

Musumeci

 

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La Sélection Zoopolis des perles musicales du Festival :

 

 

  • Le track phare de Guy Gerber, un must fabriqué dans une bétonnière !


 

  • Le Closing Set de Musumeci, un titre qui date d’une dizaine d’années. Indémodable !


 

  • Séquence nostalgie du festival signée Monolink.


 

  • Sensuel à souhait, un moment où Einmusik transforme la piste en havre paradisiaque.


 

  • Incontournable titre pour une veillée jusqu’à l’aube mixé par Ripperton.


 

  • Certainement l’instant le plus chill de l’événement. Une vraie cure pour les sens !


 

  • Encore du béton bien psychédélique joué par le puissant The Drifter.

 

 

Crédits Photos : 
Hamza Bennour (2)
– Amine Djios (3)

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