3 Chorégraphes pour 3 Danses contemporaines : 1000 Peaux, Koffirto et Récapitulatio.

Dans le cadre du Festival de Carthage, la Basilique Saint-Cyprien accueille Nawel Skandrani, Cyrine Douss et Wael Marghni, trois chorégraphes exceptionnels qui se réunissent pour fusionner leurs œuvres solos en un somptueux spectacle d’une harmonieuse mouvance.

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1000 peaux, de Cyrine Douss

[dropcap]E[/dropcap]ntamé par Cyrine Douss avec une représentation intitulée « 1000 peaux », l’ouverture du bal se fait tout en sensualité.
Son corps, réceptacle des bouleversements, perçoit le désordre des événements et essaie de redéfinir son identité, en quête de ce sentiment d’appartenance. Elle interroge l’influence de la sphère publique sur l’intime. Dans cette recherche interviennent alors des mélodies orientales, souvenirs de l’enfance de Tunis. « 1000 peaux » porte un regard à la fois extérieur et intérieur de l’être. Cyrine Douss s’inspirera de la Révolution tunisienne et ses influences sur l’identité.

 

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Koffirto, de Wael Marghni

[dropcap]P[/dropcap]eut-on être croyant et artiste ? Wael Marghni tente d’y  répondre dans «Koffirto». L’écriture chorégraphique de la pièce prend son inspiration du soufisme, faisant état du lien profond et antique de la religion et de l’art. Art et Religion sont deux expressions de l’univers intérieur de l’Homme, des reflets de sa volonté d’élévation. En effet, la  danse n’a cessé de jouer un rôle important dans la vie religieuse de l‘humanité.

 

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Récapitulatio, de Nawel Skandrani

[dropcap]« M[/dropcap]aintenant vous devez vous arrêter, regarder en arrière, récapituler ses pas » Carlos Castaneda. « Récapitulatio » de Nawel Skandrani raconte la solitude et l’isolement de l’individu, face à un monde qui ne le comprend pas et qu’il ne comprend plus. Un être en manque d’amour, un territoire en manque d’art. Dans un monde qui souffre, la pièce parle de désertification des sentiments, désertification de réalité.

 

Une véritable source d’inspiration pour son public, cette soirée qui se tiendra le 08 Août à partir de 22h s’annonce prometteuse en vue de sa richesse en culture et idées.
De quoi emporter le spectateur dans un nuage de pensées et de méditation sur soi et ce qui l’entoure.
D’autant plus que c’est l’unique spectacle du Festival portant sur cette part du 6ème  art qu’est la Danse.

Crédits Photo :
Skander Guetari (Cyrine Douss)

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