La femme tunisienne mise en avant dans le dernier documentaire de Michael Moore !

Vendredi 29 juillet 2016 à 17h, nous avons eu droit à une nouvelle pépite « Mooresque » au Cinémad’art Carthage sous forme de projection débat.

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Une nouvelle forme d’impérialisme intelligent !


[dropcap]L[/dropcap]’œuvre s’intitule « 
Where To Invade Next ? » et reste fidèle à l’idéologie du natif du « Michigan ». Dans cette œuvre hybride qui se situe entre documentaire, film et pamphlet, Michael décide de réinventer le concept de l’invasion tout en dénonçant les failles béantes du système sociétal Américain et la notion du « American Dream/Nightmare » plus subtilement.

L’idée est séduisante, et consiste à « envahir » un bon nombre de pays, en leur empruntant quelques choses qui pourraient être utiles aux États-Unis. Loin de l’idée d’aller chercher du pétrole, Michael Moore décide, de prendre le large, en uniforme militaire et bannière étoilée et armé d’une caméra, pour aller chercher des idées et les rapporter aux US comme le veut la tradition.

Le « Géant » du documentaire fait mouche en faisant la parodie de l’impérialisme Américain, avec une structure légère, une satire épicé et sans discours moralisateurs. Dans un récit bien ficelé et pédagogique, le metteur en scène nous permet de voir la « Caméra » comme étant un pont entre les nations plutôt qu’une arme de propagande.

 

Emprunter à chaque pays le meilleur

Avide du meilleur comme l’impose la philosophie « ricaine », l’auteur nous emmène dans une atmosphère introspective en s’invitant dans les modèles qui ont le plus réussi.
Il décide d’aller en Italie, où il se heurte à une généreuse politique de congés payés et de climat social moins agressif, en France pour découvrir la magie de sa gastronomie et à la valeur qu’on donne à la bonne nutrition, en Allemagne pour découvrir l’existence d’une classe moyenne large et épanouie et des usines moins moroses où on peut trouver des « fenêtres », en Slovénie pour s’abasourdir devant la gratuité des universités et pour mettre un « Uppercut » à un système Américain où l’éducation a perdu son caractère noble et où elle est devenue un sujet de marchandage, en Finlande pour dresser le portrait d’une école accessible à tous où on produit de bons citoyens et pas seulement des employés, en Norvège pour s’inspirer de leur système carcéral idyllique en faisant une corrélation avec le taux de récidivisme relativement bas, en Portugal, le pays qui a décriminalisé les drogues donnant naissance à un système judiciaire moins répressif.

 

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La femme tunisienne saluée 

[dropcap]L[/dropcap]a Tunisie a aussi fait l’objet de convoitise conjointement avec l’Islande en citant la place et la considération qu’elle donne aux femmes dans leurs sociétés.
Notamment, Amel Smaoui, figure de la scène médiatique, qui a participé dans cette aventure « Mooresque », a donné un témoignage poignant, émouvant et fier pour montrer ce qu’un petit pays est capable de faire.

L’œuvre de Michael Moore, bien que chaleureusement accueillie par la presse et l’audience, a fait cependant l’objet de beaucoup de critiques. Certains jugent que la structure et l’ensemble manque de puissance en terme d’impact sur les consciences, d’autres trouvent que le raisonnement est d’un simplisme naïf, d’un autre côté, certains y trouvent un amour inconditionnel pour l’humanité et un ravivage de la flamme des grands idéaux.

 

La projection s’est faite simultanément dans les 9 pays où le film/documentaire a été tourné suivie d’un débat en présence de Michael Moore et des différents intervenants en répondant à différentes questions envoyé préalablement sur Twitter et sur l’adresse mail de l’événement.

 

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