“EL HOBB” : Le clip affriolant de Jawhar Basti qui sonde l’imaginaire populaire arabe

Vous le connaissez peut-être en tant qu’acteur, l’artiste Jawhar Basti revient avec Yallah Bye, un projet musical tout à fait inédit qui risque de vous faire entrer en transe.
Charnel, dansant, et détraqué, El Hobb (Love) scrute les contradictions aliénantes de nos sociétés.

couve

 


Retour sur un parcours qui en dit long

[dropcap]J[/dropcap]awhar Basti a débuté sa carrière en tant qu’acteur. Sa première formation artistique était celle de comédien. Que ce soit sur les planches avec  Hobb story et Macbeth – Leila & Ben ou encore au cinéma avec « La Laine sur le Dos », court-métrage sélectionné à Cannes, Jawhar est un fidèle compagnon de route du metteur en scène Lotfi Achour.

On a notamment pu le voir derrière les écrans chez Abdellatif Ben Ammar dans « Blessures De Palmiers » en 2010, avec Fadhel Jaziri dans « Trente/ Thalathoun », ainsi qu’aux côtés de Najwa Slama Limam dans son court métrage « Tiraillement ».
Et depuis maintenant quelques années, Jawhar s’est tourné vers la musique devenant auteur-compositeur au succès crescendo.

Après deux albums  « When rainbows call, my rainbows fly » et « Qibla Wa Qobla » – lauréat de l’Octave de la musique en Belgique et cité dans Les Inrocks parmi les 10 albums orientaux qu’il faut écouter – Jawhar est en train de nous préparer un troisième opus qui va être dans la continuité du second.

« Pour le projet Jawhar, nous sortirons courant 2017 un ou deux titres pour annoncer l’album prévu pour automne 2017 », nous révèle-t-il. 

 

 

Projet parallèle extravagant et sociétal

[dropcap]A[/dropcap]vec leur dernier clip « El Hobb »,  Jawhar Basti et ses co-équipiers nous font vibrer les hanches, mais aussi les méninges. La chanson inaugure un nouveau projet qui se nomme « Yallah Bye », différent du projet « Jawhar », mais toujours avec le même groupe composé de David Picard aux claviers, Yannick Dupont à la basse, Alex Davidson au mixage, ainsi que Louis Evrard à la programmation.

Cette nouvelle création ouvre les portes d’une expérience inédite en mélangeant « rboukh », « mezwed » et « electro » pour donner un effet explosif et transcendant.
Pour l’équipe ça a été une occasion de se laisser aller en se basant plus sur l’intuition et le feeling que sur la connaissance rationnelle.

« J’ai toujours eu envie de travailler sur un projet qui explore l’imaginaire populaire, que ce soit au niveau musical qu’au niveau de la thématique »

Jawhar et ses collaborateurs ont transmis à travers le personnage possédé et ahuri du clip ce manque affectif que peuvent ressentir beaucoup de jeunes dans les sociétés arabes.
Idéalisant le corps de la femme d’un côté et la faisant disparaître en tant qu’être social de l’autre, comme l’atteste sa représentation dans la vidéo, visage effacé sous un rideau de cheveux.
Un clip scrutant la problématique du corps et de l’esprit et qui nous met face à nos propres démons.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *