Author: Ines Larabi

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MAGNUS : Le Shazam de l’art qui reconnait 8 millions d'oeuvres !

Une toile attire votre attention pendant un dîner chez une amie. Elle dit que c’est une copie de tel grand artiste. Vous souhaitez connaître son histoire, sa valeur, la galerie qui expose et vend cette œuvre… Sortez votre smartphone ! Magnus est l’appli qu’il vous faut. Un clic et la voilà magnusée !       [dropcap]L[/dropcap]’application qui vient de débarquer sur App Store, est le fruit de la créativité de Magnus Resch, un allemand de 32 ans, adepte de l’Art et de l’économie, et ancien étudiant de l’Université Harvard. Il s’est fait connaître en étant le cofondateur de Larry’s List, une liste d’informations concernant les collections d’art contemporain. Inspirée de Shazam, cette application reconnait 8 millions d’œuvres d’art contemporaines. En effet, elle dispose d’une base de données qui ne concerne que le contemporain des arts... Il aura fallu 3 ans pour recueillir cette Database, l’équipe travaillant dessus depuis 2013. Les utilisateurs contribuent à son enrichissement en prenant des photos des œuvres rencontrées. Resch a demandé l’aide du monde entier via un crowdfunding digne d’un marathon. « Nos utilisateurs nous envoient des images prises avec l’app et cela les ajoute directement dans notre base de données. »  Si l’application reconnaît sculptures, peintures, dessins et installations, il faudra attendre pour les vidéos. Le créateur se veut confiant : « Amazon, Google et beaucoup d’autres font de grandes avancées dans le domaine (de la reconnaissance d’images). Ce n’est qu’une question de temps avant qu’on soit capable de reconnaître efficacement des vidéos avec Magnus. » L’application affiche également la carte des galeries et musées les plus proches, avec les horaires d’ouverture et fermeture, mais aussi la liste des expositions. Avis aux exponautes, prenez note !  

XO NOMADS : Mariam et Sofiene, le couple nomade, le secret de la longévité amoureuse ?

Faire le tour du monde en couple ? Quoi de plus merveilleux ! Mariam et Sofiene, un couple de tunisiens voyageurs ont en fait leur projet, un rêve de longue date partagé à deux. Le couple nomade, tel qu’il se qualifie, nous décrit cette passion répartie entre amour et aventure, nourrie par les sensations de la découverte et de l’exploration.       1) Votre rencontre représenterait le point de départ de ce chemin à deux, l’amorce de "La grande aventure". Comment vous êtes-vous rencontrés ? - Avant de découvrir notre passion commune pour le voyage, il se trouve que nous avons aussi d’autres centres d’intérêt en commun comme : notre parcours universitaire. Nous étions dans la même université, l’Institut Supérieur des Arts Multimédias. Nous avons suivi la même spécialité, MAIS, nous ne nous sommes jamais rencontré à la fac. Le destin a fait que quelques années après, nous nous sommes retrouvés à travailler au sein de la même chaîne télé. Entre le bureau, la cantine et les sorties entre amis, nous nous sommes peu à peu rapproché l’un de l’autre. Nous avons découvert beaucoup de choses qui nous lient et l’évolution de notre relation a pris une plus grande ampleur quand nous nous sommes rendus compte que nous pourchassons un même objectif : La passion de la découverte et du voyage.   2) Vous voyagez à deux par amour de l’aventure et de la découverte. Partagiez-vous cette passion depuis votre rencontre ? Sinon, depuis quand ? - Pour moi (Mariam), je partage cette passion avec mon père qui, lui aussi, a visité beaucoup de pays. Depuis un très jeune âge, je voyage beaucoup avec mes parents. Mon premier voyage seule était en 2007 à Paris. Pareil pour Sofiene, il a visité plusieurs pays avant notre rencontre et a vécu pendant deux ans à Dubaï.     3) Ensemble, vous avez visité pas mal de pays et de continents : Londres,  Paris, Amsterdam, Istanbul en Europe,  Dubaï au Moyen-Orient, La Corée du Sud en Asie. Sans oublier la Tunisie, le nord comme le sud. Vous partagez avec nous votre expérience de voyageurs à travers les photos de vos expéditions, des vidéos époustouflantes, et même des astuces et conseils de voyage sur la page « XO Nomads » et sur votre site.  Quelle est la principale ambition motrice de ce projet Web ? - Notre ambition : Faire de notre passion un travail à temps plein. Comme dit la citation « Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras jamais à travailler un seul jour de ta vie »(Confusius). Nous avons des compétences en blogging, photographie, montage vidéos, web marketing et web mastering, ce qui nous a encouragé à en faire usage. Premièrement, à des fins lucratifs, et puis, on aime ça.   4) Vous portez un tatouage qui vous lie : X pour Sofiene et O pour Mariam. Pourquoi « XO » et pourquoi « Nomads » ? - « Ink is better than ring », la pensée qui nous a poussé à nous faire tatouer. Signe d’amitié, d’amour et de bonheur mutuel, le XO de signification « hugs and kisses » dans le langage virtuel, nous a paru une bonne idée comme « matching tattoo ». D’où le nom « XO Nomads » , le « XO » pour le tatouage et « Nomads » qui signifie voyageurs à plein temps.   5) Voyager en couple de la sorte demanderait des atouts comme une forte complicité, une exquise complémentarité, une bonne entente ou encore un bonheur mutuel. Décrivez-nous la complicité qui vous lie en organisant des voyages à deux… - Sofiene est une personne qui aime faire les choses au feeling. Il aime improviser et réaliser des plans de dernière minute. Tandis que moi (Mariam) , je suis plutôt organisée et préfère tout planifier. Ce qui fait la beauté de la chose : la combinaison fait qu’on arrive à ne rien oublier (en matière d’objets, billetterie, etc…), mais aussi à vivre de belles surprises, sans suivre de plan à la lettre, et à tenter des aventures inattendues.   6) On dit souvent que les voyages font perdurer l’étincelle qui s’enflamme au sein du couple.  Comment les voyages nourrissent-ils justement votre Amour ? - Généralement, dans les relations, le tue-amour le plus récurent c’est « la routine ». Chose que réellement nous ne vivons pas. Et ce, grâce aux voyages, que ce soit en Tunisie ou à l’étranger. Partir pour changer d’air, faire de nouvelles connaissances, vivre d’excitantes expériences et de folles aventures, se retrouver dans un pays où ni l’un ni l’autre ne comprend la langue, font qu’on ne s’ennuie jamais. Même le temps qu’on passe chez nous, on le passe à se préparer au prochain voyage. Passer du temps ensemble, loin du travail, des amis et de la famille, nous apprends à mieux se connaître. Tu arrives à voir ton partenaire à tout instant, quelque soit son humeur, et cela permet de tester votre amour, faire de nouvelles activités ensemble, s’encourager à essayer des choses qu’en étant seul on n’y  penserait même pas. Ce sont ces petits détails que, quand on s’en rappelle, nous font sourire. D’autant plus que quand on vit une mauvaise passe, ces souvenirs font que nous nous réconcilions en un rien de temps. Les voyages font durer la première flamme d’amour beaucoup plus longtemps et ainsi l’amour est nourri de jour en jour.     7) Transmettez nous alors vos escapades les plus romantiques ? De quoi s’inspirer… - Il y’en a beaucoup, vraiment beaucoup. Nous, ce qu’on a pour l’instant dans notre checklist ça se serait un long baiser au Time Square à New York. Oui probablement pas très romantique pour certaines personnes (il y’a beaucoup de monde, trop de voitures et un air pas très frais), mais cela fait partie de notre to-do-list. Sinon ce qu’on pourrait conseiller comme escapades romantiques ça serait les îles grecques ou bien l’Italie (Florence/Rome).   8) Des idées de futures destinations  ? - Nous partons pour un tour d’Europe qui dure un mois, à partir du 30 Juillet. Nous prévoyons de visiter 5 pays, en partant de Marseille, en France. On vous donnera plus de détails dès qu’on rentrera du voyage, sur notre blog, le site web www.xo-nomads.com, et sur notre page facebook « XO NOMADS ». Il y aura des live et beaucoup de surprises.   9) Nouveaux fiancés, vous avez peut-être déjà pensé à votre futur voyage de noces. L’inclurez-vous peut-être dans vos plans « expéditions » ou « tour du monde » ? Où rêveriez-vous de le passer?   - Nous avons plusieurs idées. Nous souhaitons, en priorité, faire un Roadtrip en camping car, de la Tunisie à l’Afrique du Sud, en passant par la Tanzanie pour un Safari. Ensuite, une tournée exotique en Asie : Thaïlande, Vietnam, Malaisie, Indonésie, Philippines.     Un jeune couple plein d’ambition, de rêve et de folie ! Encourageants et motivants, ces deux explorateurs forment un binôme exemplaire pour les amoureux du voyage et… amoureux tout court.

3 Chorégraphes pour 3 Danses contemporaines : 1000 Peaux, Koffirto et Récapitulatio.

Dans le cadre du Festival de Carthage, la Basilique Saint-Cyprien accueille Nawel Skandrani, Cyrine Douss et Wael Marghni, trois chorégraphes exceptionnels qui se réunissent pour fusionner leurs œuvres solos en un somptueux spectacle d’une harmonieuse mouvance.   [divider]     1000 peaux, de Cyrine Douss [dropcap]E[/dropcap]ntamé par Cyrine Douss avec une représentation intitulée « 1000 peaux », l'ouverture du bal se fait tout en sensualité. Son corps, réceptacle des bouleversements, perçoit le désordre des événements et essaie de redéfinir son identité, en quête de ce sentiment d’appartenance. Elle interroge l'influence de la sphère publique sur l'intime. Dans cette recherche interviennent alors des mélodies orientales, souvenirs de l’enfance de Tunis. « 1000 peaux » porte un regard à la fois extérieur et intérieur de l’être. Cyrine Douss s’inspirera de la Révolution tunisienne et ses influences sur l’identité.     Koffirto, de Wael Marghni [dropcap]P[/dropcap]eut-on être croyant et artiste ? Wael Marghni tente d’y  répondre dans «Koffirto». L'écriture chorégraphique de la pièce prend son inspiration du soufisme, faisant état du lien profond et antique de la religion et de l'art. Art et Religion sont deux expressions de l’univers intérieur de l’Homme, des reflets de sa volonté d’élévation. En effet, la  danse n’a cessé de jouer un rôle important dans la vie religieuse de l‘humanité.     Récapitulatio, de Nawel Skandrani [dropcap]« M[/dropcap]aintenant vous devez vous arrêter, regarder en arrière, récapituler ses pas » Carlos Castaneda. « Récapitulatio » de Nawel Skandrani raconte la solitude et l'isolement de l'individu, face à un monde qui ne le comprend pas et qu’il ne comprend plus. Un être en manque d’amour, un territoire en manque d’art. Dans un monde qui souffre, la pièce parle de désertification des sentiments, désertification de réalité.   Une véritable source d’inspiration pour son public, cette soirée qui se tiendra le 08 Août à partir de 22h s’annonce prometteuse en vue de sa richesse en culture et idées. De quoi emporter le spectateur dans un nuage de pensées et de méditation sur soi et ce qui l’entoure. D’autant plus que c’est l’unique spectacle du Festival portant sur cette part du 6ème  art qu’est la Danse. Crédits Photo : Skander Guetari (Cyrine Douss)

"Haythem Hadhiri" : Quand le lyrisme des Opéras occidentaux s'inspire de l'Orient

Un talent se faisant discret en Tunisie, le chanteur lyrique Haythem Hadhiri est parmi les rares artistes tunisiens orientés vers le monde de l’Opéra.   [dropcap]L[/dropcap]uthiste formé au Conservatoire national et diplômé du Conservatoire Abdelkarim Shabou en musique arabe, il intègre l’Institut supérieur de musique, où il se spécialise en chant oriental et en arts lyriques et scéniques. Haythem Hadhiri aura été le premier arabe admissible au conservatoire national de Paris sur concours et également premier arabe à avoir obtenu le concours des Clés d’or de Paris. Depuis 2004, s’enchaînent les prestations aux quatre coins de la méditerranée. Sa première composition se fait avec la poétesse palestinienne Nouhe Khalaf, et son premier concert de chant lyrique avec l’orchestre symphonique tunisien, s'ensuivent alors différentes apparitions au Festival de Carthage. Une crédibilité qui lui permet d'intégrer la distribution d'une production tuniso-italienne « La Traviata » et de réaliser son premier Opéra complet, « Pergolèse » avec Yosra Zekri. Élu meilleure voix masculine en 2010 face à la fameuse voix de Hassen Doss, l’artiste élargit ses horizons, en collaborant avec l’Opéra de Rome « La Bohème », et en se produisant dans l’Opéra « Rigoletto » de Verdi à Paris, et participe durant 4 ans au Festival international de la musique d’Alger. Puisant dans les textes de Nizar Qabbani  dans « Eghdhab », le ténor tunisien enrichit son inspiration au fil du temps. Sa reprise de « Alifi ya soltani » en chant lyrique, revisitée avec le chef d’orchestre Ahmed Achour, lui permet de remporter un franc succès à l’étranger. N'hésitant pas à allier différents répertoires du monde musical, il revisite ainsi un chant Soufi datant de 600 ans en l'employant dans un Opéra classique accompagné d’instruments jazz-rock. Une de ses créations originales est le concert « Tornado », qui fait le tour du patrimoine de chant lyrique classique méditerranéen. Ses projets ? Vouloir innover le chant tunisien et développer l’Opéra arabe en priorité. Son plus grand rêve serait de créer un opéra tunisien ayant un répertoire lyrique comportant des vocalises nouvelles et un dialecte purement tunisois. Haythem Hadhiri sera en concert le 28 Juillet 2016 à la Basilique Saint-Cyprien dans le cadre du Festival de Carthage. 

STUPOR MUNDI : Dialogue avec l'Auteur de La BD franco-tunisienne qui cartonne !
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Ah… La Tunisie et ses talents cachés ! Numéro 1 des ventes de BD historiques sur Amazon le mois dernier, une nouvelle révélation artistique tunisienne se manifeste au sein du monde occidental, cette fois-ci dans le milieu de la bande dessinée. Nous avons rencontré le talentueux dessinateur, Néjib Belhajkacem, diplômé de l’ENSAD (École nationale supérieure des arts déco de Paris), qui a publié chez Gallimard tout récemment une nouvelle bande dessiné aussi enrichie en histoire de l’Orient qu’en créativité brillantissime.     [dropcap]S[/dropcap]tupor Mundi, fiction historique sous forme de bande dessinée, apporte un éclairage sur la toute première théorie à propos du système de la photographie. Une vérité sur la révélation de l’image durant le 13e siècle. Une origine souvent voilée par l’apogée de cet art visuel au sein des sociétés du 19esiecle, appuyé par les progrès scientifiques révolutionnaires de cette époque. Mais aussi, elle reflète quelques autres naissances comme celles de la thérapie et la psychanalyse, avec l’analyse des rêves. Du Moyen-Orient à la méditerranée, la bande dessinée reflète les mœurs sociales et les idéologies des temps ancestraux. Deux cultures, l’Occident et l’Orient, qui paraissent divergentes, mais qui pourtant se joignent dans leurs pensées. Le pont de liaison ? La religion. En effet, l’obstacle majeur face au projet du brillant scientifique, personnage Iranien nommé Hannibal Qassim El Battouti, est l’opprimante voix des imams de l’Orient et des évêques italiens. Science et religion semaient la rivalité entre fidèles et intellectuels. Chassé de Bagdad par quelque imams peu enclins à laisser la réflexion scientifique prendre l’ascendant sur le dogmatisme religieux, Hannibal Qassim El Battouti, accompagné de sa fille Houdé et de son serviteur El Ghoul, trouve refuge auprès de l’empereur Frédéric II, appelé Stupeur du monde, qu’il rejoint dans son Castel, à Pouilles, au Sud de l’Italie, où l’Eglise catholique avait aussi son mot à dire.     Votre nouvelle création apporte un éclairage sur des phénomènes intriguants concernant les moralités  et le comportement humain, autant présents durant le 13e siècle, cadre temporel de l’histoire, que dans nos temps actuels. Quel est réellement le message à transmettre, s’il y’en a un ? Sur quel chemin de réflexion souhaitiez-vous mener le lecteur ? Je pense que tout bon récit est la mise à l’épreuve d’une question. Stupor Mundi pose une question fondamentale : Qu’est-ce qu’une image ? C’est une question que se posent les sociétés, les religions, les instances de pouvoir depuis toujours. Cette question met en jeu notre relation à la représentation, à la science, aux autres. Donc automatiquement, cela crée des frictions. D’où vient cette idée d’allier harmonieusement bien les arts et les sciences ? Quelle était votre source d’inspiration ? Jusqu’à la science moderne, la science et l’art étaient très liés. Les artistes médiévaux pouvaient être architectes, ingénieurs. À la renaissance, on connaît l’exemple célèbre de Léonard de Vinci et au XIXeme siècle, certains peintres étaient plus experts en anatomie que les médecins. Et ce, parce que pendant longtemps, le dessin était un outil de description du monde. Et il ne faut pas oublier que la photo, c’est à la fois un art et une technique. Vos origines tunisiennes ont-elles contribué à cette inspiration dans la création des personnages principaux, Hannibal Qassim El Battouti, Houdé, El Ghoul ? De par mes origines, je me suis souvent questionné sur le rapport que le monde arabe entretient avec l’image. Il est différent de la culture européenne. Et comme je suis aussi français par ma mère, je me suis naturellement toujours questionné sur ce sujet. Hannibal, de par son nom et prénom est probablement Tunisien d’origine. Houdê est le prénom d’une de mes cousines et El Ghoul, le surnom d’un de mes oncles. La BD présente une belle originalité dans la diversité de ses registres linguistiques (un concentré de français, une belle portion d’arabe, une pincette de latin). Comment s’est annoncé cette idée ? Elle s’impose par le récit. Comme il met en jeu des gens d’origines différentes, il est naturel que plusieurs langues y figurent. Logiquement, la langue principale serait le latin, la langue internationale de l’époque.    Cette BD représente un mélange réussi entre réel et imaginaire, mariant histoire et philosophie.  Personnages mi-historiques, mi-fictifs,  l’œuvre est partagé entre un travail de mémoire et une créativité fascinante. Est-ce une marque de votre travail, de votre art, d’apporter cette vision nouvelle sur l’histoire du monde ? J'aime me réapproprier l’histoire et m’inspirer de figures historiques pour développer un récit. Je trouve que c’est un levier puissant pour créer des univers crédibles. En plus, ça m’amuse et je ne conçois pas mon travail sans le plaisir.  

GLOBE-TROTTEURS : Dossier sur cette communauté de tunisiens aventureux

"Voyage, voyage", comme le dit la chanson... En mode Shopping et soirées clubbing survitaminées, ou plutôt relaxation et méditation aux abords d’un archipel paradisiaque, ou encore pour une virée culturelle au cœur des musées et monuments historiques. Chacun ses préférences, l'essentiel étant de dénicher les bons recoins inexplorés de la planète qui vous feront oublier le temps d'un moment les petits tracas traditionnels du quotidien.     Cela dit, au sein de l'ensemble des tunisiens voyageurs, se distingue parmi tous ces penchants, une catégorie d'infatigables téméraires : Nos « Roadtrippers » locaux se sont lancés dans les plus belles expéditions exotiques qui puissent faire rêver. [dropcap]U[/dropcap]n road tripper, du terme américain, définit surtout une personne aventurière, une attribution surlignant sa qualité de voyageur. Habité par une flamme passionnelle en quête de découverte et d’exploration, il a soif d’expérience et de savoir, ou même de vide et d’évasion. Son péché mignon ? La nature. Forêts tropicales, savanes herbeuses, océans marins, cratères volcaniques, pleines désertiques, contrées glaciales, profondeurs sous-marines... Il savoure à la seconde prêt le contact avec ces environnements de l'extrême.     [dropcap]S[/dropcap]ac à dos à la portée, baskets enfilées, budget minimisé, il part à l’aventure sans se soucier de l’imprévu. Très loin des itinéraires touristiques classiques, un globe-trotteur se fond dans la masse dès qu’il intègre sa nouvelle destination, franchissant les frontières harassant ses pieds quels que soient les conditions et les risques encourus. Avions, hôtels, technologies, confort superflu et autres surfaces commerciales, se rayent de la liste, pour laisser place à la simplicité. Du vélo et de la marche, de nombreux auto-stops, d'auberges en auberges, la découverte de l'hospitalité et de la chaleur humaine universelle est le seul moteur qui les anime. Sans compter, l'amour du défi, de l'adrénaline et des sensations fortes. Rabii Ben Brahim et Marwa Hamlaoui ont réalisé l’expérience de la traversée du Mont Blanc. Un massif s'étendant sur les territoires français, italien et suisse, et qui compte 2860m de hauteur. Ils ont donc parcouru 170km à pied, avec 10km de dénivelés au total. Une épreuve aussi exigeante qu’apaisante à la vue du somptueux paysage qu’elle offre et des exquises nuances de couleurs entre le saphir céleste, la pureté dans les nuages des hauteurs montagnardes, un dégradé harmonieux entre tendre verdure et douce neige. 17kg au dos, les sacs renfermant tentes, vêtements, sacs de couchage, nouilles, bssissa, dattes et miel. En effet, rien de mieux que nos délices authentiques locaux quand il s'agit de fournir au corps le maximum d’énergie durant ces intenses efforts physiques éreintants. Une expérience marquante parmi tant d’autres pour Rabii et Marwa, comme celles vécues en Turquie, Allemagne ou au Canada.     [dropcap]H[/dropcap]oussem Hamdi, quant à lui, a accompli le tour des continents, de l’Europe à l’Amérique centrale, en passant par l’Afrique du nord, le Moyen-orient, l’Asie du sud, et l’Amérique latine. Rien que ça ! Ayant vécu quelques temps en pleine savane au sein de la tribu Masai Mara au Kenya, ayant été hébergé chez des familles des plus modestes et ayant côtoyé presque tous les peuples de la terre au plus près, l’histoire, la culture et les traditions des civilisations et sociétés en font son point fort. Autant emportés par la beauté de la nature que par la diversité des cultures et des sociétés, tous trois se sont enrichis et nourris spirituellement au grè de leurs voyages. Un réel accomplissement et une maturité nullement remplaçable, même par tous les ouvrages encyclopédiques du monde. Tous trois nous témoignent des incroyables bénéfices personnels que leurs ont apportés ces expériences de la vie. “Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination.” nous dit Louis-Ferdinand Céline dans  Voyage au bout de la nuit.     [dropcap]L[/dropcap]e cœur de la nature invite à la méditation, à la remise en question de soi, tout comme le contexte du road trip forge la personnalité et oriente vers la quête de soi. En plus d’un enrichissement culturel, c’est une réelle leçon de vie, où les fameuses paroles de Socrate font résurrection : « Connais-toi toi-même ». La patience, la persévérance, et la joie de vivre se font moins rares et deviennent ancrées en nous. Apprendre à se contenter du peu, à créer son propre bonheur, à mesurer la valeur des choses, la valeur des liens familiaux et amicaux, ceci a été le précieux cadeau des trajets de nos roadtrippers, à la vue de certaines personnes jaillissantes de bonté, d’hospitalité, de sagesse, de partage, de confiance, qu’on retrouve en particulier loin des villes, dans les montagnes ou en campagnes. Tous partagent une passion commune pour la nature, et ainsi naturellement furent le tour de la Tunisie que ce soit en vélo, bus, train, ou en prenant le 11*. Au cœur de la verdure du nord, engloutis dans les sables dorés du Sud saharien, baignant dans les sels marins des côtes du Sahel, au sommet des Jebbels* anciennement berbéristes ou au fond des grottes millénaires, les merveilles tunisiennes hypnotisent ces « wild addicts » qui explorent de fond en comble le territoire tunisien.       Nos globe-trotteurs tunisiens font leurs témoignages à l’écrit, en image ou en vidéo sur les réseaux sociaux, dans les liens mentionnés ci-dessous : Tunisian Globe Trotter (Facebook) Explorateurs tunisiens (Facebook) The Dreamer (Facebook) Blog-Voyage.Tn Tunifun (Youtube)     Crédits Photos : Rabii Ben Brahim

L'Avant-Première des Arts de la Scène : Danse, Théâtre, Chant et Ecriture au Programme

Amateurs d’art, à vos notes ! L’espace culturel El Teatro lance une série de spectacles et d’ateliers se déroulant 14 au 27 mars 2016. Un événement intitulé « L’avant-première des arts de la scène » qui propose un programme éclectique.      [dropcap]D[/dropcap]ix pièces dramaturgiques originales : Sandouk Ajab et Al Ichra de Haykel Rahali, Métamorphose de Assem Bettouhemi, Fais Moi Signe  d’Abdelmonem Chouayet, Haemorrhagia de Wael Hajji, Sapiens de Walid Ayadi, Netherworld de Walid Daghsni, Bermuda de Souheil Ammari et enfin Terminus de Dhafer Ghrissa. Pièces théâtrales auxquelles se joignent  4 créations originales de danse : Al Hassra de Marwen Errouine, Ghafla de Mariem Ajaja, Public de Imed Jemaa, et Noir sur Blanc de Ammar Ltifi. Des projections de pièces du patrimoine théâtral tunisien sont prévues ainsi qu’une rencontre débat sur le thème de «l’acteur contemporain ». Des ateliers d’art sont également  aménagés pour exploiter les talents du public : « Les voix de la poésie » animé par Ibrahim Hanoun Abbas,  l’atelier d’écriture dirigé par Walid Slimane, un atelier de clown mené par Hafedh Khlifa, et un atelier de voix assisté par Alya Elsellami pour les chanteurs en herbe. Un programme riche et polyvalent qui réunit découverte et divertissement. De quoi mettre en lumière le potentiel artistique tunisien et la créativité débordante de nos artistes qu’ils soient professionnels ou amateurs.