Divers

Baignade Littéraire 5

Baignade Littéraire 5 Le 30/08/2017 à 15:00 Au Yüka voir map Détailsréservez 1 2 Détails Dernière baignade Littéraire du mois d'août. Finissons cette série d'événements exceptionnels en beauté, envahissons la plage de nos livres encore. 22633203.

Banzai 2017

Banzai 2017 Du 25/08 à 9:00 Au 27/08 à 19:00 Au Palais Des Congrès voir map (bientôt disponibles) Détailsréservez Détails Nous y voilà, Banzai 2017 s'étalera sur 3 jours avec un programme tout aussi plein de promesses : Concours cosplay, dessins, expositions, jeux vidéos, arts martiaux, théâtre, danse, musique, karaoké, conférences, AMV et bien plus encore.Nous aurons aussi parmi nous des invités de renom dans divers domaines qui partageront avec vous leurs expériences et leurs œuvres et qui se feront une joie de poser pour des selfies alors apportez vos téléphones chargés car vous en aurez grandement besoin.La vente des billets sera annoncée la semaine prochaine en ligne et en point de vente. Achetez rapidement le votre car les places sont limitées. C'est la saison des festivités et Banzai va mettre le feu.Les infos concernant le programme et les détails de l'événement seront disponibles bientôt sur notre site banzai.jetunisia.org 1 2 3 4 5 6 7

Tunis Danse

Tunis Danse Le 19/08/2017 à 16:30 A l'Avenue Habib Bourguiba Tunis voir map Détails 1 2 3 4 5 Détails Du même acabit que l'événement à succès "Tunis Reads" (Tounes Takra), "Tunis Danse" se veut un événement spontané. Une sorte de congrégation où chacun, armé de ses tubes préférés et ses écouteurs, rejoint la foule pour se lâcher et danser à sa façon et à son propre rythme. Quatre heures de défoulement et de mouvement pour parer à la routine, tout en dévoilant un visage souriant de la Tunisie, un visage qui diffère de la perception mondiale d'un pays morbide tâché par le terrorisme et le désordre social.Rejoins nous et fais danser la Tunisie sur l'air de ton coup de cœur!Cliquez ici pour plus de détails

Mehdi Ben Cheikh le roi du street art

Le street art qui s’est d’abord inscrit dans le paysage urbain, investit aujourd’hui les galeries. Il est passé de l’interdit jusqu’à la consécration sur le marché de l’art.Considéré comme un art éphémère qui ne cesse de se réinventer, il existe sous plusieurs formes, graffiti, collage, pochoir... Il est aujourd’hui une discipline à part entière. Une galerie s’est distingué dans ce domaine…. Crée par Mehdi Ben Cheikh que certains désignent comme le « pape » du street art en France, la galerie Itinerrance située dans le 13 ème arrondissement de Paris collabore avec des artistes déjà connu à l’international et encore inédits en France tout en s’attachant à faire émerger de nouveaux jeunes talents et en privilégiants les évènements hors les murs. Ses expositions mêlant accrochage traditionnel et wallpainting sont devenues des rendez vous incontournables de la scène artistique parisienne. Ses projets et ses expositions dépassent les murs de la galeries, pour couvrir ceux de la ville et en faire un musée à ciel ouvert. Tel est le projet « fou » auquel s’est attaqué Mehdi Ben Cheikh. Un parcours artistique intitulé « street art 13 » Avec la connivence du maire du 13 ème arrondissement, il a récupéré une quarantaine de murs qui vont être peints par des artistes trié sur le volet pour offrir à Paris une autre forme de musée. Un musé à ciel ouvert sur le boulevard Vincent-Oriol qui commence de la seine et se termine place d’Italie. Il a choisi délibérément des murs qui se voient  à partir de la ligne aérienne du métro. Le but étant que tous les passagers empruntant la ligne 6 traverse une expo. « Il y a beaucoup plus de personnes dans le métro que dans les musées. Aujourd’hui, tous ces gens traversent une expo et non une succession de barres HLM. On dit que Paris est vieillissante, figée, là on démontre le contraire. C’est un nouveau Paris, jeune, dynamique et créatif », déclare Mehdi Ben Cheikh. Parmi ces artistes on trouve de grands noms tel que Invader, Inti, C215, Conor Harrigton…..qui de par leur notoriété attirent un public friand de street art et entraînent un nouveau type de tourisme.   credit photo: Milan Poyetcredit photo: Lionel Belluteau Mehdi Ben Cheikh l’homme aux projets grandioses La tour 13 La galerie Itinerrance a aussi été l’instigatrice d’un projet hors norme en 2013, la non moins célèbre Tour 13. Il s’agit d’un immeuble voué à la démolition qui a été investit par plus d’une centaine d’artistes de 18 nationalités différentes. Des oeuvres éphémères qui seront détruites avec la démolition du bâtiment. La plus grande exposition collective de street art de Paris attira un grand nombre de visiteurs et connu un franc succès. Djerbahood La galerie a aussi oeuvré en Tunisie en 2014 et plus précisément à Djerba avec le projet « Djerbahood » . Le village d’Erriadh a accueilli une centaine d’artistes venus des quatre coins du monde pour faire de ce lieu authentique un espace d’expression et un lieu incontournable du street art en Tunisie. Une aventure unique et riche en rencontres entre artistes et habitants. Le 32BIS une galerie à Tunis dédié à l’art urbain Mehdi Ben Cheikh est aussi le propriétaire avec Yosr Ben Ammar du 32 BIS, un ancien bâtiment qui abritait la fabrique Philips, située en plein coeur du centre ville de Tunis. L’inauguration de ce lieu insolite en juin 2015 s’est faite par le vernissage de l’exposition « Urban Project». Dix artistes tunisiens et internationaux, icônes du street art y ont exposé leurs oeuvres. Earth crisis, l’exposition de SHEPARD FAIREY alis OBEY GIANT Du 20 novembre au 11 décembre 2015 SHEPARD FAIRLEY a dévoilé « Earth crisis » une sphère géante suspendue entre le premier et le deuxième étage de la tour Eiffel avec pour thème l’environnement. Une installation qui coïncidait avec la conférence de Paris sur le climat, la COP21. Un projet pensé et mis en place par La Galerie Itinerrance. Une exposition de l’artiste à la galerie a eu lieu du 24 juin au 30 juillet 2016 en extension à son installation du globe géant. Mehdi Ben Cheikh est un passionné de street art, qui ne cesse de nous surprendre avec ses projets plus fous les uns que les autres. A quand un retour à Tunis, pour un face au profil avec Zoopolis. credit photo: google image

Dream City 2017 : Workshop sur l’impuissance dans la culture numérique
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Dans le cadre de sa création pour Dream City Tunis 2017, l'artiste suisse Tim Zulauf sera à Tunis au siège de l'Association l'Art Rue pour un workshop autour du thème : "Nouveaux réseaux /Contre l'impuissance dans la culture numérique". [dropcap]D[/dropcap]urant 2 jours et demi, un atelier sera mobilisé pour questionner notre rapport à Internet afin d'établir une nouvelle forme de réseaux qui répond à ce sentiment d'impuissance qui prédomine chez ceux qui plaident pour une autre vision du monde. Le but étant d'examiner de plus près des questions liés à l'échec de la révolution "numérique" au Proche Orient et aux nombreuses déroutes médiatiques face à la pensée dominante qui règne sur Internet, dont la plus frappante reste sans doute la victoire de Donald Trump aux dernières élections US. Une pensée dominante faite de besoins pressants de contrôle et de sécurité, d’espérances identitaires réconfortantes et de retour vers des revendications réactionnaires parfois d'un autre temps. Ce workshop se propose d'être une réflexion qui s'articulera autour de 3 questions, pour imaginer par la suite la construction de nouvelles formes de parole collective, de réseautage et à la mise en place de plateformes numériques contre le pouvoir de cet ordre dominant. 1er jour - 13.01.17 18h-22h Quelles sont les réalités aujourd'hui pour les communautés et associations informatives transnationales ? 2ème jour - 14.01.17 10h-20h Quelles méthodologies inventer et de quels outils avons nous besoin d'un point de vue traduction, technologie et processus spacio-imaginaires? 3ème jour - 15.02.17 10h-20h Quelles sont les plateformes concrètes de mise en réseau que nous pouvons concevoir au cours du workshop ? Cet atelier à Tunis sera la première étape d'un travail plus poussé qui débouchera ensuite sur un second workshop à Zurich en Suisse en mai/juin 2017 et à une création originale dont le titre provisoire est "Trollhaus - Maison de Trolls", qui sera dévoilé en octobre 2017 lors de le biennale d'art contemporain en espace public Dream City. - - - - - - - - - - - Le workshop aura lieu du vendredi 13 au dimanche 15 janvier 2017 à Dar Bach Hamba (40, rue Kouttab Louzir 1007 médina de Tunis). - Ouvert sur inscription à toutes les personnes qui s'intéressent au contre-pouvoir politique comme social via les nouvelles technologies. - Les langues de travail seront le français, le tunisien, l'allemand et l'anglais. La traduction est prévue. Les discussions seront modérées par Tim Zulauf lui-même. - - - - - - - - - - Infos et inscription : Nombre de place limitée - Inscription par mail jusqu'au 11/01/2017 Contact : bilelelmekki.lartrue@gmail.com / (+216) 29 612 845

HORS-LITS : Le parcours artistique hors-normes au coeur de Sidi Bou Said
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Hors-Lit est un concept qui a vu le jour en France à Montpellier en 2005, et qui s'est exporté depuis dans quelques unes des plus grandes villes du monde. Pour sa cinquième édition en Tunisie, ce parcours citadin itinérant posera ses valises au sein du charme pittoresque de Sidi Bou Saïd...   [dropcap]L[/dropcap]e projet en Tunisie est apparu dès 2014, sous la direction de la compagnie du chorégraphe Selim Ben Safia, qui se propose de mettre en place chaque année deux éditions d'Hors-Lits dans l'objectif de mettre en avant les créations tunisiennes et de favoriser les échanges avec les artistes internationaux, tout en permettant au public d’expérimenter une nouvelle manière d'apprécier les travaux des artistes dans des lieux inhabituels : Un salon, une chambre, une terrasse, une cuisine... Après la Médina de Tunis et de Sousse, après Nabeul, la Marsa et La Goulette, pour sa cinquième édition la manifestation arpentera le village mythique de Sidi Bou Saïd. Hors-Lits vous proposera cette fois-ci une panoplie de 4 performances dans 4 lieux distincts au cœur du village. Le public suivra un guide et se déplacera d’un lieu à un autre pour aller à la rencontre des artistes et des hôtes. Au programme de cette 5ème édition : Izz Al Jabari -  Mort plaine (Théâtre / Palestine) Oumaima Mannai – Nitt 100 limites (Danse / Tunisie) Hamdi Dridi – Tu meurs de terre (Danse / France-Tunisie) Le collectif « Danseurs Citoyens »  – Silence ça bouge (Danse / Tunisie)   Rendez-vous donc à Sidi Bou Said le 17 décembre 2016 à 17h. Le lieu et l’heure de rencontre seront communiqués aux participants par mail suite à leur demande de réservation (obligatoire, l'expérience étant restreinte à 50 personnes). Pour toutes demandes d’informations et réservations : horslits.tunis@gmail.com  

LES NOUVELLES ANTIGONES : La manifestation de la résistance féminine à travers l'Art.

L’association l’Art Rue qui s'emploie à valoriser la scène artistique depuis des années, vous présentera du 13 au 16 décembre 2016, une manifestation artistique qui a pour nom « Les Nouvelles Antigones ». Un mini-festival 100% féminin fécondé par une parole libre qui s'articulera autour de workshops et de tables rondes, un concert, ainsi qu'une soirée DJ avec une artiste visionnaire.   [dropcap]L[/dropcap]a mère porteuse de ce projet, l’association Sublimes portes a été initialement instaurée pour mettre en relation différents artistes émergents des villes de la méditerranée. Avec «  Les Nouvelles Antigones », l’association offre un projet qui mêle le politique et l’artistique pour faire entendre la prose sauvage de blogueuses engagées de la Méditerranée. Les Nouvelle Antigones est une observation du monde dans lequel nous vivons, là où se brasse crises, terrorisme et guerre à travers la parole des femmes qui se battent pour les droit humains, la dignité et la liberté d’expression. Cette démarche engagée prendra place autour de plusieurs axes  :   3 Workshops ( Du 13 au 15 décembre ) à l’Art Rue destinés aux jeunes femmes :  - En écriture avec la romancière Najwa Barakat,  journaliste et réalisatrice libanaise. - En DJ-ing avec la berlinoise DJ Ipek Ipekçioglu, DJ germano-turque qui a su connecter par sa musique ses deux villes de référence, Berlin et Istanbul. -  En blogging avec l'activiste palestinienne Abir Kopty. Féministe et politicienne activiste, qui a travaillé dans le secteur de la communication et des médias.   2 Tables-rondes ( Vendredi 16 décembre ) à L'Art Rue - entrée libre La première aura pour thème « Féminismes en Méditerranée» et débutera à 14h avec Paola Salwan Daher (Liban), Sana Ben Achour (Tunis, Association  Beity), Bochra Triki (Tunis, Association Chouf). La seconde s’enchaînera à 17h et aura pour nom « L’écriture au féminin comme résistance » . Avec Naïla Mansour (Syrie), Abir Kopty (Palestine), Amal Claudel (Tunis, Association Chmal).   Un concert, « La Nuit d’Antigone », vendredi 16 décembre à 20h au Théâtre El Hamra – entrée libre Cinq artistes, compositrices donneront voix et mettront en musique ces nouvelles écritures contemporaines qui proviennent de poétesses/blogueuses connues du bassin méditerranéen (Egypte, Espagne, Tunisie, Bosnie, Turquie, Syrie...) : Sylvie Paz (chant), Naissam Jalal (flûte), Perrine Mansuy (piano), Anne-Laure Bourget (percussions), DJ Ipek Ipekçioglu (Design sonore), Lecture par la comédienne Darina Al Joundi.   Soirée DJ (électro) avec DJ Ipek Ipekçioglu de Berlin vendredi 16 décembre à 23h au Yüka Cette DJ germano-turque est une véritable artiste visionnaire, son travail a ouvert de nouvelles pistes à la création musicale, au-delà des clichés véhiculés habituellement. Elle aime flirter avec toutes les identités, culturelles et musicales. Ses soirées éclectiques sont réclamées de New York à Istanbul, et de Berlin à Shanghai.

"El Warcha" : Design Participatif avec les enfants des quartiers de la Médina

Un vacarme juvénile assourdissant a retenti aux quatre coins de la place de la Hafsia. Des enfants ont exprimé un engouement débordant pour « El Warcha », dans l’après midi du 10 décembre. [dropcap]L[/dropcap]’exposition de design participatif dirigée par Benjamin Perrot et l’association l’Art Rue n’est pas passée inaperçue. Ensemble, ils ont initié les chérubins des quartiers avoisinants de la médina à la création et sont parvenus à stimuler leur fibre artistique. À l’issue de sa résidence artistique, l’artiste nous explique la genèse d’un projet unique en son genre en Tunisie...  [divider] « El warcha » a monopolisé tout un espace public, ce qui est une première … Comment cette initiative a vu le jour ? J’ai fait des études d’architecture à la base. Juste après, j’ai commencé à travailler sur des projets liés à « l’espace public », et je m’étais focalisé plus sur « la question citoyenne », au fur à mesure. En essayant de comprendre comment l’espace public peut être initialement propice à l’échange et aux rencontres, parce que d’un point de vue théorique, c’est un espace politique. Mais dans la réalité, souvent, c’est un espace de transition, de passage. Et c’est vrai, que l’appropriation du citoyen de cet espace n’est pas toujours évidente, que ça soit en Tunisie, en Europe ou même ailleurs. Ou alors, elle se fait pour des raisons commerciales ou autres... Et en Tunisie, c’était aussi facile de s’approprier toute une place publique à des fins artistiques ? C’est vrai que ça reste un phénomène nouveau ici. Mais comme je l’ai dit, même ailleurs, ce n’est pas aussi facile de monter tout un atelier de la sorte. L’espace public, avant la révolution, était quand même, un espace lié à l’autorité, à l’Etat,  et soumis à la répression. Actuellement, ça se passe comment ? Les autorités sont- elles devenues plus malléables ?   Je pense que ça change et que c’est entrain de changer, oui. Il y’a moins de contrôle. Mais ce qui est sûr, c’est qu’après la révolution, les gens ont pris conscience qu’un espace public pouvait être investi autrement et avoir ainsi un sens différent. Je pense que ça peut enclencher de nouvelles dynamiques. Evidemment, sur le papier, on se dit « Ouaaiis, c’est génial ! » mais dans la réalité, il faut des actions. Il faut qu’il y’ est des idées qui émanent de ces gens là, rongés en même temps par des habitudes difficiles à chasser. Et comment situer ou définir « El warcha » dans tout ça ? « El warcha » justement, c’était un peu ça ! On ouvre les portes d’un atelier, on construit des choses, on sort les choses dans un espace public, on travaille quelque fois sur la place, on tisse des liens sur une échelle locale très petite finalement : la classe, le quartier, les voisins, les habitants, les enfants… et un espace qui était plutôt dominé par les anciens, ceux qui passent leur temps à flâner dans les cafés, les femmes qu’on ne voyait pas trop sur cet espace…. Mais, quand, il y’a toujours eu une mixité… Et y ajouter des objets, du mobilier, que les enfants ont crée pour investir l’espace. Tout ça, ne peut que  provoquer d’autres dynamiques. Une aubaine surtout pour ces enfants, qui n’avaient pas tellement d’activités. Là, ils ont un espace ou ils peuvent s’essayer à des actions de beaucoup plus intéressantes, enrichissantes. Peux-tu nous parler un peu de ton parcours ?  Moi, j’ai fait des études d’architecture. J’étais aux arts appliqués, d’abord à Paris. Puis en Angleterre, à St Martins à Londres. J’ai travaillé ensuite, pendant 4 ans, toujours à Londres, dans un cabinet d’architecture spécialisé sur les questions de « l’espace public ». J’ai travaillé avec des artistes, des architectes. J’ai fait beaucoup de projets assez expérimentaux. Avant de travailler au palais de Tokyo au musée de l’art contemporain, autour de la question de la pédagogie des ateliers, ou comment se déroulerait un atelier avec des enfants et des jeunes lié à l’art contemporain. Ma recherche était  centrée sur « le faire »,  le « faire-ensemble » et c’était surtout participatif. Comment s’est déroulée spécifiquement ta collaboration avec l’Art Rue ? Ça a commencé l’année dernière avec une première session ou j’ai travaillé avec les enfants de la médina. Je faisais des ateliers avec ces gamins à Dar Bach Hamba, le siège de l’association. Je travaillais en collaboration avec Sonia Kallel, une artiste tunisienne talentueuse. Et puis, pour l’Art Rue, en fait, c’est rare de trouver « une institution », qui a, à la fois, une vision artistique, liée à l’art contemporain et un engagement social à l’échelle locale. Ça, même, en Europe, c’est très rare… C'est-à-dire, que l’art contemporain, généralement, c’est un champ, qui est souvent coupé des réalités sociales, politiques, économiques etc. Et une institution comme l’Art Rue, qui a vraiment cet axe là, fort … qui reconnaît le projet comme une œuvre d’art, mais également comme un engagement politique et citoyen, pour moi, c’était extraordinaire ! J’étais admiratif du travail de Salma et Sofien et de cette manière de porter leurs projets dans la médina. C’est une super chance d’avoir cela, en Tunisie !     Propos recueillis par Haithem Haouel

"El Warcha" : Design Participatif avec les enfants des quartiers de la Médina

Un vacarme juvénile assourdissant a retenti aux quatre coins de la place de la Hafsia. Des enfants ont exprimé un engouement débordant pour « El Warcha », dans l’après midi du 10 décembre. [dropcap]L[/dropcap]’exposition de design participatif dirigée par Benjamin Perrot et l’association l’Art Rue n’est pas passée inaperçue. Ensemble, ils ont initié les chérubins des quartiers avoisinants de la médina à la création et sont parvenus à stimuler leur fibre artistique. À l’issue de sa résidence artistique, l’artiste nous explique la genèse d’un projet unique en son genre en Tunisie...  [divider] « El warcha » a monopolisé tout un espace public, ce qui est une première … Comment cette initiative a vu le jour ? J’ai fait des études d’architecture à la base. Juste après, j’ai commencé à travailler sur des projets liés à « l’espace public », et je m’étais focalisé plus sur « la question citoyenne », au fur à mesure. En essayant de comprendre comment l’espace public peut être initialement propice à l’échange et aux rencontres, parce que d’un point de vue théorique, c’est un espace politique. Mais dans la réalité, souvent, c’est un espace de transition, de passage. Et c’est vrai, que l’appropriation du citoyen de cet espace n’est pas toujours évidente, que ça soit en Tunisie, en Europe ou même ailleurs. Ou alors, elle se fait pour des raisons commerciales ou autres... Et en Tunisie, c’était aussi facile de s’approprier toute une place publique à des fins artistiques ? C’est vrai que ça reste un phénomène nouveau ici. Mais comme je l’ai dit, même ailleurs, ce n’est pas aussi facile de monter tout un atelier de la sorte. L’espace public, avant la révolution, était quand même, un espace lié à l’autorité, à l’Etat,  et soumis à la répression. Actuellement, ça se passe comment ? Les autorités sont- elles devenues plus malléables ?   Je pense que ça change et que c’est entrain de changer, oui. Il y’a moins de contrôle. Mais ce qui est sûr, c’est qu’après la révolution, les gens ont pris conscience qu’un espace public pouvait être investi autrement et avoir ainsi un sens différent. Je pense que ça peut enclencher de nouvelles dynamiques. Evidemment, sur le papier, on se dit « Ouaaiis, c’est génial ! » mais dans la réalité, il faut des actions. Il faut qu’il y’ est des idées qui émanent de ces gens là, rongés en même temps par des habitudes difficiles à chasser. Et comment situer ou définir « El warcha » dans tout ça ? « El warcha » justement, c’était un peu ça ! On ouvre les portes d’un atelier, on construit des choses, on sort les choses dans un espace public, on travaille quelque fois sur la place, on tisse des liens sur une échelle locale très petite finalement : la classe, le quartier, les voisins, les habitants, les enfants… et un espace qui était plutôt dominé par les anciens, ceux qui passent leur temps à flâner dans les cafés, les femmes qu’on ne voyait pas trop sur cet espace…. Mais, quand, il y’a toujours eu une mixité… Et y ajouter des objets, du mobilier, que les enfants ont crée pour investir l’espace. Tout ça, ne peut que  provoquer d’autres dynamiques. Une aubaine surtout pour ces enfants, qui n’avaient pas tellement d’activités. Là, ils ont un espace ou ils peuvent s’essayer à des actions de beaucoup plus intéressantes, enrichissantes. Peux-tu nous parler un peu de ton parcours ?  Moi, j’ai fait des études d’architecture. J’étais aux arts appliqués, d’abord à Paris. Puis en Angleterre, à St Martins à Londres. J’ai travaillé ensuite, pendant 4 ans, toujours à Londres, dans un cabinet d’architecture spécialisé sur les questions de « l’espace public ». J’ai travaillé avec des artistes, des architectes. J’ai fait beaucoup de projets assez expérimentaux. Avant de travailler au palais de Tokyo au musée de l’art contemporain, autour de la question de la pédagogie des ateliers, ou comment se déroulerait un atelier avec des enfants et des jeunes lié à l’art contemporain. Ma recherche était  centrée sur « le faire »,  le « faire-ensemble » et c’était surtout participatif. Comment s’est déroulée spécifiquement ta collaboration avec l’Art Rue ? Ça a commencé l’année dernière avec une première session ou j’ai travaillé avec les enfants de la médina. Je faisais des ateliers avec ces gamins à Dar Bach Hamba, le siège de l’association. Je travaillais en collaboration avec Sonia Kallel, une artiste tunisienne talentueuse. Et puis, pour l’Art Rue, en fait, c’est rare de trouver « une institution », qui a, à la fois, une vision artistique, liée à l’art contemporain et un engagement social à l’échelle locale. Ça, même, en Europe, c’est très rare… C'est-à-dire, que l’art contemporain, généralement, c’est un champ, qui est souvent coupé des réalités sociales, politiques, économiques etc. Et une institution comme l’Art Rue, qui a vraiment cet axe là, fort … qui reconnaît le projet comme une œuvre d’art, mais également comme un engagement politique et citoyen, pour moi, c’était extraordinaire ! J’étais admiratif du travail de Salma et Sofien et de cette manière de porter leurs projets dans la médina. C’est une super chance d’avoir cela, en Tunisie !     Propos recueillis par Haithem Haouel

Under The Sand : Rencontre de réseautage autour du grand laboratoire artistique de Gafsa

Dans le cadre de la valorisation du territoire de Gafsa, le projet Under the Sand a vu le jour pour faire de la région un laboratoire artistique transdisciplinaire à dimension internationale qui s'étalera de 2016 jusqu’à 2019. Ainsi cette initiative permettra l’échange entre artistes tunisiens et français à travers des résidences artistiques dans les deux pays. [dropcap]A[/dropcap]près une première résidence animée en mai 2016, les instigateurs du projet l'Association tunisienne Delta et l’Association française Azones ont lancé dernièrement la deuxième résidence à Gafsa qui a débuté le 25 Octobre et qui s'achèvera ce Vendredi 25 novembre. Le but suprême est de transformer la région en un laboratoire à l'air libre où des artistes visuels, plasticiens et photographes mettent en place avec les étudiants participants des ateliers, qui font appel au domaine scientifique et aux sciences humaines pour les confronter à la question de l’art dans un territoire-paysage. Under The Sand consacrera la dernière journée du 25 Novembre comme journée ouverte pour les étudiants, doctorants, enseignants, journalistes, galeristes et toute personne qui souhaiterait s’entretenir avec les artistes et l'équipe du projet. Cette rencontre aura pour principal objectif de créer des collaborations et des partenariats pour la suite du déroulement de l'iniative. Programme de la rencontre De 14h à 14h45  : Présentation du projet par Souad Mani et Wilfried Nail De 14h45 à 15h30 : Conférence du critique d’art Jean-Christophe Arcos intitulée “Les statues meurent aussi, l’exposition comme mise en présence du fugace et du durable” De 15H30 à 18h : Réseautage   Under The Sand est avant tout un apprentissage pédagogique en collaboration avec différents instituts d’enseignement supérieur fournissant ainsi aux étudiants les outils et supports nécessaires pour faire de la recherche appliquée. Parmi ces workshops on compte : L’atelier « In situ » d'Amélie Labourdette (Photographe) dont la thématique a été axée sur les traces d'occupation humaine et le paysage comme palimpseste et sédimentation. On a aussi l’artiste visuel Wilfried Nail qui a proposé un atelier sur l’intervention sculpturale dans un territoire-paysage, la plasticienne Souad Mani qui a travaillé sur la cartographie subjective d’une mémoire intemporelle. Mais également Minhee Kim et Imen Bahri, tous deux artistes visuels, que se sont attardées respectivement sur la création des mythologies contemporaines, et l’anachronisme entre une mémoire spirituelle et un temps réel numérique. Ainsi que la participation du critique d'art Jean-Christophe Arcos qui s'est consacré à la dérive et au dialogue analytique, en parallèle des contributions de Dominique Leroy et de Pascale Rémita qui ont donné des vidéoconférences sur l'humeur du paysage, la lutherie expérimentale de paysages et sur la fabrication d’instrument à corde vibratoire. Rendez-vous donc ce vendredi à la galerie Elbirou (8, rue du 22 janvier 1952, Sousse) pour en savoir davantage.