EXPO

Banzai 2017

Banzai 2017 Du 25/08 à 9:00 Au 27/08 à 19:00 Au Palais Des Congrès voir map (bientôt disponibles) Détailsréservez Détails Nous y voilà, Banzai 2017 s'étalera sur 3 jours avec un programme tout aussi plein de promesses : Concours cosplay, dessins, expositions, jeux vidéos, arts martiaux, théâtre, danse, musique, karaoké, conférences, AMV et bien plus encore.Nous aurons aussi parmi nous des invités de renom dans divers domaines qui partageront avec vous leurs expériences et leurs œuvres et qui se feront une joie de poser pour des selfies alors apportez vos téléphones chargés car vous en aurez grandement besoin.La vente des billets sera annoncée la semaine prochaine en ligne et en point de vente. Achetez rapidement le votre car les places sont limitées. C'est la saison des festivités et Banzai va mettre le feu.Les infos concernant le programme et les détails de l'événement seront disponibles bientôt sur notre site banzai.jetunisia.org 1 2 3 4 5 6 7

FOR THE ABSENT ONES

FOR THE ABSENT ONES Le 19/08/2017 à 20:30 Act Nowvoir map Voir plusDétails L'artiste ne peut pas être avec nous ce soir, et pourtant l'artiste est présent. Créé comme une expérience audio par les artistes de théâtre Abdullah Alkafri (Syrie), Moez Mrabet (Tunisie), Jon Davis et Jonathan May (Royaume-Uni). Pour les absents est une réponse au resserrement des bordures et des restrictions sur les déplacements. Equipé d'écouteurs et dans un espace de théâtre, le public écoute les voix en mouvement de ceux qui ne peuvent pas se déplacer librement

GROS PLANS : « Paysages urbains de Tunisie » exposition de Jellal Abdelkafi

« GROS PLANS, PAYSAGES URBAINS de TUNISIE» qui se tiendra du 12 au 31 mai au Palais Kheireddine dans le cadre du mois du patrimoine propose une sélection de travaux réalisés par Jellal Abdelkafi dans l’exercice de son métier d’architecte-paysagiste, urbaniste. Au cours d’une carrière de cinq décennies, Jellal Abdelkafi a constitué un fond documentaire, iconographique et bibliographique d’une richesse telle qu’il peut  être considéré, en soi, comme référence et source de connaissance pour les générations futures. Une exposition tous public Le projet de l’exposition initié et porté par l’association Jezm est destinée aux professionnels, aux futurs professionnels que sont les étudiants dans diverses filières, aux décideurs des institutions nationales, régionales et locales, aux leaders du mouvement associatif, aux médias et au grand public. Elle donne à voir  des  travaux : plans, dessins, photographies, sélectionnés pour l’importance des projets, réalisés ou étudiés - car il est aussi instructif de savoir pourquoi certains projets d’intérêt public n’aboutissent pas - mais aussi pour leur qualité visuelle et graphique. L’exposition couvre un large éventail de projets qui portent sur la Médina de Tunis, le parc culturel de Carthage-Sidi Bou Saïd, l’aménagement des Berges du Lac de Tunis, l’identification et l’aménagement paysager des zones touristiques, les  plans d’aménagement urbain des communes de Hammamet, Sousse, Sfax, des  espaces publics, des jardins et parcs urbains, des  plans de protection et de mise en valeur du patrimoine, Tunis, El Jem, etc. Une expo modulable et itinérante Modulable et itinérante, l’exposition est appelée à circuler à l’intérieur du pays, principalement dans les villes sur lesquelles a travaillé l’auteur pour y exposer les projets qui les concernent spécifiquement. L’exposition a aussi l’ambition de voyager à Alger, Casablanca, Le Caire qui partagent les problématiques similaires de sauvegarde du patrimoine et de politiques urbaines, et, pourquoi pas, dans des établissements à vocation culturelle régionale tels que l’Institut du Monde Arabe à Paris ou le MUCEM ou la Maison de la Méditerranée à Marseille. Commissaire : Houria Zourgane Abdelkafi Conception/Production/Scénographie : Bechir Riahi

The absence of Paths: La Tunisie à la 57e édition de la Biennale de Venise

Après plus d’un demi-siècle d’absence la Tunisie sera présente à la 57e édition de la Biennale de Venise avec « The absence of Paths » commissionnée par Lina Lazaar, et soutenue entre autre par la Fondation Kamel Lazar aux côtés du Ministère des Affaires Culturelles de la Tunisie. [dropcap]T[/dropcap]he absence of Paths  (l’absence de chemins) , pavillon tunisien à la Biennale de Venise se présentera de manière atypique, loin de l’espace classique présentant des oeuvres et des artistes. La volonté est d'occuper l'espace géographique de la Biennale qui, avec ces pavillons, représente un micro monde et permet d'interpeller le public, les représentants culturels et artistiques de nombreux pays sur la question de la mobilité des individus dans un monde qui se ferme de plus en plus à l'autre, et à ce qui lui est étranger. Il prendra la forme d'une action symbolique et interactive qui sera visible par la production et la distribution de Freesa, un document de voyage universel, ainsi que des performances artistiques et une plate-forme interactive présentant des oeuvres d’artistes. Freesa Un document de voyage physique appelé Freesa, produit avec l’aide de Veridos, une des meilleures entreprises dans la production de documents d’identification sécurisés pour les pays sera distribué durant la Biennale. Freesa sera émis à trois endroits à l’intérieur et à l’extérieur du périmètre de la Biennale: Le kiosque de la marine, un point de contrôle extérieur historique qui a été utilisé par la marine pour contrôler l’accès au chantier naval l’Arsenal Un centre central d’émission dans le bâtiment Sale d’Armi à l’intérieur de l’Arsenal un kiosque municipal de XIXe siècle sur la rue Garibaldi. Ensemble, ils créeront un pavillon triangulaire. La participation de la Tunisie à la Biennale est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et nous comptons à ce jour plus de 1700 visiteurs qui ont reçu leur Freesa. Performances artistiques Des performances seront aussi programmées tout au long de la Biennale avec comme fond sonore des enregistrements de musique traditionnelle tunisienne. Ces enregistrements anthropologiques sont une compilation de sept années de recherche en Tunisie, plus particulièrement dans les villes de Mednine, Kasserine, Ghomrassen et Bembla à Khniss. Ils seront fusionnés avec des sons électroniques conceptuels créant un nouveau style qui met en évidence le passé tunisien et son avenir. Performance de Ghalia Ben Ali Performance Lilia Ben Romdhan et Nikolaos Symeonidis Une plate-forme interactive En parallèle, une plate-forme en ligne interactive est ouverte afin de permettre à tous les artistes et acteurs tunisiens d’être présents lors de la Biennale. Cette plateforme sera visible sur écran dans un des kiosques, et présentera les oeuvres d’artistes autour de la thématique de la migration. Elle sera constamment enrichie pendant toute la durée de la Biennale afin d’aboutir à un ouvrage reprenant les contributions majeures. www.theabsenceofpaths.com C'est dans ce contexte que se situe la participation tunisienne : en partant du constat que la Tunisie est une terre de migrations par son histoire et son actualité, il s'agit d'interpeller le public international de Venise sur l’abolition des frontières géographiques et culturelles, de dénoncer l’intolérance et la défiance de l'Autre qui sont aujourd'hui au cœur du phénomène migratoire, de faire réfléchir les visiteurs sur leur propre façon de se déplacer et sur les chemins qu’ils empruntent dans ce monde, de leur donner l'envie d'appartenir à une communauté humaine qui redessine autrement les frontières et en renégocie les contours. Facebook    

FACE AU PROFIL : « Lina Lazaar »

Lina Lazaar face à Zoopolis: elle nous parle de Jaou Tunis 2017, de Kamel Lazaar Foundation, de ses aspirations, de son engagement pour l’art et la culture en Tunisie et dans le monde arabe. Lina Lazaar face à ZoopolisLina Lazaar face à Zoopolis: elle nous parle de Jaou Tunis 2017, de Kamel Lazaar Foundation, de ses aspirations, de son engagement pour l’art et la culture en Tunisie et dans le monde arabe. #JaouTunis *2min2 ; KLF est non pas KLM.Publié par ZOOPOLIS.tv sur lundi 8 mai 2017 Face au profil Face au profil : « VIPA » Face au profil : « Kaouther Ben Hania » FACE AU PROFIL : « Imed Alibi » FACE AU PROFIL : « Dhamma »

JAOU Tunis 2017 : L’événement culturel incontournable !

Pour sa 4ème édition JAOU Tunis repense la migration et sera connecté de manière symbolique à la Biennale de Venise.   Après une première édition en 2013, au cours de laquelle JAOU TUNIS s’est imposé comme la première plateforme tunisienne pour l’art du Maghreb et du Moyen-Orient, la Fondation Kamel Lazaar a le plaisir d’annoncer le lancement de sa quatrième édition qui se déroulera du 12 au 16 mai. Jaou Tunis, évènement culturel participatif, gratuit et ouvert à tous les publics, a décidé de repenser la migration sous toutes ses formes pour cette édition. La plate forme culturelle s’étendra cette année entre la Goulette et la Marsa sur la ligne du TGM et réunira artistes, galeristes, acteurs culturels, chercheur et activistes sociaux. Des rencontres-débats réuniront une trentaine d’intervenants pour échanger sur la migration et des pavillons seront disséminés entre le Kram et la Goulette où des artistes proposeront leurs œuvres : musique, photographie, danse et tant d’autres seront au rendez vous. Un parcours de galeries se situant entre la Goulette et la Marsa donnera aussi l’occasion aux visiteurs de découvrir toutes les expositions qui y sont présentes. Grande première pour 2017 Jaou Tunis est connecté de manière symbolique à la Biennale de Venise qui célèbre depuis le 19ème siècle les arts visuels à l’échelle internationale. Pour la première fois dans l’histoire de la Biennale, la Tunisie est représentée par un pavillon national à l’initiative du Ministère des affaires culturelles Tunisien et sous le commissariat de Lina Lazaar. Sur le thème de la migration, le pavillon tunisien se présente sous la forme d’une performance intitulée « The Absence of Paths » (l’Absence des chemins). Pour plus d'infos et pour découvrir le programme complet Cliquez ici.

Retour sur Art Paris Art Fair 2017
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La galerie Aicha Gorgi et la galerie El Marsa étaient présentes à l'édition de Art Paris Art Fair 2017 qui met cette année l'Afrique à l'honneur. La foire Art Paris art Fair qui se tient chaque année au Grand Palais à Paris a su depuis 2012 forger sa réputation par l’exploration de scènes étrangères peu ou pas présentes en France, après la Russie, la Chine , l’Asie du sud Est, et la Corée du Sud, Art Paris Art Fair met cette année pour sa 7ème édition l’Afrique à l’honneur. Confié à Marie-Ann Yemsi, commissaire artistique associée pour cette édition, cette invitation donne une image actualisée des scènes contemporaines, et met l’accent sur une génération émergente et talentueuse d’artistes originaires du continent africain et de ses diasporas. Pour cette mise à l’honneur de l’Afrique les organisateurs ont abandonné l’idée d’une plateforme Africaine au profit d’une dissémination des 20 galeries invitées dans les allées de la foire. À ce rendez vous incontournable de la foire d’art moderne et contemporain la galerie Aicha Grogi à Sidi Bou Saïd, et la galerie El Marsa étaient présentes. Retour sur une expérience marquante La galerie Aicha Gorgi a exposé une sélection de toile de Slimane El Kamel, des sculptures de Rim Karoui, les « livres des anomalies » de Aicha Snoussi, et les livres d’artiste de Héla Lamine. Pour A. Gorgi l’interêt de cette expérience réside dans la visibilité que l’on donne aux artistes et les nouveaux contacts que l’on peut établir sur le plan professionnel. Le public parisien a manifesté beaucoup de curiosité et d’interêt face aux oeuvres des artistes avec un retour plus que favorable. Le travail de Aicha Snoussi s’est d’ailleurs distingué et son installation s’est aussitôt vendue à une institution sud américaine. La galerie El Marsa a quant à elle présenté une sélection de peintures, dessins et collages de cinq artistes contemporains d’Afrique du nord et du moyen orient. Parmi lesquels trois tunisiens, Atef Maatallah qui revisite les codes de la figuration narrative à travers une vision intime de la vie quotidienne, Thameur Mejri dont le travail est un moyen de protestation et de provocation qui dénonce les interdits sous leurs aspects sociaux, culturels et politiques dans le rapport au corps et Gouider Triki qui explore la notion d’identité culturelle dans une approche fortement influencée par le surréalisme, le cubisme et l’expressionnisme. Des oeuvres qui soulèvent des questionnements et des réflexions sur des sujets actuels brûlants dans nos sociétés et notre monde. D’après Lilia Ben Salah directrice de la galerie El Marsa le public a pu apprécier et appréhender les oeuvres exposées. Les visiteurs étaient en général très intéressés et curieux de découvrir le travail de ces artistes qui restent encore inconnus pour la majorité du public français. Dès l’ouverture de la foire, les visiteurs se sont attardés sur le stand découvrant la représentation d’une jeunesse en errance et sans avenir dans les dessins au crayon de Atef Maatallah qui appose des détails singuliers imprégnés d’un souffle poétique. Thameur Mejri a lui été désigné comme faisant parti des 10 jeunes artistes africains à voir à Art Paris Art Fair par le site culture trip. « Depuis plus de 10 ans, nous participons à de nombreuses foires dans le monde et chaque expérience est importante et profitable puisqu’elle permet de donner une plus grande visibilité et de promouvoir nos artistes ainsi que notre programme d’exposition en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique. Cette édition de Art Paris a été une belle réussite pour nos artistes tunisiens et arabes dont le travail a suscité un réel intérêt malgré une société française en proie à la crispation et un climat tendu en Europe et dans le monde! Un organisateur m’a même dit que notre stand avait eu un grand succès sur la foire malgré le « climat islamophobe » actuel en France, selon ses propres mots. J’ai ressenti plutôt de la sensibilité et de la curiosité de la part du public pour des artistes talentueux et des sujets qui touchent tout le monde aujourd’hui. Il semble que le programme sur notre stand a pu inspirer une réflexion et une ouverture à la compréhension d'autres cultures et à une autre dimension du présent ; n’est-ce pas le rôle de l’Art ? » Nous rapporte Lilia Ben Saleh. Art Paris Art Fair s’est tenu du 30 mars au 2 avril au Grand Palais à Paris réunissant 139 galeries d’art moderne et contemporain de 29 pays.

« TAWZIRA » l’expo-dédicace-performance au Cinevog
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Le Cinevog a repris son activité après sa réouverture ce mois-ci. Dans sa nouvelle programmation, un événement incontournable « Tawzira » une expo-dédicace-performance. Un événement qui rassemble quatre artistes dont on pourrait croire que leur univers est différent  mais qui de par leur art et leurs oeuvres se rejoignent dans leurs critiques des normes sociales. Hors des sentiers battus, ANARCHNOWA, SIM VAND’ART, VIPA et WILLIS FROM TUNIS seront présents le 6 mai au Cinevog pour aller à la rencontre du public. Anarchnowa avec sa web série qui tourne en dérision la scène médiatique et politique, oscillant entre humour et critique cartonne sur les réseaux sociaux depuis sa parution présentera une nouvelle vidéo qui commence comme toutes les autres par: « Ces images sont le seul héritage qui reste de la civilisation tunisienne après sa disparition en 2088. Les savants disent que ce que vous allez regarder maintenant peut avoir un impact négatif sur vos compétences intellectuelles. Les raisons qui ont poussé ce peuple au suicide restent inconnues à ce jour » Vipa qu’on ne présente plus, depuis le succès de son titre «Egleb Mandhrék »,  offrira une performance live et dédicacera son dernier album  solo « ADHEKA ILIBIK ». SIM VAND’ART de son vrai nom Ismat Ben Moussa, graffeur tunisien connu à ses débuts par sa performance au Palais Trabelsi à Gammarth au moment de la révolution, a depuis réalisé sa première exposition personnelle en 2016 intitulé « Vandarchisme ». Il présentera une série de toile de graffitis mais aussi sa nouvelle marque de vêtements MAREKWEAR,  des articles handmade qui se distinguent par leur design inspiré des graffitis, tag et personnages urbains. crédit photo: Omar Frinii Willis from tunis le célèbre chat de Nadia Khiari qui exposera des affiches de ses dessins, des tableau en collaboration avec Sim Marek et dédicacera, en avant-première, son nouveau livre « chat noir ». « Tawzira » se poursuivra jusqu’au 20 mai au Cinevog EL Kram. SIM Vand'Art crédit photo: google image

Mehdi Ben Cheikh le roi du street art

Le street art qui s’est d’abord inscrit dans le paysage urbain, investit aujourd’hui les galeries. Il est passé de l’interdit jusqu’à la consécration sur le marché de l’art.Considéré comme un art éphémère qui ne cesse de se réinventer, il existe sous plusieurs formes, graffiti, collage, pochoir... Il est aujourd’hui une discipline à part entière. Une galerie s’est distingué dans ce domaine…. Crée par Mehdi Ben Cheikh que certains désignent comme le « pape » du street art en France, la galerie Itinerrance située dans le 13 ème arrondissement de Paris collabore avec des artistes déjà connu à l’international et encore inédits en France tout en s’attachant à faire émerger de nouveaux jeunes talents et en privilégiants les évènements hors les murs. Ses expositions mêlant accrochage traditionnel et wallpainting sont devenues des rendez vous incontournables de la scène artistique parisienne. Ses projets et ses expositions dépassent les murs de la galeries, pour couvrir ceux de la ville et en faire un musée à ciel ouvert. Tel est le projet « fou » auquel s’est attaqué Mehdi Ben Cheikh. Un parcours artistique intitulé « street art 13 » Avec la connivence du maire du 13 ème arrondissement, il a récupéré une quarantaine de murs qui vont être peints par des artistes trié sur le volet pour offrir à Paris une autre forme de musée. Un musé à ciel ouvert sur le boulevard Vincent-Oriol qui commence de la seine et se termine place d’Italie. Il a choisi délibérément des murs qui se voient  à partir de la ligne aérienne du métro. Le but étant que tous les passagers empruntant la ligne 6 traverse une expo. « Il y a beaucoup plus de personnes dans le métro que dans les musées. Aujourd’hui, tous ces gens traversent une expo et non une succession de barres HLM. On dit que Paris est vieillissante, figée, là on démontre le contraire. C’est un nouveau Paris, jeune, dynamique et créatif », déclare Mehdi Ben Cheikh. Parmi ces artistes on trouve de grands noms tel que Invader, Inti, C215, Conor Harrigton…..qui de par leur notoriété attirent un public friand de street art et entraînent un nouveau type de tourisme.   credit photo: Milan Poyetcredit photo: Lionel Belluteau Mehdi Ben Cheikh l’homme aux projets grandioses La tour 13 La galerie Itinerrance a aussi été l’instigatrice d’un projet hors norme en 2013, la non moins célèbre Tour 13. Il s’agit d’un immeuble voué à la démolition qui a été investit par plus d’une centaine d’artistes de 18 nationalités différentes. Des oeuvres éphémères qui seront détruites avec la démolition du bâtiment. La plus grande exposition collective de street art de Paris attira un grand nombre de visiteurs et connu un franc succès. Djerbahood La galerie a aussi oeuvré en Tunisie en 2014 et plus précisément à Djerba avec le projet « Djerbahood » . Le village d’Erriadh a accueilli une centaine d’artistes venus des quatre coins du monde pour faire de ce lieu authentique un espace d’expression et un lieu incontournable du street art en Tunisie. Une aventure unique et riche en rencontres entre artistes et habitants. Le 32BIS une galerie à Tunis dédié à l’art urbain Mehdi Ben Cheikh est aussi le propriétaire avec Yosr Ben Ammar du 32 BIS, un ancien bâtiment qui abritait la fabrique Philips, située en plein coeur du centre ville de Tunis. L’inauguration de ce lieu insolite en juin 2015 s’est faite par le vernissage de l’exposition « Urban Project». Dix artistes tunisiens et internationaux, icônes du street art y ont exposé leurs oeuvres. Earth crisis, l’exposition de SHEPARD FAIREY alis OBEY GIANT Du 20 novembre au 11 décembre 2015 SHEPARD FAIRLEY a dévoilé « Earth crisis » une sphère géante suspendue entre le premier et le deuxième étage de la tour Eiffel avec pour thème l’environnement. Une installation qui coïncidait avec la conférence de Paris sur le climat, la COP21. Un projet pensé et mis en place par La Galerie Itinerrance. Une exposition de l’artiste à la galerie a eu lieu du 24 juin au 30 juillet 2016 en extension à son installation du globe géant. Mehdi Ben Cheikh est un passionné de street art, qui ne cesse de nous surprendre avec ses projets plus fous les uns que les autres. A quand un retour à Tunis, pour un face au profil avec Zoopolis. credit photo: google image

Novah Sayöz : Le Duo d'Artistes Créateurs d'Univers Fantasmagoriques

Au menu culturel de cette fin d'année 2016, on croque avec émerveillement deux surprises. Tout d'abord celle du retour de Vielikan, groupe de Death metal progressif, avec un single profond poétique et aux airs occultistes tout juste sorti le 29 décembre. Ensuite, celle d'une performance artistique étalée sur 2 jours au centre esthétique Feryel Studio, le 23 et 24 Décembre dernier, durant laquelle l'artiste Dharma Myriam Zéramdini a franchi la barrière entre le travestissement et l'illustration, pour réaliser une toile dans laquelle elle représente un monde de créatures et de formes, étant elle même déguisée en valkyrie. Ce qu'on a tendance à oublier c'est que le frontman de Vielikan (Fedor Souissi) et la douce guerrière nordique, ont créé une union de leurs univers respectifs pour former un duo des plus inattendus, réalisant à travers leurs œuvres un mariage entre deux modes d'expression engendrant un univers mystique là ou fusionnent lignes, couleurs et  ondes sonores. [dropcap]C[/dropcap]e projet au nom de Novah Sayöz, est la parfaite combinaison entre musique et art plastique. Dans une ère où prônent le métissage et la fusion, leur concept n'est pas que bien accueilli car en plus de ce mélange insolite, les deux artistes explorent des pistes peu explorées, entre autres celle de la stimulation des sens dans le but de faire vivre au spectateur qui se rend dans leurs expositions, une bouffée d'émotions. Première étincelle [dropcap]L[/dropcap]eur tout premier enfant est un monde. Le monde d'AGARTHA. Un univers inspiré de l'origine du mythe d'Agartha, une cité légendaire située dans le cœur de la terre qui détiendrait en elle une grande sagesse. Justement, les animaux hybrides de ce monde sous-terrain post apocalyptique, ravagés par le nucléaire et tous  créés et imaginés par Myriam, sont des personnages dénonciateurs d'une société humaine sauvage et consumériste. Ils portent en eux la rédemption de l'humanité tout en étant un résultat des mauvaises pratiques de l'homme. Ces survivants à l'apocalypse causé par les humains se rallient ainsi à la cause écologique fournissant aux toiles de la valkyrie un caractère d'arme de combat. Ces créatures dans leur aspect ainsi que dans leur milieu de vie, sont graphiquement conçues de manière à rendre hommage aux univers cyberpunk et steampunk. Cette ambiance sombre et particulière donne du terrain aux créations musicales post-rock de Fedor qui viennent se mêler aux visuels de la manière la plus harmonieuse qui soit. Entre musique et dessins, une complémentarité s'impose, on se laisse emporter par les deux à la fois, on ne trouve pas grande difficulté à voyager mentalement vers une terre où le monde actuel n'existe plus. Le son intemporel, explore les illustrations, fait bouger les lignes, bouscule dans une nébulosité inexpliquée et fait parler les habitants d'Agartha. Dans des morceaux tels que Step', on sent à travers les notes comme une douleur étouffée, on plonge dans un tunnel sans fin, un abysse interminable. Le tout est une aventure dans les entrailles d'un post-mundo où la survie est une question récurrente. Dans Agartha on touche à l’abîme et on creuse en soi en cherchant des réponses à nos questions. Nos artistes se définissent comme "créateurs d'univers" et sont fidèles à leur parole car en créant Agartha, ils ne laissent rien au hasard. C'est les détails fins, bien imaginés et reproduits qui constituent la beauté et la complexité de cet écosystème qui a désormais une carte géographique, et même une capitale au nom de "Shambhala", elle même à la base, un royaume mythique d'origine tibétaine. Ayant trouvé refuge chez Hajer Azouz à la Maison sur la Plage, le projet a pu voir le jour et a surpris l'audience par sa particularité.  Au moyen de cette création, on a pu fouiller dans les fonds des personnalités chaotiques des deux artistes et les toucher réellement ; On pourrait rapidement saisir par exemple, l'obsession de Myriam pour les détails car en plus de proposer des dessins complexes, faits de techniques mixtes dont le pointillage, une loupe est proposée dans l'exposition afin que le visiteur puisse voir les recoins de l'illustration. De Dali à Miyazaki : Des Influences marquées [dropcap]T[/dropcap]rès influencés par le courant surréaliste et notamment par Salvador Dali, les artistes prouvent ceci à travers leurs créations surtout celles illustrées. Cependant, on trouve de tout et ça va de Miyazaki, dessinateur et réalisateur japonais, aux jeux vidéos tels que The legend of Zelda et Fallout, aux créateurs de mode tels que Jean Paul Gauthier. Sur la plan musical, on se situe entre le post rock, le metal extrème, le folk metal et même des références à la musique tzygane en hommage aux origines ukrainiennes de Fedor. Agartha, un projet parmi tant d'autres ! [dropcap]A[/dropcap]gartha a fait du chemin durant une année et s'est même exporté en France mais n'est qu'un premier pas pour Novah Sayöz qui promettent un projet pour 2017, plus concret selon eux et bien plus hétéroclite et on devine que ce sera une expression artistique conceptuelle fidèle à l'esprit du duo qui n'aime pas définir son art mais plutôt le laisser infini. Suite à une légère touche d'art numérique dans leur dernière exposition, ils nous révèlent la possibilité d'explorer cette piste là dans des projets futurs. Novah Sayöz ne précisent pas encore le sujet de leur prochain univers mais assurent une théâtralité et une complexité, chose qui fait jubiler ceux qui ont été touchés par les travaux des deux artistes ainsi que par Agartha. Vous pouvez consulter l'intégralité de l'album autour d'Agartha sur la chaîne Youtube de Novah Sayöz Vous pouvez aussi explorer l'univers visuel de ce projet sur la page de l'illustratrice Dharma Myriam Zéramdini - Artworks