Musique

Emel Mathlouthi fait sensation au KEXP

Malgré des années d'éclipse sur la scène locale, Emel Mathlouthi continue à œuvrer et empiler les performances somptueuses aux quatre coins du monde. Son passage le 15 mai dernier à KEXP-FM aux Etats Unis n'en est qu'un exemple. 1 1 Attends, c'est quoi le KEXP déjà ? KEXP-FM est une station de radio publique américaine diffusée sur la fréquence 90.3 FM à Seattle, Washington, considérée comme étant la plus grande "listener-supported music radio" (radio musicale financée par ses auditeurs) au monde, ayant le support financier de plus de 14000 enthousiastes de musique. La radio compte une moyenne de 200 milles écoutes par semaine à travers le monde, ainsi que plus de 2 millions de vues pour sa chaine Youtube chaque semaine.KEXP-FM s'intéresse principalement à la promotion des jeunes artistes talentueux qui sont peu connus et peu supportés par les outlets médiatiques habituels. L'émission ne se limite toutefois pas aux jeunes talents "indie", invitant également des musiciens de renommée, à l'instar de Valerie June, Father John Misty, Kevin Devine, Marty Stuart et Jeremy Enigk entre autres. 1 Emel Mathlouthi Live On KEXP Lors de son passage à KEXP, Emel Mathlouthi a joué quatre chansons de son répértoire, commençant par "Dfina" et "Lost" pour poursuivre avec "Thamlaton" et clôre avec son morceau phare "Kelmti Horra".  L'artiste tunisienne délivre un panaché entre l'Electro-Punk anglais des années 90 et la Trance, avec une ambiance de musique de film. Les paroles allant du lucide à l'abstrait, à l'image du morceau "Thamlaton" qui décrit une sorte de révolution des cellules à l'intérieur du corps humain. "Dfina", qui est souvent décrit par la chanteuse comme étant un morceau à la Kanye West, contient même un passage vocal qui fait vivement penser au célèbre "Smack My Bitch Up" du groupe The Prodigy.Une performance qui a fait impressionner l'animateur et plusieurs auditeurs étrangers (à juger par les commentaires sur les plateformes en ligne) qui découvraient la chanteuse tunisienne à travers la radio américaine. Actuellement en tournée mondiale, Emel Mathlouthi sera de retour à la scène locale (après près de cinq ans d'absence) à l'occasion du Festival International de Carthage, pour la soirée du 12 Août. 1 On vous laisse découvrir notre tête à tête avec Emel Mathlouthi EMEL Marthlouthi face à ZOOPOLISTête à tête avec Emel Mathlouthi après 5 ans d'absence sur la scène tunisienne. Nouvelle vie, nouvel album et nouveau concert au Festival International de Carthage FCPublié par ZOOPOLIS.tv sur lundi 7 août 2017

Festival International de Hammamet 2017 : Programme complet

La programmation colorée et rassasiante du Festival International de Hammamet 2017 du 08 Juillet au 26 Août La saison estivale 2017 démarre sur les chapeaux de roues. Les annonces des line-up se suivent mais ne se ressemblent pas. Certaines programmations de festivals suscitent l'excitation plus que d'autres. Le Festival International de Hammamet pour sa 53ème édition voit les choses en grand et confirme sa place parmi les meilleurs festivals de l'été Tunisien ! A vous le programme complet en exclusivité ! 08 Juillet - Outdoor (Musique) - SAHAD 09 Juillet - Outdoor (Musique) - AYWA 10 Juillet - Outdoor (Musique) - GHOULA : Hlib el GHOULA 11 Juillet - Outdoor (Théâtre) - HAFEDH ZALLIT : Les ergs de sable 12 Juillet - Outdoor (Musique) - HAYDAR HAMDI : Fikra 13 Juillet - Outdoor (Théâtre) - FADILE JEFF : Tartuffe 14 Juillet - Outdoor (Musique) - CENTRE CULTUREL DES MONTAGNES DE SEMAMA : Quand les montagnes chantent 15 Juillet - Indoor (Théâtre) - TAOUFIK JEBALI : 30 ans déjà 16 Juillet - Indoor (Musique) - ALPHAWIN POPULAIRE 17 Juillet - Indoor (Musique) - YACINE BOULARES : Ajoyo / AMINE & HAMZA MRAIHI : The band beyond borders 18 Juillet - Indoor (Musique) - DIEGO EL CIGALA : Indestructible 19 Juillet - Indoor (Théâtre) - CYRINE GANNOUN ET MAJDI BOUMATAR : Le Radeau / ACT NOW (Théâtre) - FOR THE ABSENT ONES 20 Juillet - ACT NOW (Musique) - MAKAMET : La nuit méditerranéenne du violon 21 Juillet - Indoor (Musique) OXMO PUCINO 22 Juillet - Indoor (Musique) - HASSEN DOSS : Tayer 23 Juillet - Indoor (Musique) - BETH HART : Fire on the floor 25 Juillet - Indoor (Musique) - HOUYEM YOUNES 26 Juillet - ACT NOW (Musique) - BÉNARES / Indoor (Cinéma) - Valérian et la cité des mille planètes, Luc BESSON 27 Juillet - Indoor (Musique) - ZIED GHARSA 28 Juillet - Indoor (Danse) - NAJIB KHALFALLAH : Fausse couche 29 Juillet - Indoor (Musique) - BABYLONE 30 Juillet - Indoor (Musique) - TAMER ABOU GHAZALA / DINA EL WADIDI 31 Juillet - ACT NOW (Musique) - MAHMOUD TURKI : Dyslexie 01 Août - Indoor (Musique) - TINARIWEN : Elwan 03 Août - Indoor (Musique) - LOBNA NOOMENE : Ken Ya Ma Ken / RAOUDHA ABDALLAH : Gottayti 04 Août - Indoor (Musique) - BADIAA BOUHRIZI : Love Rvolt / ILHEM AL MADFAI 05 Août - Indoor (Théâtre) - WALID DAGHSNI : Nether World 06 Août - Indoor (Musique) - RICHARD BONA : Heritage 07 Août - ACT NOW (Danse) - IMED JEMAA / MARIEM BOUAJAJA / OUMAIMA MANAI 08 Août - Indoor (Musique) - 47 SOUL / HAMZA NAMIRA 09 Août - Indoor (Théâtre) - HEDI ABBAS : Hdith Lajbel 10 Août - Indoor (Musique) - ALBOROSIE : Freedom & Fyah 11 Août - Indoor (Musique) - LENA CHAMAMYAN / WAJDI RIAHI 12 Août - Indoor (Musique) - SAMIR EL AGUERBI : HABBOUBA chante et danse 13 Août - Indoor (Théâtre) - LEILA TOUBEL : Hourya 14 Août - ACT NOW (Théâtre) - RAMZI AZAIEZ / ZOHRA ZAMMOURI / HBIBA JANDOUBI 16 Août - Indoor (Théâtre) - METRO EL MADINA : Bar Farouk 17 Août - Indoor (Musique) - CALYPSO ROSE 18 Août - Indoor (Musique) - MOHAMED MOUNIR 19 Août - Indoor (Musique) - FAIZ ALI FAIZ & TITI ROBIN : Jaadu 21 Août - Indoor (Théatre) -LASSAAD BEN ABDALLAH : Au suivant 23 Août - Indoor (Danse) - BLANCA LI : Déesses et démones 26 Août - Indoor (Musique) - ANOUAR BRAHEM : Blue Maqams

TUNES OF YÜKA : Une Odyssée musicale des temps modernes !

Deux valeurs sûres s'associent ensemble pour former un duo qui s'annonce explosif ! TUNES OF YÜKA c'est la rencontre entre deux passions, deux audaces complémentaires qui ont su imposer leurs propres univers dans le paysage artistique et le monde de la nuit tunisien. Une odyssée émotionnelle qui vous propose de passer une nuit avec une sélection de la fine fleur de la musique alternative locale et de la zone MENA - Mehmet Aslan, le duo Yuma, Mashrou' Leila, Epi et Deena Abdelwahed - mais aussi le producteur français non moins orientalisé Débruit.  Temple de la fête Depuis son ouverture l'été dernier, le Yüka n'a cessé de nous étonner avec une programmation artistique des plus fantasques et des plus colorés. Un endroit plein de vie où l'on se surprend à s'y attacher et où l'on s'y plait, littéralement plongés dans ces ondes hédonistes qui ont pour seul crédo le mot "حب". Mettant de côté les contrariétés et les tracas du quotidien, les amoureux du Yüka ne viennent que pour retrouver à chaque fois la beauté de ces rencontres humaines, et de ces pétillantes veillées nocturnes faites de découvertes musicales et d'envolées lyriques. Le beach bar le plus funky de la côté de Gammarth passe à présent à la vitesse supérieure en convolant avec TUNES, une série de concerts qui a su elle aussi se démarquer par sa recherche constante de la qualité artistique face à la tentation et la facilité du mainstream et de la musique formatée. Une initiative d'Akacia Productions, dont le moteur est la création artistique, la fusion des genres et l’ouverture sur le monde. Souhaitons leur d'agréables noces ! Programmation de rêve  Ce qu'ils vous proposent c'est une soirée en compagnie d'une ribambelle d'artistes tous plus étonnants les uns que les autres. - Le turque basé à Berlin, Mehmet Aslan se réapproprie le patrimoine musical de ses aînés au travers de productions mariant sonorités folkloriques et empreinte contemporaine. Mehmet multiplie les dates en Europe, des productions originales, une Boiler Room et de multiples collaborations artistiques et ce n'est que le début pour "The Man Dubbed the Mechanical Turk." - Débruit est un explorateur musical. Il aime s’imaginer des mondes parallèles et la façon dont ils sonneraient. À la manière d’un archéologue il déterre et archive les sons Afro pour les retravailler et les mettre à sa sauce. Mélange d’Afrobeat, de Hip Hop, d’Electro et d’un tas d’autres choses, l’univers fantasque de Débruit est électronique avec une touche humaine et un choc des cultures. - Le duo Ÿuma composé de Sabrine Jenhani et de Ramy Zoghlemi fait partie de la nouvelle vague de la musique alternative tunisienne. Loin de la culture populaire habituelle, Ÿuma produit une musique qui s'inscrit dans un registre chanson folk/world. Auto-production tout en douceur et en discrétion, une superposition subtile, presque minimaliste, de voix et de guitare acoustique. Une évasion dans un univers qui mélange émotion, nostalgie, poésie et culture tunisienne. - Au carrefour des musiques traditionnelles panarabes, de la bass music, de l'ambient et de la techno, les premières productions de Deena Abdelwahed vont rencontrer les premiers soutiens d'Acid Arab, Morphosis ou Debruit avant d'arriver jusqu’à nos oreilles. Deena vit aujourd'hui entre la Tunisie et Toulouse et multiplie les excursions livesonores en Europe. Elle est lauréate du projet Radio Lab 2016 organisé par CTM à Berlin avec “All Hail Mother Internet”. - Khalil Hentati Aka Epi est un compositeur et musicien tunisien de musique electro-fusion. Il multiplie les collaborations avec plusieurs artistes de Hip-hop, Jazz, Trip-hop et de World music (Le trompettiste Clément Barkatz, le percussionniste Imed Alibi, Kel Assouf...). Il présente ses nouvelles créations lors de deux grands festivals: “Ephémère” et “Naboo”. En 2015, il lance le projet DHAMMA avec Sacha. Le duo gagne en 2017 le tremplin du Sziget Festival. Le duo est programmé en première partie des artistes Wax Tailor, DJ Shadow, Kasabian et Deluxe. - Mashrou' Leila s'est créé en 2008 au sein du département Architecture & Design de l'université américaine de Beyrouth. L'année suivante, le «projet Leila» enregistre son premier disque, qui le rend rapidement populaire parmi la jeunesse en raison du message qu'il transmet, mais surtout grâce à sa musique, lyrique sans grandiloquence, ample et originale, avec des interventions au violon davantage tsiganes qu'orientales. Puis, le groupe prend une autre tourneur avec des sons d’inspiration plus rock avec un subtile mélange New Wave et SynthePop ! Ils sont en tournée partout dans le monde et représente à eux seuls une légende !

Le Show Immanquable de FABRIKA : Thylacine, Cristi Cons & DeWalta.

Mes amis, l’heure de la délivrance est enfin venue... FABRIKA, votre premier grand rendez-vous estival le 29 Juin prochain au Carpe Diem, sonnera le glas d’un long mois de Ramadan apathique et fastidieux, en étant enfin prêt à vous en mettre plein les yeux et les oreilles ! 1 Comme nous vous l’avions annoncé dans un précèdent article, FABRIKA a décidé de faire les choses en grand cet été, et sera certainement un des évènements incontournables de 2017. Que ce soit de par sa direction artistique, ou de par ses exigences techniques et ses partenaires d'exception, ou encore de par son ouverture sur le monde, notamment, saluons le geste, une première en Tunisie :  L’invitation d’influenceurs et de médias étrangers pointus tels que Trax Magazine, Mixmag, TSugi ou encore Bewaree... qui viendront découvrir le potentiel local en matière de musique électronique et de curiosités touristiques. Mais l'objet principal de notre article est surtout de porter votre attention sur la particularité du line up de cette édition.   Minimal Vibes à profusion  Commençons d'abord avec un duo rocambolesque, la virtuosité technique et minimaliste de deux compères : Le berlinois DeWalta, et le bucarestois Cristi Cons.   Ces deux habitués de Sunwaves, le très plébiscité festival roumain, se démarquent par la finesse et la précision de leurs compositions. De la microhouse efficiente, jamais dans l'excès, avec la touche bien perceptible de magie atmosphérique qui fait la différence. Attendez-vous à un B2B imprégnant de 04h, qui ne vous donnera pas envie de vous arrêter de danser ! Transibberian : La vivifiante générosité d'un show dantesque !  On passe au maestro, au prodige, à la merveille qui va vous retourner dans tous les sens... la beauté mélodique de Thylacine. Des sonorités Deep qui évoquent parfois David August (on pense à Home), partagent des similitudes avec Moderat (dans Pleasure) ou qui rappellent même par certains aspects les frissons que nous provoque Rone ( Poly ). Avec son album Transibberian, préparez-vous à un voyage parsemé de chants exotiques qui vous emmènera de l'Europe de l'Est moscovite jusqu'au fin fond de l'extrême-orient, en passant par les villages isolés de Sibérie. Belobezvodnoe, titre enregistré près de Kazan, région tatare (une langue située à mi-chemin entre le russe et le turque), en est la consécration absolue. Et vous pouvez compter sur lui pour qu'il se donne à 200%... Thylacine est en effet connu pour être un véritable showman, qu'on récupère totalement lessivé tel un joueur de foot après un grand match de Champion's League à la fin de ses lives, qu'il ponctue de coups de batteries électroniques, et de ses performances instrumentales en saxophone dont il a le secret. De quoi vous assurer une immersion totale. Surtout qu'il sera accompagné de l'artiste VJ qui a assuré les effets visuels de son monstrueux live à l'Olympia. Un seul mot d'ordre : la découverte ! Mais ce n'est pas tout... FABRIKA vous gâte encore en conviant également aux festivités les oeuvres du photographe tunisien Samy Hamila, qui seront projetées tout au long de l'événement par le studio Design Lab. Ce jeune artiste qui a déjà eu l'honneur d'avoir devant son objectif Antoine Olivier Pilon, la star du film culte Mommy, s'est fait un petit nom par la singularité de ses portraits féminins intimistes, ainsi que sa capacité à capturer l’essence de la beauté de créatures touchées par la grâce de son regard. En faisant appel à des artistes ébouriffants, sans qu'ils soient mainstream et un peu trop populaires, FABRIKA cible automatiquement son public et affirme une démarche sélective calibrée pour les curieux intrépides et les amateurs inconditionnés des pépites musicales et des nouvelles expériences. Bonne nouvelle ! Le collectif nous a confié qu'il va encore continuer à décupler son potentiel, et a même l'intention de briguer des ambitions de futur grand festival... To be continued. 1

FABRIKA posera ses valises avec Thylacine au CARPE DIEM sous un déluge de Ballons

Le coup d’envoi de la saison estivale sera donné quelques jours après l’Aïd par FABRIKA pour sa 7 ème édition au Carpe Diem. Le 29 Juin est un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les amateurs de musique électronique et de nouvelles expériences sensorielles.   Pour cette première grande soirée électro après Ramadan, durant 8 heures des pépites montantes de la scène électronique se succéderont pour faire la joie des fêtards dans une atmosphère bien surréaliste. Au programme, le funk massif de DeWalta, accompagné de son pote Cristi Cons, l'un des meilleurs producteurs de la scène roumaine, qui risquent bien de nous livrer un B2B surprise, jusqu'au bouquet final servi par l'électronica progressive et vaporeuse du français THYLACINE...   L'identité de la musique de THYLACINE est une sorte de synthèse entre la mélancolie techno et rythmée d’un Paul Kalkbrenner et les mélodies aériennes et enivrantes de Moderat ou de Four Tet. Chacun de ses morceaux est imprégné d’une saveur singulière et dévoile le jeu de ses influences croisées : des pionniers de la musique répétitive - Steve Reich ou Philip Glass - en passant par les expérimentations jazz de John Zorn et le trip-hop de Massive Attack. Son album Transsiberian a été composé pendant une traversée de la Russie en train. Un bel objet transmédia est né, fruit de son périple, qui s’accompagne d’une série documentaire diffusée par France Télévisions, retraçant ce contexte hors du commun et les rencontres humaines et musicales qui l’ont forgées. Sculptures en Ballons FABRIKA ouvrira ses portes dès 17h pour accueillir le public sous un grand déluge de sculptures en ballons confectionné par l’artiste allemande Sina Greinert. Basée à Hamburg, Sina a sillonné le monde grâce à son talent, elle a également fait partie de l’équipe qui a réalisé la décoration de la principale scène de l’emblématique Fusion Festival qui est décrit par ses organisateurs comme le « European Burning Man ». FABRIKA voit les choses en grand L’événement sera avant gardiste en matière de nouvelles technologies et de sonorités. Pour la première fois un LIVE FB à grande échelle sera inauguré avec PROPAGANDA PRODUCTIONS. Les artistes partageront la vidéo sur leurs réseaux sociaux pour un effet boule de neige garanti. Pour l’organisation FABRIKA lance un appel à bénévoles à grande échelle, et innove en permettant à un public étranger de venir, de participer à l’organisation du festival et de passer un séjour en Tunisie. En collaboration avec les artistes internationaux et moyennant leur popularité sur la toile, un appel à volontaire sera lancé et promu pour la sélection de 30 festivaliers. Les volontaires retenus seront sélectionné sur la base de leur degré d’influence sur les réseaux sociaux. Ils se verront offrir leurs billets d’avion et leurs hébergement dans des auberges Tunisienne. En collaboration avec FABRIKA, LYOUM la marque de prêt-à-porter, développé entre Paris et Tunis habillera l’équipe organisatrice et créera une collection capsule pour l’occasion.    

METTANI : Le fondateur d’Arabstazy dévoile un premier clip lugubre et survolté !

Amine Metani est l'un des audacieux gaillards qui se cache derrière le rutilant succès de Ghoula. Fondateur du malicieux label Shouka ironiquement baptisé "Musiques du Tiers-Monde", ce franco-tunisien qui enchaîne les collaborations fructueuses depuis un certain temps s'est engagé pleinement, depuis peu, sur son propre projet solo. Séance de spiritisme et danse funèbre C'est avec un premier clip révélant un univers atypiquement occulte et empreint de références que Mettani donne le ton de son prochain EP "Divine". Fruit d’une collaboration avec l’artiste vidéo Houssem Guebsi, qui avait déjà été aux manettes des clips de Ghoula (Ba77it et Antali), officié en tant qu'étalonneur sur celui de Sa3diya, ainsi que réalisé deux clips pour Denya Okhra, l'oeuvre recèle de clins d'oeil et de significations sous-jacentes. Sous son aspect horrifique et impétueux, se cache en vérité une réflexion profonde sur l'humanité et un intérêt particulier pour les syncrétismes nord-africains et leurs résonances avec les spiritualités animistes extrême orientales. Avec sa photographie morbide, ses effets Rorschach et sa lueur crépusculaire, Animislam revendique sa considération pour la dimension universelle de ces traditions ancestrales et interroge la relation de l'humain au sacré et à la mort. On découvre au départ un corps inerte, au cours de ce qui semble être un rituel s’ouvrant sur un Haiku éloquent, une forme de poésie japonaise : « Si je ne savais que je suis déjà mort, je pleurerais la perte de ma vie ». Un cadavre qui se met curieusement à se démener sous l'influence de silhouettes spectrales féminines. Affecté par des contractions spasmodiques, son corps devient alors passerelle le temps d'une cérémonie entre deux mondes : Celui du vivant et celui de l'inconnu. Cette vision illustre en vérité la genèse d'un personnage s'étant échappé des ténèbres, l'inquiétant et étrange Mettani, sorte de croisement hybride entre Djinn et corpsepaint scandinave, venu pour casser les conventions et se jouer des codes musicaux. En effet, le syncrétisme ne se cantonne pas qu'au religieux, il est également sonore puisqu'il brasse à la fois chants Stambeli et Amazighs, beats industriels et mélodies synthétiques. D'ailleurs, la dimension ésotérique véhiculée par la musique est appuyée par une œillade à un documentaire de 1999 de Nawfel Saheb-Ettaba sur le Stambeli. Un extrait qu'on peut entendre en plein milieu du titre reprenant les paroles d'une Arifa (devineresse), qui raconte que parfois, la nuit, lors du coucher, lui apparaît un grand serpent qui vient s’allonger à ses côtés. Producteur multi-casquette Habitué plutôt à occuper la place d'homme de l'ombre, l'artiste additionne à son nom une lettre pour former "Mettani", mot japonais qui fait référence à la rareté, caractère unique et précieux du lien que son personnage entretient avec une entité subconsciente dont les souvenirs de vies passées subsistent encore présentement. Un concept qu'il a poussé jusqu'au bout en fondant le collectif Arabstazy, "concept d'Apostasie appliquée à l'identité Arabe" où des artistes du monde arabe sont encouragés à faire une utilisation originale de leur patrimoine culturel dans l'objectif d'en finir avec les représentations archétypales orientalistes habituelles. Une initiative qui va lui permettre d'accompagner les figures de proue de la scène électronique underground arabe, et d'étreindre l'héritage ancestral pré-islamique collectif, en explorant notamment les croyances adorcistes et les rites de transes animistes, longtemps méconnues ou reléguées au second plan en raison de la chape de plomb des convenances morales ou dogmatiques.  Son flair affûté de producteur et son ingéniosité de compositeur le conduisent à collaborer avec Ghoula, spécialement en tant que bassiste, ou encore en duo avec Deena Abdelwahed sur la scène du festival Éphémère à Hammamet en 2015, et même récemment en contribuant à la renaissance d'Emel Mathlouthi par sa participation à la réalisation de la poésie sauvage de l'album "Ensen". L'Humain face à la Spiritualité  Avec ce nouveau projet, Amine Metani explore des thématiques qui lui sont chères :  La pensée et la mystique musulmane, l’obsolescence des dogmes et l’obscurantisme politico-religieux contemporain. "Je n’interroge pas vraiment la possibilité d’une réalité post-mortem ou de l'existence d'une entité divine, mais plutôt la relation que nous avons au sacré, et ce que cette relation nous apprend sur notre lien à la mort. D’après moi la conscience de la finitude de notre existence, et donc de la vanité de nos actes, conditionne la plupart de nos comportements, qu’on peut interpréter caricaturalement comme une aspiration à l’éternité - ce qui en soit est un paradoxe." Ce désir perpétuel d'immortalité, l'artiste le constate également avec la survivance des superstitions qu'il qualifie d’animisme qui ne dit pas son nom, à un siècle où les progrès scientifiques semblent s’accélérer conjointement avec l'ignorance et l'obscurantisme. Cet archaïsme est révélateur pour lui d’angoisses inconscientes collectives qui n'arrivent pas à trouver leurs résolutions ni par le divin, ni même pas la science. Pour lui, les différences entre les spiritualités ne sont que dans la forme. Il s'explique. "Les similitudes entre soufisme, hindouisme et bouddhisme sont frappantes, que ce soit par exemple la disparition de l’individualité (fanâ et nirvâna) - qui comptera parmi les thèmes de mon prochain clip - ou encore l’influence des pratiques ascétiques des yogi sur les soufis. Mon grand-père citait régulièrement ce hadith apocryphe, « Cherchez le savoir, même jusqu’en Chine » (اطلبوا العلم ولو في الصين), et visiblement ça m'a marqué." Au final, ce qui accapare véritablement son intérêt c'est surtout l'aspect humain et universel qui en découle,  par le biais du rapport qu'entretiennent les individus au paranormal, qui devient une lucarne vers son subconscient. Mettani prépare actuellement son prochain clip, qui sera disponible pour cette saison estivale. Il participera également en Septembre au festival féministe Chouftouhonna à Tunis. Quant à son EP "Divine" il sortira à l'automne prochain et sera composé de 3 titres en face A, et 4 remixes en face B, par Roscius, Nazal, Omar Aloulou et Tropikal Camel.

JECYNN : La fraicheur Indie pop tunisienne venue de Montréal

Certains d’entre vous l'ont découvert aux côtés de Skander Labidi et des 33 Cl il y a de cela quelques années, depuis Avril dernier Yassine Ben Jemaa alias Jecynn, est revenu sous les feux de la rampe avec son premier album “Yetis are Born in the Jungle”. Un Opus des plus enchanteurs, qui nous aspire à plonger dans les tréfonds de la vie de ce jeune talent pour en savoir plus sur lui. Après avoir obtenu son diplôme de l’Ecole nationale d’architecture et d’urbanisme, Jecynn, âgé alors de 26 ans, décide de partir à Montréal. Source inépuisable de musique indie, le jeune homme y embrasse sa vocation et commence, dès lors, l’écriture d’une histoire enivrante, racontée en 10 chansons. Plongé, dès sa jeune adolescence, dans un typhon musical, Jecynn nous emmène à travers ses chansons dans un univers musical inspiré des plus grands noms de la musique British Rock des années 90 dont Muse, Radiohead ou l’excentrique David Bowie. Son habileté à jouer tant des instruments à cordes comme la guitare que des instruments à clavier, synthétiseur et piano, font de lui un compositeur hors pair et opèrent à nous prodiguer différentes facettes d’un personnage qui se reflètent dans ses compositions qu’il décrit comme “un mariage improbable entre des styles qui peuvent, parfois, sembler incongrus.” Un premier titre empoignant à écouter en boucle  Nous sommes ainsi transportés dans un univers de Yétis, ces créatures folkloriques qui vivent dans la solitude des monts enneigés. Des êtres qui préfèrent la pureté de la poudre blanche au brouhaha des jungles sociales. C’est un voyage que l’on savoure avec nous-même et la musique pour seule compagnie et qui nous éloigne, le temps d’une heure, dans un monde parallèle dont l’artiste seul a le secret.  Pour bien illustrer l’esprit de “Yetis are born in the Jungle”, le choix fut porté sur “Smile”: chanson imagée par le réalisateur Vincent Devoe et jouée par Nico Racicot dans le rôle du solitaire rebellé contre une société qui l’oblige à se conformer à ses règles. Une musique qui nous met du baume au cœur, nous semblant tellement familière, tant l'artiste arrive à marcher sur les traces des standards de la pop-rock britannique.  Le clip tourné, en une seule journée, et avec une équipe des plus réduites et une perle dans les yeux de Yassine. C’est le fruit d’un long et laborieux travail s’étendant sur les trois années vécus à Montréal. C’est un début de carrière qui s’offre à lui et dont il espère, sera le début de son aventure. Free listening on Soundcloud : http://bit.ly/2oZsP4y Pre-order on Amazon : http://amzn.to/2oIWpac Watch "Smile" on Youtube : https://youtu.be/1IuNkc94gW0 Album playlist on Youtube : http://bit.ly/2okbhiR

Sofyann Ben Youssef producteur musical nouvelle génération

Il est le premier tunisien à rejoindre les 7 jurys du WOMEX, le plus grand réseau professionnel et international de musique du monde. Qui est Sofyann Ben Youssef ? Né à Tunis, Sofyann Ben Youssef ,  au parcours atypique est un pianiste, compositeur, producteur musical. Diplômé en musicologie et en musique arabe de l’institut supérieur de Tunis en 2002, il part pour l’Inde où il s’initie avec Musarrat Ali Khan en musique indienne et devient aussi compositeur de musique de films et de documentaires. Il a tourné à l’international en tant que directeur musical pour des spectacles de danse contemporaine notamment avec les frères Thabet. Son intérêt pour les musiques traditionnelles et modernes l’a conduit à expérimenter et à s’initier à la musique indienne, arabe, jazz, électro, musique de film, Rébétiko (musique  populaire grecque née il y a un siècle dans les tavernes, les bordels pour marins et les prisons d’Athènes qui a accueilli marginaux, anarchistes et exilés). Entre Orient et Occident il est constamment en recherche de liens et de ponts entre les deux cultures. TUMEX Il a co-fondé avec Nicole Kayal TUMEX (Tunisian Music Export) une plate-forme indépendante visant à soutenir les artistes tunisiens, à produire, à gérer et à exporter leur musique dans le monde entier. Sa principale mission est de développer la scène culturelle, d’améliorer et de maintenir sa présence internationale en développant une stratégie d’exportation; elle prend en charge les productions existantes, offre des conseils professionnels, aide au développement de nouveaux projets et promeut la mise en réseau. WOMEX En 2015 TUMEX a travaillé en étroite collaboration avec différents secteurs pour réunir une première délégation tunisienne pour présenter sa musique au WOMEX 2015. Le WOMEX, l’acronyme de World Music Expo, est le plus grand salon annuel dédié aux musique du monde sous toutes leurs formes. Un marché dédié aux professionnels des musiques du monde, des rencontres, des débats sur l’évolution du marché, et des showcases de 45 minutes au cours desquels les groupes se produisent devant un parterre d’acheteurs, programmateurs, tourneurs, producteurs…Sofyann Ben Youssef sera d’ailleurs l’un des membres du jury du WOMEX 2017 qui se déroulera du 25 au 29 octobre à Katowice en Pologne . BARGOU 08, classé premier au TWM du mois d'avril Sofyann Ben Youssef est le producteur derrière le son de Bargou 08 né d’une épopée à travers les paysages musicaux populaires presque oublié du nord et du sud tunisien. Le chanteur Nidhal Yahayoui et le producteur musical revisitent un patrimoine au bord de la marginalisation et transmettent avec générosité cette identité sculptée dans les paroles et les mélodies en les sublimant avec des rythmes et sonorités électronique contemporaines. Bargou 08 a joué au WOMEX 2016 et son album Targ a été classé premier au  Transglobal World Music pour les charts d'avril. KEL ASSOUF primé aux Octaves de la musiques Le producteur-musicien est aussi remarqué pour son travail avec Kel Assouf  qui dès le départ a construit son identité autour de deux idées centrales, la promotion de la culture touarègue et la lutte contre la guerre. Sofyann Ben Youssef apporte un souffle nouveau à Kel Assouf en créant un son tradi-moderne, voir hyper moderne, encore plus en marge des productions musicales touarègues actuelles.      Les rythmes de transe africains joué par des musiciens Stoner-Rock nous entraînent quelque part entre Londres et Niamey. Kel Assouf a été couronné dans la catégorie musique du monde et lauréat de l’Octave Zinneke lors de la 14ème édition des Octaves de la musique. Musicien, multi instrumentiste, compositeur, producteur, directeur musical, Sofyann Ben Youssef explore la richesse des genres en y mêlant sa touche personnelle pour nous faire vibrer aux sons des musiques du monde. sofyann.com

Hector Moralez et Hamdi Ryder en concert le 22 avril à Sousse

Hector Moralez, le « House Gangster » de la Californie, sera l’invité de Hamdi Ryder du label « Downtown Vibes » pour une parade musicale éclatante et une ambiance Underground. Cette réunion artistique aura lieu le 22 avril au Treesome à Sousse. Originaire d’Oakland, Hector a débuté ses premiers pas dans la jungle qu’est la scène électronique américaine à l’âge de 17 ans. Comme tout Dj américain pour être plus exact, sa première inspiration était Frankie Knuckles, le sacré messager de la Chicago House. Il passait des heures à s’entrainer, à manipuler sa table, à collectionner les vinyles et à explorer de nouvelles dimensions musicales. Il a expérimenté  le monde éclectique du Jazz, Hip Hop ou encore de la Soul afin de s’ouvrir sur de nouvelles perspectives dans sa quête de recherche d'identité artistique. Des années plus tard, il est devenu une vedette dans son genre. Son talent a attiré l’attention de plusieurs icônes tels que DJ Sneak, Derrick Carter, Apollonia ou encore Mark Farina. Ses « kicks » foudroyants et les mélodies qui les accompagnent éveillent les sens de ses auditeurs et drainent leur énergie sur la piste de danse. Cet artiste a été choisi pour son succès et sa contribution au renouveau de la scène Tunisienne dominée principalement par la Techno, le Deep et l'Ethno. Pour cette soirée Hector MORALEZ et le talentueux Hamdi Ryder feront de la scène un temple de la House américaine. Pour vous donner un avant goût, nous avons choisi pour vous un mix sur Gangstercast, la série des mix produite par le mouvement et label canadien "I'm A House Gangster".   Downtown Vibes - Tunis  

Jazz à Carthage 2017 : Coup de Cœur pour Pink Martini “Le Petit Orchestre Rétro »

La scène du festival Jazz à Carthage été entièrement dédiée, le Samedi 8 Avril, aux Pink Martini : Un groupe de smooth jazz/lounge originaire de Portland, sillonnant le monde d’un festival à un autre, transportant avec eux un océan de références culturelles. L'esprit des Music-Halls ressuscité  Composé de 12 membres parmi lesquels figurent la majestueuse vocaliste Storm Large, sorte de Betty Boop à la chevelure blonde, le pianiste et leader Thomas M. Lauderdale, ou encore le distingué Ari Shapiro : Cette formation regorge de prodiges musicaux, certains diplômés de Harvard, qui ne cessent de jongler entre instruments et vocaux donnant naissance à des mélodies incroyablement succulentes. Les Pink Martini(s) connaissent depuis 1997 un succès sans égal, qui avait commencé avec leur tout premier album “Sympathique” : Un arsenal de compositions et reprises soulignées par un style musical mêlant le jazz rétro, fusion et lounge. Couronné d’un double disque d’or, Sympathique a fait plongé le groupe dans une longue série de performances à travers le monde. “Je dis oui” est leur dernier album sorti en 2016, “Joli garçon” et “Blue Moon” en sont les titres les plus phares. Enrichi d’un nombre de reprises et compositions de diverses langues (français, anglais, arabe, turc), il témoigne d’une vingtaine d’années d’expérience. Une ode musicale kaléidoscopique “Désolée si je ne comprends pas bien, mais je suis blonde et américaine donc stupide”. C’est ainsi que l'envoûtante Storm Large a donné le ton d'un spectacle hors normes. Dix des membres du groupe Pink Martini étaient là pour présenter un bouquet musical rocambolesque : Une aigrette de titres exquis anciens ou recomposés, des reprises revisitées de Feirouz ou encore d'Abd el Halim , un twirling léger mais plaisant entre les mélodies de Shubert, Ray Charles et Gloria Gaynor. L'univers de  Pink Martini ne connait pas de frontières, leurs prestations sont chantées en anglais, en français, en arabe, et même en arménien. Quand il s’agit de danse, Storm Large prend le gouvernail pour secouer la scène avec ses pas de swings survoltés, aguichant les regards des spectateurs conquis par autant de grâce et de désinvolture. Un spectacle bien “sympathique”, rafraîchissant et revigorant !  Une douzième édition inopportunément inhumée Le festival s’est magnifiquement clôturé par une dernière soirée animée par l’artiste tunisien Sabri Ben Mosbah, suivi par la captivante Akua Naru, revenue pour une deuxième édition. Jazz à Carthage - festival ô combien sensationnel - a su faire retentir des échos plutôt positifs, grâce à des prestations musicales exceptionnelles et une organisation pointilleuse. De quoi laisser ses fans fort désireux, voir tenus en haleine face à la programmation de la prochaine édition...   Crédit Photo :  Andrea Rotili