# clip

Lancement de l’album Fabulous
Read More

Lancement de l'album Fabulous Le 15/08/2017 à 20:00 A l'Agora voir map 30 dt Line upréservez 1 2 Détails Soirée de lancement du nouvel album de Yasmine Azaiez "FABULOUS" avec la participation de SamsungProgramme:20h: Concert, entrée à 30 DT. Tickets disponibles à l'Agora une semaine avant l'évenement21h30: Diffusion du clip et dédicace des Albums (Entrée gratuite)Pour ceux qui assisteront au concert, l'album vous sera offert !Ceux qui viendront à 21:30 pourront l'acheter à 10 DTSee you there ;)

METTANI : Le fondateur d’Arabstazy dévoile un premier clip lugubre et survolté !
Read More

Amine Metani est l'un des audacieux gaillards qui se cache derrière le rutilant succès de Ghoula. Fondateur du malicieux label Shouka ironiquement baptisé "Musiques du Tiers-Monde", ce franco-tunisien qui enchaîne les collaborations fructueuses depuis un certain temps s'est engagé pleinement, depuis peu, sur son propre projet solo. Séance de spiritisme et danse funèbre C'est avec un premier clip révélant un univers atypiquement occulte et empreint de références que Mettani donne le ton de son prochain EP "Divine". Fruit d’une collaboration avec l’artiste vidéo Houssem Guebsi, qui avait déjà été aux manettes des clips de Ghoula (Ba77it et Antali), officié en tant qu'étalonneur sur celui de Sa3diya, ainsi que réalisé deux clips pour Denya Okhra, l'oeuvre recèle de clins d'oeil et de significations sous-jacentes. Sous son aspect horrifique et impétueux, se cache en vérité une réflexion profonde sur l'humanité et un intérêt particulier pour les syncrétismes nord-africains et leurs résonances avec les spiritualités animistes extrême orientales. Avec sa photographie morbide, ses effets Rorschach et sa lueur crépusculaire, Animislam revendique sa considération pour la dimension universelle de ces traditions ancestrales et interroge la relation de l'humain au sacré et à la mort. On découvre au départ un corps inerte, au cours de ce qui semble être un rituel s’ouvrant sur un Haiku éloquent, une forme de poésie japonaise : « Si je ne savais que je suis déjà mort, je pleurerais la perte de ma vie ». Un cadavre qui se met curieusement à se démener sous l'influence de silhouettes spectrales féminines. Affecté par des contractions spasmodiques, son corps devient alors passerelle le temps d'une cérémonie entre deux mondes : Celui du vivant et celui de l'inconnu. Cette vision illustre en vérité la genèse d'un personnage s'étant échappé des ténèbres, l'inquiétant et étrange Mettani, sorte de croisement hybride entre Djinn et corpsepaint scandinave, venu pour casser les conventions et se jouer des codes musicaux. En effet, le syncrétisme ne se cantonne pas qu'au religieux, il est également sonore puisqu'il brasse à la fois chants Stambeli et Amazighs, beats industriels et mélodies synthétiques. D'ailleurs, la dimension ésotérique véhiculée par la musique est appuyée par une œillade à un documentaire de 1999 de Nawfel Saheb-Ettaba sur le Stambeli. Un extrait qu'on peut entendre en plein milieu du titre reprenant les paroles d'une Arifa (devineresse), qui raconte que parfois, la nuit, lors du coucher, lui apparaît un grand serpent qui vient s’allonger à ses côtés. Producteur multi-casquette Habitué plutôt à occuper la place d'homme de l'ombre, l'artiste additionne à son nom une lettre pour former "Mettani", mot japonais qui fait référence à la rareté, caractère unique et précieux du lien que son personnage entretient avec une entité subconsciente dont les souvenirs de vies passées subsistent encore présentement. Un concept qu'il a poussé jusqu'au bout en fondant le collectif Arabstazy, "concept d'Apostasie appliquée à l'identité Arabe" où des artistes du monde arabe sont encouragés à faire une utilisation originale de leur patrimoine culturel dans l'objectif d'en finir avec les représentations archétypales orientalistes habituelles. Une initiative qui va lui permettre d'accompagner les figures de proue de la scène électronique underground arabe, et d'étreindre l'héritage ancestral pré-islamique collectif, en explorant notamment les croyances adorcistes et les rites de transes animistes, longtemps méconnues ou reléguées au second plan en raison de la chape de plomb des convenances morales ou dogmatiques.  Son flair affûté de producteur et son ingéniosité de compositeur le conduisent à collaborer avec Ghoula, spécialement en tant que bassiste, ou encore en duo avec Deena Abdelwahed sur la scène du festival Éphémère à Hammamet en 2015, et même récemment en contribuant à la renaissance d'Emel Mathlouthi par sa participation à la réalisation de la poésie sauvage de l'album "Ensen". L'Humain face à la Spiritualité  Avec ce nouveau projet, Amine Metani explore des thématiques qui lui sont chères :  La pensée et la mystique musulmane, l’obsolescence des dogmes et l’obscurantisme politico-religieux contemporain. "Je n’interroge pas vraiment la possibilité d’une réalité post-mortem ou de l'existence d'une entité divine, mais plutôt la relation que nous avons au sacré, et ce que cette relation nous apprend sur notre lien à la mort. D’après moi la conscience de la finitude de notre existence, et donc de la vanité de nos actes, conditionne la plupart de nos comportements, qu’on peut interpréter caricaturalement comme une aspiration à l’éternité - ce qui en soit est un paradoxe." Ce désir perpétuel d'immortalité, l'artiste le constate également avec la survivance des superstitions qu'il qualifie d’animisme qui ne dit pas son nom, à un siècle où les progrès scientifiques semblent s’accélérer conjointement avec l'ignorance et l'obscurantisme. Cet archaïsme est révélateur pour lui d’angoisses inconscientes collectives qui n'arrivent pas à trouver leurs résolutions ni par le divin, ni même pas la science. Pour lui, les différences entre les spiritualités ne sont que dans la forme. Il s'explique. "Les similitudes entre soufisme, hindouisme et bouddhisme sont frappantes, que ce soit par exemple la disparition de l’individualité (fanâ et nirvâna) - qui comptera parmi les thèmes de mon prochain clip - ou encore l’influence des pratiques ascétiques des yogi sur les soufis. Mon grand-père citait régulièrement ce hadith apocryphe, « Cherchez le savoir, même jusqu’en Chine » (اطلبوا العلم ولو في الصين), et visiblement ça m'a marqué." Au final, ce qui accapare véritablement son intérêt c'est surtout l'aspect humain et universel qui en découle,  par le biais du rapport qu'entretiennent les individus au paranormal, qui devient une lucarne vers son subconscient. Mettani prépare actuellement son prochain clip, qui sera disponible pour cette saison estivale. Il participera également en Septembre au festival féministe Chouftouhonna à Tunis. Quant à son EP "Divine" il sortira à l'automne prochain et sera composé de 3 titres en face A, et 4 remixes en face B, par Roscius, Nazal, Omar Aloulou et Tropikal Camel.

ADHEKA ELIBIK : VIPA de retour avec un nouveau clip et un album solo !

C'est le buzz du moment ! Le rappeur le plus décalé de la scène musicale tunisienne fait son grand retour avec son album solo "Adheka Elibik ?". Prodige indomptable De son vrai nom “Kais”, ce jeune homme indiscipliné originaire de la banlieue sud de Tunis se distingue par son flow qui sort des sentiers battus, et ses textes insolents et moqueurs qui proposent une critique acerbe et sans concession de la société tunisienne. Depuis que sa popularité a explosé avec le titre “Egleb Mandhrék”, paru en période insurrectionnelle de la révolution, le rappeur ne cesse de multiplier les coups d’éclats aux côtés de sa famille du collectif DEBO. Nouvel Album “ADHEKA ELIBIK ? ” littéralement traduit : “c’est tout ce qui te préoccupes?” est le titre de son nouvel album solo présenté par le collectif DEBO. L’album conjugue les sonorités HIP HOP old school avec des touches peu communes de “rock instrumental, de musique électronique ou encore de mezoued stylisé” tout en donnant la plus grande importance encore et toujours au vocabulaire riche en artifices “Tuniso-tunisiens” propre à l’artiste. L'album sera également disponible en édition limitée mini-vinyles pour lecteur CD, accompagné de goodies et de stickers.   Tracklist : 01 - Incroyable 02 - Bouncy 03 - TOZ 04 - Chéda 3al Meda 05 - Ka3ba Lé 06 - M7albinlek 07 - Trouchkik 08 - Ah ! 09 - Frijidére 10 - Vitrina   Teasing, Happening et Release party Rois du teasing, Vipa et sa détonante équipe de DEBO ont entamé une campagne de communication au “goute à goute” qui a mêlé réseaux sociaux et happenings . D’abord un clip déjanté qui illustre bien le premier titre dévoilé “INCROYABLE”. L’ambiance évoque tantôt Missy Elliot, tantôt le délire cartoonesque de “Tamale” de Tyler The Creator . Ensuite, un Happening surprise où “Docteur” Vipa est monté sur scène en traversant la foule du dance floor du Carpe Diem - Tunis. La release party aura lieu ce ce Jeudi 30 Mars au Wax - Bar à Vinyle (Gammarth). L’occasion d’assister à un show déchaîné inédit de Vipa, qui sera rejoint par Massi.  

Hamdi Ryder : Clip tourné à Los Angeles, et résidence hebdomadaire Friday Boogie at Jas Bar

Une nouvelle ligne s’ajoute à la programmation du Jas Bar qui semble vouloir attirer l’attention de tous les amoureux du Groove. C’est le « Friday Boogie », la résidence hebdomadaire de notre talentueux Hamdi Ryder du collectif Downtown Vibes, qui sera, peut-être, votre rendez-vous préféré pour un voyage musical exaltant. Old School House à volonté !  [dropcap]L[/dropcap]e premier chapitre de cette aventure aura lieu ce vendredi et inclura Ryder ainsi que ces deux invités : Son acolyte de Downtown Vibes "Youstaaz"  et "Emine" du label Underground Source Records. Ce trio d’enfer va probablement vous offrir une ambiance des années 70 avec les rythmiques Funk, les percussions Disco et tous ceux dont vous aurez besoin pour revivre l’utopie de l’âge d’or de la dance. Ce voyage vous fera aussi explorer les racines de la House House, plus précisément le Chicago House qui était le Big Bang du mouvement qu’est la musique électronique et ses principaux pionniers tels que Franckie Knuckles, Marvin Louis Burns ou encore Ron Hardy. Les chapitres suivants seront une continuité bien homogène et harmonieuse de cette première soirée et vous réserveront plein de collaborations et de « Good Vibes ». Les vibes tunisiennes envahissent Santa Monica   [dropcap]I[/dropcap]l faut rappeler aussi que Hamdi Ryder est un de ces artistes qui commencent à franchir les limites de la scène locale pour atteindre l'arène internationale en essayant à la fois de suivre les tendances musicales mais tout en gardant leur identités artistiques. Après son morceau "Back To Back" qui fut joué par Mark Farina et Dj RaSoul en 2015, un autre titre s'ajoute à sa liste d'accomplissements et c'est "Girl You Need To", qui a été récemment publié sur Street player, une chaîne appartenant au magazine britannique référence Mixmag, destinée à promouvoir les jeunes découvertes. Le clip a été réalisé à l’emblématique plage de Santa Monica symbolisant le savoir vivre californien qui inclut l'art comme étant un de ses éléments principaux. On y voit dedans l'américain Jy Wright danser aux rythmes de Hamdi avec une énergie et une harmonie déconcertantes, qui ne manque pas d'ailleurs d’entraîner avec lui les nombreux passants de la côte. Vous pouvez également retrouver les membres du collectif Downtown Vibes chaque mois au Carpe Diem Tunis pour une résidence nommée "House Cutz" qui aura lieu tous les seconds Jeudi du mois.  Events Links : - Friday Boogie #1 at Jas Bar - HOUSE CUTZ #1

Entre mythe populaire et poésie charnelle, Ghoula célèbre son nouveau clip « Antari »
Read More

Depuis quelques temps Ghoula fait fureur auprès des jeunes et des moins jeunes, avec son mélange de tonalités culturelles qui réunit l’électro, l’acoustique et une touche de chaâbi. Wael Jegham n’a pas fini de nous faire rêver. On lève le voile aujourd’hui sur l’aura mystérieuse de leur dernier clip « anta(R)i ». [dropcap]A[/dropcap]malgame entre « anta li » qui veut dire (tu es à moi) et la console de jeu « Atari », cette composition suscite la nostalgie de l’enfance par son rythme envoûtant et la sensualité de l’expression corporelle que les danseurs Charfeddine Taouriti et Eva Legat ont su nous transmettre. Cette époustouflante chorégraphie a été orchestrée par Mado Msadek, sur une idée de la réalisatrice Fatma Ben Aissa, qui rappelons-le ont déjà travaillé en collaboration avec Ghoula sur le clip « Ba77it w chkit ». Le projet « anta(R)i » était pour eux une nouvelle occasion d’expérimenter de nouveaux horizons, le clip étant un empirisme de la légende populaire du «Boutellis ». Vous savez ce cauchemar éveillé qu’on a tous plus ou moins vécu au moins une fois, où vous vous réveillez complètement tétanisé avec cette impression terrifiante de suffoquer sous l’influence du pouvoir du fameux Boutellis (Al Jathoum en arabe). En effet, la chorégraphie représente une vision personnelle d’une expérience similaire vécue par Fatma. Le clip met en scène une jeune fille qui à son réveil voit « boutellis » et qui essaye de se débattre pour échapper à son emprise. Cependant ce combat est vite délaissé pour céder place à un jeu de séduction des plus fusionnels. Fatma Ben Aissa nous a confié que l’expérience était riche et que ses collaborateurs ont su parfaitement traduire l’émotion qu’elle a voulu transmettre apportant une véritable touche voluptueuse au clip.

“EL HOBB” : Le clip affriolant de Jawhar Basti qui sonde l’imaginaire populaire arabe
Read More

Vous le connaissez peut-être en tant qu’acteur, l’artiste Jawhar Basti revient avec Yallah Bye, un projet musical tout à fait inédit qui risque de vous faire entrer en transe. Charnel, dansant, et détraqué, El Hobb (Love) scrute les contradictions aliénantes de nos sociétés.   Retour sur un parcours qui en dit long [dropcap]J[/dropcap]awhar Basti a débuté sa carrière en tant qu’acteur. Sa première formation artistique était celle de comédien. Que ce soit sur les planches avec  Hobb story et Macbeth - Leila & Ben ou encore au cinéma avec « La Laine sur le Dos », court-métrage sélectionné à Cannes, Jawhar est un fidèle compagnon de route du metteur en scène Lotfi Achour. On a notamment pu le voir derrière les écrans chez Abdellatif Ben Ammar dans « Blessures De Palmiers » en 2010, avec Fadhel Jaziri dans « Trente/ Thalathoun », ainsi qu’aux côtés de Najwa Slama Limam dans son court métrage « Tiraillement ». Et depuis maintenant quelques années, Jawhar s’est tourné vers la musique devenant auteur-compositeur au succès crescendo. Après deux albums  « When rainbows call, my rainbows fly » et « Qibla Wa Qobla » - lauréat de l’Octave de la musique en Belgique et cité dans Les Inrocks parmi les 10 albums orientaux qu’il faut écouter - Jawhar est en train de nous préparer un troisième opus qui va être dans la continuité du second. « Pour le projet Jawhar, nous sortirons courant 2017 un ou deux titres pour annoncer l'album prévu pour automne 2017 », nous révèle-t-il.      Projet parallèle extravagant et sociétal [dropcap]A[/dropcap]vec leur dernier clip « El Hobb »,  Jawhar Basti et ses co-équipiers nous font vibrer les hanches, mais aussi les méninges. La chanson inaugure un nouveau projet qui se nomme « Yallah Bye », différent du projet « Jawhar », mais toujours avec le même groupe composé de David Picard aux claviers, Yannick Dupont à la basse, Alex Davidson au mixage, ainsi que Louis Evrard à la programmation. Cette nouvelle création ouvre les portes d’une expérience inédite en mélangeant « rboukh », « mezwed » et « electro » pour donner un effet explosif et transcendant. Pour l’équipe ça a été une occasion de se laisser aller en se basant plus sur l’intuition et le feeling que sur la connaissance rationnelle. « J’ai toujours eu envie de travailler sur un projet qui explore l'imaginaire populaire, que ce soit au niveau musical qu'au niveau de la thématique » Jawhar et ses collaborateurs ont transmis à travers le personnage possédé et ahuri du clip ce manque affectif que peuvent ressentir beaucoup de jeunes dans les sociétés arabes. Idéalisant le corps de la femme d’un côté et la faisant disparaître en tant qu’être social de l’autre, comme l’atteste sa représentation dans la vidéo, visage effacé sous un rideau de cheveux. Un clip scrutant la problématique du corps et de l’esprit et qui nous met face à nos propres démons.

Le réalisateur de HER signe un clip démentiel pour la marque Kenzo
Read More

Spike Jonze auteur du fabuleux HER, drame très contemporain sur la solitude moderne, et du clip d'une mélancolie inouïe d'Arcade Fire "The Suburbs", vient de signer pour le parfum de la maison japonaise une pub d'une extrême effervescence.     [dropcap]C[/dropcap]e court-métrage suit l'actrice et ancienne ballerine Margaret Qualley, fille d'Andie MacDowell, qu'on a notamment vue dans The Leftovers et Palo Alto, à travers un circuit de danse frénétique tout plein de mimiques, qui n'est pas sans rappeler une certaine chorégraphie ayant obtenue plus d'un milliard de vues sur Youtube. Normal vu que l'auteur du clip de Sia "Chandelier" n'est autre que Ryan Heffington, le même chorégraphe qui a collaboré avec Spike Jonze. Le personnage totalement détraqué nous évoque les bêtises qu'on aurait bien aimé faire si jamais personne n'était aux alentours lorsqu'une musique entraînante nous procure sur nos écouteurs cette sensation compulsive de folie. Spike Jonze s'était déjà fait remarqué par le passé avec les très décalés Being John Malkovich (Oscar du meilleur scénario original), Adaptation et Where the Wild Things Are, avant que la marque Kenzo fasse appel à ses talents pour son nouveau parfum.  

Le réalisateur de HER signe un clip démentiel pour la marque Kenzo

Spike Jonze auteur du fabuleux HER, drame très contemporain sur la solitude moderne, et du clip d'une mélancolie inouïe d'Arcade Fire "The Suburbs", vient de signer pour le parfum de la maison japonaise une pub d'une extrême effervescence.     [dropcap]C[/dropcap]e court-métrage suit l'actrice et ancienne ballerine Margaret Qualley, fille d'Andie MacDowell, qu'on a notamment vue dans The Leftovers et Palo Alto, à travers un circuit de danse frénétique tout plein de mimiques, qui n'est pas sans rappeler une certaine chorégraphie ayant obtenue plus d'un milliard de vues sur Youtube. Normal vu que l'auteur du clip de Sia "Chandelier" n'est autre que Ryan Heffington, le même chorégraphe qui a collaboré avec Spike Jonze. Le personnage totalement détraqué nous évoque les bêtises qu'on aurait bien aimé faire si jamais personne n'était aux alentours lorsqu'une musique entraînante nous procure sur nos écouteurs cette sensation compulsive de folie. Spike Jonze s'était déjà fait remarqué par le passé avec les très décalés Being John Malkovich (Oscar du meilleur scénario original), Adaptation et Where the Wild Things Are, avant que la marque Kenzo fasse appel à ses talents pour son nouveau parfum.  

ZooPolis a écouté Hmenou : Humour, Mashups hors du commun et Ukulélé

Hmenou, c'est son surnom et c'est aussi le nom que porte le projet Musical de ce jeune pilote d'avion de formation, qui loin de se plier aux règles, se tourne vers la musique pour y déverser sa créativité et faire participer ses amis dans ses délires. Une musique indie, un humour absurde à la Tunisienne, des décors simples pour ses clips et une fraîcheur inopinée,  le tout devenu viral sur les réseaux sociaux depuis la parution de la première vidéo sur Youtube en Mars 2016.   Un succès dû à la revisite du patrimoine musical ? [dropcap]O[/dropcap]n serait bien tentés d'écouter une cover pour comparer ou bien pour voir le plus qui émane de l'artiste interprète. Seulement avec les mashups de Hmenou, c'est toute une pilule de bonheur digitale qui nous est présentée. Dépoussiérer les anciennes œuvres Mezoued de Salah Farzit, de Hédi Habbouba ou encore de Fatma Boussaha n'était qu'une étape du processus de la renaissance que leur réservait le musicien Multi-instrumentiste, et c'est à l'aide d'un Ukulélé, d'un Saxophone, d'un clavier, d'une voix basse et d'une bande d'amis qu'il réinvente un univers Jazzy, doux et à la fois moqueur. En résultat : Des mashups farceurs dont l'un intitulé "Fatma Bousseha Tribute [Cover Medley]", réunit à la grande surprise de tous, la combinaison impossible ou presque de Fatma Boussaha, Med Amine Hamzaoui & Klay BBJ, Stevie Wonder ainsi qu' Anouer brahem avec un clip drôle et plaisant mais surtout orné de références cinématographiques.     Du 100 % spontané [dropcap]N[/dropcap]e pouvant se permettre de prendre un ton sérieux en reprenant "Chrigui baw" de Salah Farzit ou bien "Ya aam ecchifour" de Fatma Boussaha, le comique s'est fait naturellement  comme nous le révèle Hmenou. L'artiste est même pris au dépourvu lorsque nous lui demandons l'endroit insolite où il va nous emmener après "Cover fel Ghaba", "Cover in Ze Toilettes" et "Cover fel Barkoun" (comme les noms des vidéos l'indiquent), et rigole de l'anecdote nous assurant qu'il ne s'était même pas rendu compte de cette suite assez cohérente. Des restes d'un décor d'une soirée arrosée aux déchets dans la forêts, tout dans les clips montre le naturel et l'esprit décontracté avec lequel Hmenou réalise ses clips, pour peut être mettre en avant l'idée qu'en fin de compte son travail n'est qu'un résultat d'un quotidien banal d'un jeune Tunisien aux diverses influences artistiques. La preuve, il nous confie que rien n'est calculé et qu'en général c'est à la veille ou le jour même de la réalisation de l'oeuvre que tout est décidé sur un coup de tête. Et ensuite ? Revisiter et se réapproprier les morceaux populaires oubliés en cherchant à produire un son propre à lui fruit d'une synthèse de ses inspirations, est donc la spécialité de Hmenou, un artiste qui ne fait pas les choses à moitié puisqu'il compose, joue , chante, enregistre, filme et fait le montage tout seul. Il songe même à composer ses propres chansons, une information qui nous laisse à l’affût de toute nouvelle de ce jeune homme talentueux. On finit sur une vidéo où on le voit revisiter le déjà mythique thème du Season Finale de la saison 6 de Game of Thrones. Un morceau qui ne cesse de nous hanter depuis la fin de la série...  

"LIME SONG" d’Omar Aloulou : Un clip dantesque pour une vision du monde apocalyptique

Qui aurait cru que des explosions, un paysage désertique et une femme en burqa se déhanchant en faisant du hula hoop pour un clip de musique électronique pourrait être si captivant ? Cette idée nous la devons à la collaboration entre la réalisatrice libano-canadienne Léa Lahoud et le compositeur tunisien Omar Aloulou pour le morceau Lime Song .   Fruit d'une rencontre atypique  [dropcap]A[/dropcap]pproché par la jeune réalisatrice, Omar pense aux premiers abords avoir affaire à une simple vidéaste faiseuse de clips.  N’accordant pas une grande estime au concept des vidéoclips, il explique qu’il « aime bien l'idée de la musique comme chose en soi, ou comme un intercesseur vers l'imaginaire de l'auditeur." C'est alors que, séduit par les anciens travaux purement cinématographiques de la réalisatrice, il lui fait immédiatement confiance. Autour des réflexions d’Omar, Léa a su concevoir ce bijou. L’influence de l’univers des jeux vidéo sur Aloulou, insistant sur le rapport entre le réel et le virtuel, a été une piste pour la réalisatrice.   Ironie sur un monde qui part à la dérive [dropcap]D[/dropcap]es explosions spectaculaires suivent le tempo de la chanson. Des images qui hypnotisent. « On est un peu dans une vision apocalyptique du monde, mais où on explose littéralement de l'intérieur. », indique Omar Aloulou. C’est d’ailleurs ce type de représentations que l'on peut voir dans les médias ces jours-ci. Impossible de passer à côté de l’idée que Daech n’a pas traversé l’esprit des deux principaux concernés. « Oui il y a un peu d'ironie finalement, vu que le monde vu par Daech joue également sur le côté réel/virtuel. », ajoute Omar. Même si ces éléments ont alimentés la création de cette vidéo, Omar affirme qu’il « aime bien aussi laisser la libre interprétation aux spectateurs, sans trop les inciter à comprendre le pourquoi du comment.»     Nouveaux Soundrack et Album en Vue [dropcap]L[/dropcap]ime Song figurait parmi les deux titres auxquels Lahoud voulait s'attaquer (en plus d'un morceau bien hip-hop). Ce titre n'a pas tout à fait été choisi par hasard, puisqu'il constitue une sorte de pont avec ce qu’Aloulou compte sortir prochainement. Connu pour ses partitions originales de longs-métrages, notamment sur le film tunisien acclamé et multi-récompensé Hédi de Mohamed Ben Attia, et dans les prochains Fleur d’Alep de Ridha El Béhi et Benzine de Sarra Abidi, Aloulou travaille en ce moment sur son prochain album, assez différent de l'esprit Lime Song.  Signé par le label Shouka, le nouvel album sera une «adaptation libre d'un bouquin de Tolstoï en musique, ou plutôt les impressions laissées par [sa] lecture du livre». S’éloignant un peu de la musique électro, Omar propose une «musique avec des timbres électroniques» et un son «assez progressif». L’album est prévu pour le début de l’année 2017.