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CinéWax, pour les yeux du septième art

A la sortie de l’été, au Wax Bar, on reprend de bonnes habitudes. Motivé par la volonté de se réunir et de partager une passion commune pour le septième art, chaque dimanche, à partir de 19h, le cinéma y pose ses valises ! En avril dernier, l’équipe du Wax Bar a décidé de lancer un ciné-club, le « CinéWax ». Celui-ci, dédié aux jeunes réalisateurs et réalisatrices, tunisien-ne-s, leur offre la possibilité de projeter leurs films et d’en débattre, dans une ambiance décontractée et conviviale, sans prétention académique, animé par la spontanéité de tous. Bien qu’en Tunisie, chaque année, des centaines de courts-métrages sont réalisés, les salles de cinéma ne pratiquent pas les projections d’avant-séances. De ce fait, pour que ces films soient projetés, il faut attendre les festivals, tels que le Festival International du Film Amateur de Kélibia ou le Festival du Court au Kef, avant d’être perdu dans l’oubli. De ce constat, le « CinéWax » a eu pour intention de donner à ces œuvres un espace de projection et d’échange, gratuit et sans sélection au préalable. « Pour nous, chaque film raconte l’histoire de son équipe et leurs efforts. Nous ne faisons, donc, pas de sélection. D’ailleurs, nous préférons ne pas utiliser le terme professionnel ou amateur. Pour nous, chaque film mérite d’être vu et chaque débat doit participer à faire évoluer le cinéma en Tunisie », une idée que défend le ciné-club. Le CinéWax incarne la volonté de démocratiser le septième art, en faisant d’un lieu improbable, une salle de projection. Le club espère que la culture finira par envahir tout espace afin d’atteindre le plus de monde. « En facilitant l’accès à la culture on pourra aller, plus rapidement, vers une évolution sociale. Le CinéWax n’est pas une révolution culturelle, mais en multipliant cette initiative, nous pourrions y arriver », proclame le ciné-club. Pour sa rentrée, le CinéWax décide de s’agrandir. Prochainement, les moyens et longs métrages tunisiens feront leur entrée de champ, ainsi que des masters class. Cinéphiles, cinéastes, artistes, journalistes… le Wax Bar vous offre un moment de partage chaque dimanche, à partir de 19h, et c’est gratuit. Au programme, cette semaine, une édition spéciale Festival du Court au Kef (FCKef) avec : Rouge sur blanc de Raya Bouslah Nagra de Saif Chida Khalâa de Maher Hasnaoui 1999 de Haithem Sakouhi    par Amal Bint Nadia

No Made Culture & Melokim @Yüka

No Made Culture & Melokim @Yüka Le 19/08/2017 à 22:00 Yüka voir map Line upDétails Détails Deux coeurs battants, 4 oreilles mélomanes, un rythme de dingue, des machines et deux sensibilités incroyables ! Voici comment on peut décrire No Made Culture Aka DJ Ned B et Melokim!Et c’est avec beaucoup d’amour qu’ils vont envahir la « Love Zone » ce samedi …Du son par ici ;)No Made Culture : https://soundcloud.com/dj_ned_bMelokim : https://soundcloud.com/melokim Line Up No Made Culture aka Dj Ned B Melokim 1 2

La star de « Mommy » sous l’oeil du photographe tunisien Samy Hamila

On l'avait laissé obnubilé par la délicatesse naturelle des regards féminins,  cette fois-ci il change de fusil d'épaule en s'attaquant pour la première fois à une figure masculine, et pas des moindres, puisqu'il s'agit d'Antoine Olivier Pilon, la révélation de "Mommy", l'incontournable film de Xavier Dolan. 1 2 Des débuts bluffants...  Cette jeune bouille de 19 ans est certainement, dans le cinéma contemporain, une des têtes blondes chérubines qui a le plus marqué les cinéphiles. Antoine Olivier Pilon avait fait sensation en 2015 auprès du grand public et du Festival de Cannes en campant le rôle volcanique et fougueux d'un adolescent TDAH (trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) qui donne du fil à retordre à sa mère, veuve mono-parentale "white trash" dotée d'une pugnacité extraordinaire.Un amour douloureux borné d'obstacles qui finit par nous prouver que certaines vies valent tout de même la peine d'être vécues. Oeuvre d'une énergie implacable conduite d'une main de maître et avec emphase par le prodige du cinéma québécois Xavier Dolan, Mommy a fait date pour son dynamisme pop, son inventivité iconoclaste, et l'empathie féroce que possède l'auteur pour ses personnages.Un maelström émotionnel sauvage broyant passions, rires, peines, colères et regrets... Les émotions débordant le cadre des mots et les sensations vaporeuses ne se laissant pas attraper, en voici une de ces séquences emblématiques qui vous nouent la gorge, où vous pourrez voir toute l'étendue du jeu d'Antoine, résumant le caractère paradoxal de nos morceaux d'existence, à la fois cette beauté, et cette tragédie de la vie.  Autodicacte à l'ambition dévorante !  Autre jeune bourré de talents, Samy Hamila, tuniso-américain d'à peine 23 ans, est arrivé à se construire une notoriété dans son pays d'origine qui est parvenue à défier les frontières.Notoriété grandissante qu'il doit à sa capacité à saisir la douceur d'un moment, l'éclat d'un regard, mais surtout l'essence de la beauté des créatures qu'il s'emploie délicatement à sublimer à l'aide de la dextérité de son objectif.Après avoir suivi un cursus en métiers de l'Image dans une école de cinéma, il finit par se rendre compte que ce qui le fascine plutôt, c'est la faculté que possède la photographie à pouvoir raconter une histoire en usant d'une seule image statique. C'est ainsi qu'en passant des centaines d'heures sur Internet à parfaire sa culture photographique, il commence peu à peu à poser les bases de ce qui va être sa marque de fabrique : le portrait féminin intimiste.Puisant également dans sa culture cinématographique et musicale, il poursuit son ascension en s'intéressant davantage à ce qu'il y a derrière les images et l'objectif, et en établissant un rapport humain de confiance avec ses modèles, à travers lesquels il se voit lui-même. Le secret de son art il le définit comme suit : "Mon objectif c'est de faire en sorte que mes images soient comme une chanson. Vous ressentez un peu quand vous entendez de la musique, une chanson vous met dans une ambiance particulière et vous emmène quelque part, c'est ce que je vise"Mais ce qui va réellement le propulser sur les devants de la scène, c'est le concours qu'il remporte sur 500pxx, la référence internationale en matière de photographie. Celui des "meilleurs portraits féminins" aux côtés de pointures tels que Alessio Albi et Rob Woodcox. Depuis, ses clichés ont été publiées sur Dark Beauty Magazine, Worbz ou encore The Imaginarium, et ses portraits continuent à faire le tour du monde sur les réseaux sociaux et les sites de partage de photos avec plus de 4 millions de vues. 1 Vous pouvez retrouver l'intégralité des travaux de Samy Hamila sur son compte Instagram. Quant à Antoine Olivier Pilon, il continue de crever l'écran avec un personnage tout aussi fort, depuis quelques semaines, dans le film “1:54″.Centré autour de l'harcèlement scolaire, il y incarne un adolescent introverti et timide victime de ses camarades de classe. © Samy Hamila 

Novah Sayöz : Le Duo d'Artistes Créateurs d'Univers Fantasmagoriques

Au menu culturel de cette fin d'année 2016, on croque avec émerveillement deux surprises. Tout d'abord celle du retour de Vielikan, groupe de Death metal progressif, avec un single profond poétique et aux airs occultistes tout juste sorti le 29 décembre. Ensuite, celle d'une performance artistique étalée sur 2 jours au centre esthétique Feryel Studio, le 23 et 24 Décembre dernier, durant laquelle l'artiste Dharma Myriam Zéramdini a franchi la barrière entre le travestissement et l'illustration, pour réaliser une toile dans laquelle elle représente un monde de créatures et de formes, étant elle même déguisée en valkyrie. Ce qu'on a tendance à oublier c'est que le frontman de Vielikan (Fedor Souissi) et la douce guerrière nordique, ont créé une union de leurs univers respectifs pour former un duo des plus inattendus, réalisant à travers leurs œuvres un mariage entre deux modes d'expression engendrant un univers mystique là ou fusionnent lignes, couleurs et  ondes sonores. [dropcap]C[/dropcap]e projet au nom de Novah Sayöz, est la parfaite combinaison entre musique et art plastique. Dans une ère où prônent le métissage et la fusion, leur concept n'est pas que bien accueilli car en plus de ce mélange insolite, les deux artistes explorent des pistes peu explorées, entre autres celle de la stimulation des sens dans le but de faire vivre au spectateur qui se rend dans leurs expositions, une bouffée d'émotions. Première étincelle [dropcap]L[/dropcap]eur tout premier enfant est un monde. Le monde d'AGARTHA. Un univers inspiré de l'origine du mythe d'Agartha, une cité légendaire située dans le cœur de la terre qui détiendrait en elle une grande sagesse. Justement, les animaux hybrides de ce monde sous-terrain post apocalyptique, ravagés par le nucléaire et tous  créés et imaginés par Myriam, sont des personnages dénonciateurs d'une société humaine sauvage et consumériste. Ils portent en eux la rédemption de l'humanité tout en étant un résultat des mauvaises pratiques de l'homme. Ces survivants à l'apocalypse causé par les humains se rallient ainsi à la cause écologique fournissant aux toiles de la valkyrie un caractère d'arme de combat. Ces créatures dans leur aspect ainsi que dans leur milieu de vie, sont graphiquement conçues de manière à rendre hommage aux univers cyberpunk et steampunk. Cette ambiance sombre et particulière donne du terrain aux créations musicales post-rock de Fedor qui viennent se mêler aux visuels de la manière la plus harmonieuse qui soit. Entre musique et dessins, une complémentarité s'impose, on se laisse emporter par les deux à la fois, on ne trouve pas grande difficulté à voyager mentalement vers une terre où le monde actuel n'existe plus. Le son intemporel, explore les illustrations, fait bouger les lignes, bouscule dans une nébulosité inexpliquée et fait parler les habitants d'Agartha. Dans des morceaux tels que Step', on sent à travers les notes comme une douleur étouffée, on plonge dans un tunnel sans fin, un abysse interminable. Le tout est une aventure dans les entrailles d'un post-mundo où la survie est une question récurrente. Dans Agartha on touche à l’abîme et on creuse en soi en cherchant des réponses à nos questions. Nos artistes se définissent comme "créateurs d'univers" et sont fidèles à leur parole car en créant Agartha, ils ne laissent rien au hasard. C'est les détails fins, bien imaginés et reproduits qui constituent la beauté et la complexité de cet écosystème qui a désormais une carte géographique, et même une capitale au nom de "Shambhala", elle même à la base, un royaume mythique d'origine tibétaine. Ayant trouvé refuge chez Hajer Azouz à la Maison sur la Plage, le projet a pu voir le jour et a surpris l'audience par sa particularité.  Au moyen de cette création, on a pu fouiller dans les fonds des personnalités chaotiques des deux artistes et les toucher réellement ; On pourrait rapidement saisir par exemple, l'obsession de Myriam pour les détails car en plus de proposer des dessins complexes, faits de techniques mixtes dont le pointillage, une loupe est proposée dans l'exposition afin que le visiteur puisse voir les recoins de l'illustration. De Dali à Miyazaki : Des Influences marquées [dropcap]T[/dropcap]rès influencés par le courant surréaliste et notamment par Salvador Dali, les artistes prouvent ceci à travers leurs créations surtout celles illustrées. Cependant, on trouve de tout et ça va de Miyazaki, dessinateur et réalisateur japonais, aux jeux vidéos tels que The legend of Zelda et Fallout, aux créateurs de mode tels que Jean Paul Gauthier. Sur la plan musical, on se situe entre le post rock, le metal extrème, le folk metal et même des références à la musique tzygane en hommage aux origines ukrainiennes de Fedor. Agartha, un projet parmi tant d'autres ! [dropcap]A[/dropcap]gartha a fait du chemin durant une année et s'est même exporté en France mais n'est qu'un premier pas pour Novah Sayöz qui promettent un projet pour 2017, plus concret selon eux et bien plus hétéroclite et on devine que ce sera une expression artistique conceptuelle fidèle à l'esprit du duo qui n'aime pas définir son art mais plutôt le laisser infini. Suite à une légère touche d'art numérique dans leur dernière exposition, ils nous révèlent la possibilité d'explorer cette piste là dans des projets futurs. Novah Sayöz ne précisent pas encore le sujet de leur prochain univers mais assurent une théâtralité et une complexité, chose qui fait jubiler ceux qui ont été touchés par les travaux des deux artistes ainsi que par Agartha. Vous pouvez consulter l'intégralité de l'album autour d'Agartha sur la chaîne Youtube de Novah Sayöz Vous pouvez aussi explorer l'univers visuel de ce projet sur la page de l'illustratrice Dharma Myriam Zéramdini - Artworks  

ZooPolis a écouté Hmenou : Humour, Mashups hors du commun et Ukulélé

Hmenou, c'est son surnom et c'est aussi le nom que porte le projet Musical de ce jeune pilote d'avion de formation, qui loin de se plier aux règles, se tourne vers la musique pour y déverser sa créativité et faire participer ses amis dans ses délires. Une musique indie, un humour absurde à la Tunisienne, des décors simples pour ses clips et une fraîcheur inopinée,  le tout devenu viral sur les réseaux sociaux depuis la parution de la première vidéo sur Youtube en Mars 2016.   Un succès dû à la revisite du patrimoine musical ? [dropcap]O[/dropcap]n serait bien tentés d'écouter une cover pour comparer ou bien pour voir le plus qui émane de l'artiste interprète. Seulement avec les mashups de Hmenou, c'est toute une pilule de bonheur digitale qui nous est présentée. Dépoussiérer les anciennes œuvres Mezoued de Salah Farzit, de Hédi Habbouba ou encore de Fatma Boussaha n'était qu'une étape du processus de la renaissance que leur réservait le musicien Multi-instrumentiste, et c'est à l'aide d'un Ukulélé, d'un Saxophone, d'un clavier, d'une voix basse et d'une bande d'amis qu'il réinvente un univers Jazzy, doux et à la fois moqueur. En résultat : Des mashups farceurs dont l'un intitulé "Fatma Bousseha Tribute [Cover Medley]", réunit à la grande surprise de tous, la combinaison impossible ou presque de Fatma Boussaha, Med Amine Hamzaoui & Klay BBJ, Stevie Wonder ainsi qu' Anouer brahem avec un clip drôle et plaisant mais surtout orné de références cinématographiques.     Du 100 % spontané [dropcap]N[/dropcap]e pouvant se permettre de prendre un ton sérieux en reprenant "Chrigui baw" de Salah Farzit ou bien "Ya aam ecchifour" de Fatma Boussaha, le comique s'est fait naturellement  comme nous le révèle Hmenou. L'artiste est même pris au dépourvu lorsque nous lui demandons l'endroit insolite où il va nous emmener après "Cover fel Ghaba", "Cover in Ze Toilettes" et "Cover fel Barkoun" (comme les noms des vidéos l'indiquent), et rigole de l'anecdote nous assurant qu'il ne s'était même pas rendu compte de cette suite assez cohérente. Des restes d'un décor d'une soirée arrosée aux déchets dans la forêts, tout dans les clips montre le naturel et l'esprit décontracté avec lequel Hmenou réalise ses clips, pour peut être mettre en avant l'idée qu'en fin de compte son travail n'est qu'un résultat d'un quotidien banal d'un jeune Tunisien aux diverses influences artistiques. La preuve, il nous confie que rien n'est calculé et qu'en général c'est à la veille ou le jour même de la réalisation de l'oeuvre que tout est décidé sur un coup de tête. Et ensuite ? Revisiter et se réapproprier les morceaux populaires oubliés en cherchant à produire un son propre à lui fruit d'une synthèse de ses inspirations, est donc la spécialité de Hmenou, un artiste qui ne fait pas les choses à moitié puisqu'il compose, joue , chante, enregistre, filme et fait le montage tout seul. Il songe même à composer ses propres chansons, une information qui nous laisse à l’affût de toute nouvelle de ce jeune homme talentueux. On finit sur une vidéo où on le voit revisiter le déjà mythique thème du Season Finale de la saison 6 de Game of Thrones. Un morceau qui ne cesse de nous hanter depuis la fin de la série...  

"Winou El Patrimoine" lance enfin son site Internet (Bêta)

Inspirée par la campagne lancée sur Facebook « Winou El Trottoir », "Winou El Patrimoine" est une action mise en place en août 2015 initiée par l’association "Édifices Et Mémoires" qui œuvre d’une manière globale pour la mise en valeur du patrimoine architectural tunisien délaissé. Explications avec Emin Turki, l’un des quatre architectes fondateurs du mouvement.                                                                     Villa Zriba El Olia   [dropcap]L'[/dropcap]idée est née suite à un manque cruel d'informations autour de tout ce que la Tunisie recèle en matière de patrimoine architectural. "Quand on parle de patrimoine en Tunisie, on pense tous Médinas ou maisons à Patio, la quasi-totalité des édifices en dehors des remparts des médinas n'est pas considérée, dans la conscience collective comme étant du patrimoine hormis les grandes adresses touristique comme El Jem ou la mosquée de Okba à Kairouan.", nous confie Emin Turki. L'objectif était de démontrer qu'il existe également un patrimoine méconnu en dehors de ce périmètre là et qu'il peut exister une autre forme et une autre expression comme, pour ne citer qu'eux ; les édifices construits pendant la colonisation d’ailleurs appelés communément « bani francis », les installations militaires de la 2ème guerre mondiale, ou ceux que la Tunisie a construit après l’indépendance comme l’hôtel du lac, les marabouts, les installations industrielles…                                                                            Villa Coloniale     [dropcap]A[/dropcap]insi, des internautes publient régulièrement des photos de sites qu’ils ont eux même observé, dans le but de scruter les bâtiments délaissés et abandonnés. En vérité, l’action de l’association « Édifices Et Mémoires » se déroule sur trois étapes.   Etape 1 : La sensibilisation et l’identification Consistant à désigner et identifier ce qui fait partie de notre patrimoine. Cette première étape est considérée par Emin Turki comme "très importante car elle nous permet de nous rendre compte de l’existence du patrimoine architectural qui nous entoure » devenant ainsi « un premier pas pour la sauvegarde ». Pour cela, un site a été mis en place (www.edifices-et-memoires.com) afin de localiser ce qu’on considère comme patrimoine dans notre pays. Ce site se doit d’être « une référence pour des projets de recherche, et permettre à certains de visiter également les édifices pendant leurs vacances ou déplacements ». Cependant, le site est en cours de construction (version BETA), et,  bien que le travail soit énorme, « il faut bien commencer quelque part ». Etape 2 : La réhabilitation des édifices abandonnés et en ruine : Cela revient à « argumenter qu'un édifice avec une histoire vaut plus cher à la revente qu'un bâtiment neuf, que la réhabilitation coûte moins cher que le neuf." C'est à dire l'histoire comme valeur ajoutée au foncier : La formation d'artisans pour les techniques de restauration et de réhabilitation. Etape 3 : Travailler sur le volet législatif : Cela revient à « œuvrer pour sauvegarder les édifices en revoyant les plans d’aménagement urbain, qui causent, des fois, plus de dégâts que les promoteurs ». "Nous pouvons affirmer aujourd'hui que nous contribuons considérablement à sensibiliser des citoyens à la question du patrimoine."                                                                   Palais de Chaouat   Un site interactif réunissant plus de 500 sites en préparation   [dropcap]L'[/dropcap]association est sur une bonne dynamique. Plus de 500 sites ont été recensés sur le groupe facebook animé par ses membres. Pour l'instant, seulement le 1/10ème a été intégré sur le site internet. "Les membres commentent, partagent posent des questions cela prouve que les citoyens s’intéressent à leur histoire exprimée par l'architecture des différentes époques qu'a vécu la Tunisie." D’autres personnes de nationalités différentes suivent ce phénomène de très près. Parmi eux : des italiens, des maltais, des algériens, des français, des marocains qui réagissent et interagissent dans le groupe.  "Préserver par la sensibilisation, se rendre compte de l’existence du patrimoine qui nous entoure, se l’approprier,  est un premier vers la préservation." D’ailleurs à ce titre, l'initiative est parvenue au dernier mois de Février à sauver un immeuble colonial situé à Bizerte de la démolition en médiatisant l’affaire, en expliquant pour quelles raisons il ne fallait pas le démolir et penser plutôt à le réhabiliter.                                                            Eglise Saint-Alexandre-Nevski  

Le Coach de Sortie de vos Nuits ramadanesques

C’est parti pour 30 jours de flâneries nocturnes interminables pour tous ceux et celles qui ont l’habitude de s’adonner à des activités, bien « différentes » de ce que peut réserver le ramadan aux jeunes tunisiens. Festivités, culture et divertissements ont toujours fait bon ménage et fort heureusement, ceci ne risque pas de changer durant le mois saint. Celui de 2016 rimera avec hibernation le jour ! La nuit, par contre, c’est une toute autre paire de manche. Zoopolis.TV est parti dénicher pour vous les meilleurs plans loisirs « post-iftar » sur le grand Tunis. Et on ne peut pas dire qu’on n’a pas été gâté cette année…   Les veillées nocturnes ramadanesques se sont aussitôt mêlées à la culture principalement locale du pays. Un petit tour d’horizon s’impose …   [divider] 1-    « Layali Downtown » au Café Théâtre « le mondial »  [dropcap]C[/dropcap]e festival, qui n’a pas laissé de marbre l’année dernière, revient en 2016 avec une toute nouvelle programmation alléchante ! Lors d’une conférence de presse organisée dans la matinée du 3 juin, l’équipe organisatrice a briffé son public sur ce qu’elle réserve à ses festivaliers du 11 juin au 3 juillet. Théâtre, danse et une surdose de musique rythmeront les nuits de ce café culturel, à partir de 22h30. Cet espace s’est toujours engagé dans la promotion des jeunes talents certes, mais pour cette édition, des jeunes professionnels de la scène culturelle ont répondu présents. Halim Yousfi & The Back to Reggae band ouvriront le bal le 11 juin, suivront les spectacles Stambali, Nour Haraketi, Hatem Karoui, Yasmine Azaiez et ZOMRA, entre autres … Une succession de soirées organisées pour les 120 personnes chanceuses qui seront sur place. Les moins chanceux pourront suivre en direct les spectacles de « Layali Doowntown » sur l’application Facebook Live. Pour en savoir plus sur le programme   [divider] 2-    « Founoun el Bouhayra » / Les arts du lac aux Berges du Lac   [dropcap]T[/dropcap]andis que quelques festivals se renouvellent d’autres fleurissent aux environs du centre ville, comme c’est le cas aux Berges du lac, qui accueillera la première édition d’un festival haut en couleurs où toutes les disciplines artistiques déjà existantes, y compris la mode, fusionneront afin d’offrir aux aficionados de l’art des nuits mémorables. « Founoun el bouhayra » accueille une panoplie de spectacles qui promettent "nouveautés, innovations et pas mal de surprises". Ce festival d’envergure se déroulera dans l’enceinte d’un amphithéâtre de 3000m² à ciel ouvert, situé dans un complexe spacieux haut de gamme au Lac 1 et pouvant rassembler jusqu’à 800 personnes assises. Les prix des billets sont fixés à 20dt par place pour les 19 spectacles au programme à découvrir sur cette page.   [divider] 3-    "Ben’s Café" [dropcap]U[/dropcap]n autre café culturel, situé du coté de Lafayette - Tunis, se mobilise également afin de promouvoir la culture et les arts durant le mois saint, en offrant à sa clientèle quelques soirées open mic hebdomadaires qui s’organiseront en présence d’invités issus de la scène artistique comme Sabry Mosbeh, Salam Mr et Med Amine Hamzaoui. Ons Jabeur, Khalil Jridi et Marwen Lariane, entre autres seront aussi présents lors des Ben’s Comedy Club en tant qu’invités : des soirées qui laissent libre court à l’humour et à la détente, sans oublier la veillée « Stambali ». Les soirées du Ben’s Café seront rythmés par des tournois d’UNO et des parties de karaoké et se clôtureront chaque jours avec des mets fait maison pour les adeptes du jeûne et du « s7our ». À bon entendeur … Suivez la page facebook pour tout détail supplémentaire.     [divider] 4-    "L’Agora"   [dropcap]U[/dropcap]n autre temple de la culture fête le ramadan autrement, cette année ! L’équipe organisatrice adapte sa programmation ciné aux amoureux du 7ème art et projettera le tant attendu « The Warcraft » lors de la première semaine du ramadan le Vendredi 10 juin. La veille, place au talentueux slameur Brahim Ayari qui prendra d’assaut le café de l’Agora. Jeudi 9 juin, la clientèle de cet espace aura droit à la première des « Jeudis de l’orient » et bénéficieront d’un concert grand écran d’Om Kalthoum, transmis en plein air. De sources plus que sûres, les trois semaines à venir verront défiler des surprises de taille ! L’équipe de l’Agora préfère garder le suspense jusqu’au bout. Le reste de la programmation sera publié ultérieurement.     [divider] 5-  "La Villa 78" [dropcap]T[/dropcap]oujours dans la même lignée des événements attendus, la réouverture imminente de la Villa 78, ce lundi, 6 juin à partir de 11h du matin. De la bouffe et des boissons (non alcoolisées !) fait maison, vous seront servis, à longueur de journée, du matin jusqu’à 3h du mat, heure du « s7our », qui s‘étalera certainement un petit peu plus après… Un menu rupture du jeûne est également fixé au quotidien ! La fermeture temporaire mais Ô combien brutale de cet endroit, extrêmement prisé du centre ville, avait provoqué l’indignation d’un grand nombre de fêtards sur Tunis et un tollé de réactions en ligne. Ces mêmes noctambules qui sont finalement partis se consoler au Terminal 2B à Gammarth, géré par la même équipe, en attendant sa réouverture. Ce qui est maintenant chose faite ! Une si bonne nouvelle  ne peut que rajouter du baume au cœur de sa clientèle, auparavant si gâtée lors des soirées ramadanesques. Le planning des soirées culturelles et artistiques de la Villa est actuellement en cours de préparation, mais verra bel et bien le jour très prochainement. Pour ce mois de convivialité, différents débats seront également prévus. Vous pouvez suivre l’actualité de la Villa 78 ici.   Par ailleurs, chers zoopolitains, pas de panique ! L’équipe fouineuse de ZoopolisTV vous tiendra au courant en ce qui concerne « les soirées surprises » et les « surprise-guest », également programmés au planning des festivités citées ci-dessus. En attendant de reprendre un rythme de vie normal, il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter une excellente errance ramadanesque !

FRAYJYA : L'Expo qui veut revaloriser le dialogue entre le spectateur et l'artiste

Si on décide d'exposer une oeuvre d'art, c'est qu'elle est porteuse de message ou de simple désir de partage et d'expression. C'est là que FRAYJYA tente à sa seconde édition d'établir les deux. Cette exposition réunira une vingtaine d'artistes talentueux entre plasticiens, photographes et architectes et se tiendra du 25 mai au 15 juin au SafSaf à la Marsa.     [dropcap]F[/dropcap]RAYJYA ou bien "ceux qui regardent" est un euphémisme de la passivité, spécificité Tunisienne, et c'est en provoquant un éventuel sourire, qu'il nous oriente vers le spectateur, maillon principal de cette initiative. En effet, c'est à travers cet événement que l'organisatrice Myriam Kallal, peintre autodidacte bourrée de talent, tente d'établir un dialogue entre l'artiste et le spectateur à travers l'exposition d’œuvres incitant à la profonde réflexion mais surtout par des conférences, workshops et performances interactives s'étalant sur tout le long de l'exposition. Ayant eu un entretien avec Myriam Kallal et Amine Boussofara, l'un des photographes les plus influents de la photographie rurale en Tunisie et l'un des artistes qui vont exposer mais aussi assurer des performances durant l'exposition, ils nous révèlent leur vision autour du comportement sociétal vis-à-vis de l'art. Une vision réaliste mettant en exergue l'incompréhension de l'art devenu désormais élitiste dans la société Tunisienne. Ils nous confient que selon leur approche du milieu artistique, ils en arrivent aussi à déduire que dans cette société de consommation, l'oeuvre artistique est extirpée de ses connotations et résumée exclusivement en une matière décorative ou bien en une opportunité pour faire du commerce, et que c'est dans cette optique là que ces artistes se considèrent avoir un rôle primordial dans le fait de poser cette problématique à travers FRAYJYA.     FRAYJYA est donc là non pas pour poser des questions au public mais de faire que ce public pose des questions à l'art, qui viendrait à travers cette aventure humaine, visuelle et sensorielle, secouer le Frayji (celui qui regarde) et le bousculer vers des interrogations alimentées par sa curiosité. Le public sera donc embarqué notamment grâce à des activités tels que "Urban Sketchers", un atelier animé par Rached Triki (architecte) et Tarek Souissi (enseignant aux beaux arts de Nabeul) qui réunirait les personnes amatrices de dessin urbain, architectural ou tout simplement désireux des nouvelles expériences, sous le thème du "patrimoine architectural de la Marsa".   Des conférences tels que celle nommée "les femmes mystiques soufies du Moyen Orient à l'occident" présentée par Selim Lafif, enseignant, écrivain et chercheur notamment en philosophie, auront lieu et un appel aux musiciens de rue, performeurs et tagueurs a été lancé par les organisateurs afin d’appuyer encore plus le concept de vulgarisation de l'art et permettre à tous les passionnés de s'exprimer librement, mais surtout pour revaloriser les expositions artistiques organisées le plus souvent dans des espaces clos où prône la commercialisation, dévêtant ainsi les œuvres d'arts de leur rôle. Le vernissage de cette exposition qui réunira des artistes talentueux tels que Selmen Nehdi, Baba Othmen, Ahmed Zelfani, Yosra Mzoughi, Adel Akermi, Hela Ammous... aura lieu le mercredi 25 Mai au SafSaf  à 17h pétantes.  

CHOUFTOUHONNA : Une lueur d'espoir pour l'art féministe en Tunisie

Dans une ère ou le féminisme se voit bombarder de connotations et d'interprétations péjoratives à cause des formes extrêmes de sa pratique, et que simultanément différentes formes de ségrégations sont pratiquées contre la gente féminine, une tentative de résurrection se fait remarquer, celle d'un collectif d'activistes réunis sous la tutelle d'une association au nom de Chouf. Des féministes assoiffés d'art et de culture qui se veulent écoutées dans ce brouhaha de négligence autour d'une cause qu'ils défendent en toute sincérité, et ce par le biais de la seconde édition du festival Chouftouhonna.     [dropcap]P[/dropcap]remier festival féministe en Tunisie, Chouftouhonna relève le défi qu'il s'impose à lui même ; offrir aux femmes qu'elles soient Tunisiennes ou pas, l'opportunité de s'exprimer librement, de se dévêtir de toute forme d'oppression morale ou autre pour donner libre-court à leur créativité et à leur inventivité dans un cadre d'échange culturel varié, engagé mais surtout humain au sein d'un pays ou des libertés fondamentales des femmes sont encore sujet de réflexion. Pluridisciplinaire, le programme du festival est riche en activités artistiques en compétition et hors compétition. Les arts plastiques, les arts scéniques, le cinéma, la photographie, la musique et les arts graphiques sont à l'honneur à travers des ateliers animés par différents artistes tels que Sara Moralo ou bien Olof Dreijer (The Knife), ainsi que des projections de films et des live sessions qui s'étendront sur trois bonnes journées: Le 13, 14 ainsi que le 15 du mois de Mai.     [dropcap]U[/dropcap]n jury constitué de 5 femmes toutes aussi talentueuses, à savoir la compositrice et producteur Suédoise Karin Dreijer, la peintre, dessinatrice et étudiante en arts plastiques Nadia khiari, l'artiste et femme de droit Hela Ammar, la réalisatrice Hinde Boujemaa, ainsi que la chorégraphe et enseignante Nawal Skandrani. Notre rendez-vous avec l'art féminin et féministe se tiendra à l'espace Mad'art carthage et ce sera avec un agréable plaisir que nous irons à la rencontre d'une multitude d'artistes issus de différents milieux et de diverses nationalités. Nous invitons femmes et hommes à aller se ressourcer et d'assister aux tables rondes autour desquelles débats et explications auront lieu sur des sujets comme Les différents points de vue sur le féminisme ou Les Réseaux et alliances féministes. L'apprentissage sera au rendez-vous notamment grâce à des ateliers autour du beat-making et de la musique électronique, du dessin mais aussi de concepts créatifs usant des moyens du quotidien pour se décaler et participer à la création artistique tel que l'atelier d'apprentissage de la photographie et de la vidéo en usant des Smartphones, une manière de transformer un outil que nous utilisons de manière basique en un moyen d'expression artistique. Avec une seule journée au programme de l'année dernière pour la première édition du festival et pour laquelle se sont déplacées plus de 700 personnes pour interagir avec plus de 70 artistes de 14 nationalités différentes, cette édition plus consistante avec plus de 116 participantes, s'annonce prometteuse et représentera peut être une nouvelle victoire pour Chouf Minorities, pour les femmes ainsi que pour la diversité de l'art féministe sur la scène culturelle Tunisienne.

Tunis sur Seine : La Rive Sud de la Méditerranée s'installe à Paris

La culture tunisienne s'exporte à Paname ! Une brise venue de l'autre côté de la méditerranée ventilera sur la ville lumière vers la fin du mois entre le 20 et le 22 Mai.   [dropcap]P[/dropcap]our sa première édition, Tunis Sur Seine, ouvrira le bal avec des festivités qui seront dédiées à la coexistence. Un partenariat opéré entre plusieurs acteurs de la scène culturelle tunisienne et une team de valeureux bénévoles a été mis en place. Cette manifestation pluridisciplinaire aura pour objectif de faire découvrir aux parisiens, et éventuellement aux tunisiens expatriés, un large panel de tous les talents qui recèle la Tunisie, que ce soit en matière de musique, de cinéma, de photographie et de théâtre, mais aussi de mode, de littérature et de gastronomie. Pendant tout un week-end, cet éventail culturel se déploiera pour faire la part belle de l'ouverture et de la tolérance, reflétant une détermination à mettre en valeur les jeunes générations en s'adressant à eux, ainsi qu'à tous les amis de la Tunisie. Le thème de cette année a été introduit afin de favoriser le dialogue entre les cultures et l'échange artistique.   7 principaux thèmes charpenteront la programmation, disséminée sur plusieurs secteurs parisiens : • Musique : Ciné-concert autour du 7ème Sceau d'Ingmar Bergman par YNLFX, Electronic Concert avec Dawan, Jugurtha et VJ Mogli, et Live Bands "Tunisie Sur Scène". • Cinéma : Projection de film(s) tunisien(s), débat et échanges. • Littérature : Opération de cross-booking. • Photographie : Expo photo, une immersion dans la Tunisie d’antan  "Un été entre la goulette et Kheireddine 1960/1970 photographies de Henri Tibi". • Stand-up : Rendez-vous avec l’humour à la tunisienne avec Hakim Jemili, Zgary et Thibault Manaï. • Gastronomie : Workshop & dégustation "Brunch autour de la cuisine tunisienne". • Mode : Installation et défilé avec des créations tunisiennes.   Informations : info@tunis-sur-seine.com