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CinéWax, pour les yeux du septième art

A la sortie de l’été, au Wax Bar, on reprend de bonnes habitudes. Motivé par la volonté de se réunir et de partager une passion commune pour le septième art, chaque dimanche, à partir de 19h, le cinéma y pose ses valises ! En avril dernier, l’équipe du Wax Bar a décidé de lancer un ciné-club, le « CinéWax ». Celui-ci, dédié aux jeunes réalisateurs et réalisatrices, tunisien-ne-s, leur offre la possibilité de projeter leurs films et d’en débattre, dans une ambiance décontractée et conviviale, sans prétention académique, animé par la spontanéité de tous. Bien qu’en Tunisie, chaque année, des centaines de courts-métrages sont réalisés, les salles de cinéma ne pratiquent pas les projections d’avant-séances. De ce fait, pour que ces films soient projetés, il faut attendre les festivals, tels que le Festival International du Film Amateur de Kélibia ou le Festival du Court au Kef, avant d’être perdu dans l’oubli. De ce constat, le « CinéWax » a eu pour intention de donner à ces œuvres un espace de projection et d’échange, gratuit et sans sélection au préalable. « Pour nous, chaque film raconte l’histoire de son équipe et leurs efforts. Nous ne faisons, donc, pas de sélection. D’ailleurs, nous préférons ne pas utiliser le terme professionnel ou amateur. Pour nous, chaque film mérite d’être vu et chaque débat doit participer à faire évoluer le cinéma en Tunisie », une idée que défend le ciné-club. Le CinéWax incarne la volonté de démocratiser le septième art, en faisant d’un lieu improbable, une salle de projection. Le club espère que la culture finira par envahir tout espace afin d’atteindre le plus de monde. « En facilitant l’accès à la culture on pourra aller, plus rapidement, vers une évolution sociale. Le CinéWax n’est pas une révolution culturelle, mais en multipliant cette initiative, nous pourrions y arriver », proclame le ciné-club. Pour sa rentrée, le CinéWax décide de s’agrandir. Prochainement, les moyens et longs métrages tunisiens feront leur entrée de champ, ainsi que des masters class. Cinéphiles, cinéastes, artistes, journalistes… le Wax Bar vous offre un moment de partage chaque dimanche, à partir de 19h, et c’est gratuit. Au programme, cette semaine, une édition spéciale Festival du Court au Kef (FCKef) avec : Rouge sur blanc de Raya Bouslah Nagra de Saif Chida Khalâa de Maher Hasnaoui 1999 de Haithem Sakouhi    par Amal Bint Nadia

No Made Culture & Melokim @Yüka

No Made Culture & Melokim @Yüka Le 19/08/2017 à 22:00 Yüka voir map Line upDétails Détails Deux coeurs battants, 4 oreilles mélomanes, un rythme de dingue, des machines et deux sensibilités incroyables ! Voici comment on peut décrire No Made Culture Aka DJ Ned B et Melokim!Et c’est avec beaucoup d’amour qu’ils vont envahir la « Love Zone » ce samedi …Du son par ici ;)No Made Culture : https://soundcloud.com/dj_ned_bMelokim : https://soundcloud.com/melokim Line Up No Made Culture aka Dj Ned B Melokim 1 2

La star de « Mommy » sous l’oeil du photographe tunisien Samy Hamila
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On l'avait laissé obnubilé par la délicatesse naturelle des regards féminins,  cette fois-ci il change de fusil d'épaule en s'attaquant pour la première fois à une figure masculine, et pas des moindres, puisqu'il s'agit d'Antoine Olivier Pilon, la révélation de "Mommy", l'incontournable film de Xavier Dolan. 1 2 Des débuts bluffants...  Cette jeune bouille de 19 ans est certainement, dans le cinéma contemporain, une des têtes blondes chérubines qui a le plus marqué les cinéphiles. Antoine Olivier Pilon avait fait sensation en 2015 auprès du grand public et du Festival de Cannes en campant le rôle volcanique et fougueux d'un adolescent TDAH (trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) qui donne du fil à retordre à sa mère, veuve mono-parentale "white trash" dotée d'une pugnacité extraordinaire.Un amour douloureux borné d'obstacles qui finit par nous prouver que certaines vies valent tout de même la peine d'être vécues. Oeuvre d'une énergie implacable conduite d'une main de maître et avec emphase par le prodige du cinéma québécois Xavier Dolan, Mommy a fait date pour son dynamisme pop, son inventivité iconoclaste, et l'empathie féroce que possède l'auteur pour ses personnages.Un maelström émotionnel sauvage broyant passions, rires, peines, colères et regrets... Les émotions débordant le cadre des mots et les sensations vaporeuses ne se laissant pas attraper, en voici une de ces séquences emblématiques qui vous nouent la gorge, où vous pourrez voir toute l'étendue du jeu d'Antoine, résumant le caractère paradoxal de nos morceaux d'existence, à la fois cette beauté, et cette tragédie de la vie.  Autodicacte à l'ambition dévorante !  Autre jeune bourré de talents, Samy Hamila, tuniso-américain d'à peine 23 ans, est arrivé à se construire une notoriété dans son pays d'origine qui est parvenue à défier les frontières.Notoriété grandissante qu'il doit à sa capacité à saisir la douceur d'un moment, l'éclat d'un regard, mais surtout l'essence de la beauté des créatures qu'il s'emploie délicatement à sublimer à l'aide de la dextérité de son objectif.Après avoir suivi un cursus en métiers de l'Image dans une école de cinéma, il finit par se rendre compte que ce qui le fascine plutôt, c'est la faculté que possède la photographie à pouvoir raconter une histoire en usant d'une seule image statique. C'est ainsi qu'en passant des centaines d'heures sur Internet à parfaire sa culture photographique, il commence peu à peu à poser les bases de ce qui va être sa marque de fabrique : le portrait féminin intimiste.Puisant également dans sa culture cinématographique et musicale, il poursuit son ascension en s'intéressant davantage à ce qu'il y a derrière les images et l'objectif, et en établissant un rapport humain de confiance avec ses modèles, à travers lesquels il se voit lui-même. Le secret de son art il le définit comme suit : "Mon objectif c'est de faire en sorte que mes images soient comme une chanson. Vous ressentez un peu quand vous entendez de la musique, une chanson vous met dans une ambiance particulière et vous emmène quelque part, c'est ce que je vise"Mais ce qui va réellement le propulser sur les devants de la scène, c'est le concours qu'il remporte sur 500pxx, la référence internationale en matière de photographie. Celui des "meilleurs portraits féminins" aux côtés de pointures tels que Alessio Albi et Rob Woodcox. Depuis, ses clichés ont été publiées sur Dark Beauty Magazine, Worbz ou encore The Imaginarium, et ses portraits continuent à faire le tour du monde sur les réseaux sociaux et les sites de partage de photos avec plus de 4 millions de vues. 1 Vous pouvez retrouver l'intégralité des travaux de Samy Hamila sur son compte Instagram. Quant à Antoine Olivier Pilon, il continue de crever l'écran avec un personnage tout aussi fort, depuis quelques semaines, dans le film “1:54″.Centré autour de l'harcèlement scolaire, il y incarne un adolescent introverti et timide victime de ses camarades de classe. © Samy Hamila