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Sofyann Ben Youssef producteur musical nouvelle génération
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Il est le premier tunisien à rejoindre les 7 jurys du WOMEX, le plus grand réseau professionnel et international de musique du monde. Qui est Sofyann Ben Youssef ? Né à Tunis, Sofyann Ben Youssef ,  au parcours atypique est un pianiste, compositeur, producteur musical. Diplômé en musicologie et en musique arabe de l’institut supérieur de Tunis en 2002, il part pour l’Inde où il s’initie avec Musarrat Ali Khan en musique indienne et devient aussi compositeur de musique de films et de documentaires. Il a tourné à l’international en tant que directeur musical pour des spectacles de danse contemporaine notamment avec les frères Thabet. Son intérêt pour les musiques traditionnelles et modernes l’a conduit à expérimenter et à s’initier à la musique indienne, arabe, jazz, électro, musique de film, Rébétiko (musique  populaire grecque née il y a un siècle dans les tavernes, les bordels pour marins et les prisons d’Athènes qui a accueilli marginaux, anarchistes et exilés). Entre Orient et Occident il est constamment en recherche de liens et de ponts entre les deux cultures. TUMEX Il a co-fondé avec Nicole Kayal TUMEX (Tunisian Music Export) une plate-forme indépendante visant à soutenir les artistes tunisiens, à produire, à gérer et à exporter leur musique dans le monde entier. Sa principale mission est de développer la scène culturelle, d’améliorer et de maintenir sa présence internationale en développant une stratégie d’exportation; elle prend en charge les productions existantes, offre des conseils professionnels, aide au développement de nouveaux projets et promeut la mise en réseau. WOMEX En 2015 TUMEX a travaillé en étroite collaboration avec différents secteurs pour réunir une première délégation tunisienne pour présenter sa musique au WOMEX 2015. Le WOMEX, l’acronyme de World Music Expo, est le plus grand salon annuel dédié aux musique du monde sous toutes leurs formes. Un marché dédié aux professionnels des musiques du monde, des rencontres, des débats sur l’évolution du marché, et des showcases de 45 minutes au cours desquels les groupes se produisent devant un parterre d’acheteurs, programmateurs, tourneurs, producteurs…Sofyann Ben Youssef sera d’ailleurs l’un des membres du jury du WOMEX 2017 qui se déroulera du 25 au 29 octobre à Katowice en Pologne . BARGOU 08, classé premier au TWM du mois d'avril Sofyann Ben Youssef est le producteur derrière le son de Bargou 08 né d’une épopée à travers les paysages musicaux populaires presque oublié du nord et du sud tunisien. Le chanteur Nidhal Yahayoui et le producteur musical revisitent un patrimoine au bord de la marginalisation et transmettent avec générosité cette identité sculptée dans les paroles et les mélodies en les sublimant avec des rythmes et sonorités électronique contemporaines. Bargou 08 a joué au WOMEX 2016 et son album Targ a été classé premier au  Transglobal World Music pour les charts d'avril. KEL ASSOUF primé aux Octaves de la musiques Le producteur-musicien est aussi remarqué pour son travail avec Kel Assouf  qui dès le départ a construit son identité autour de deux idées centrales, la promotion de la culture touarègue et la lutte contre la guerre. Sofyann Ben Youssef apporte un souffle nouveau à Kel Assouf en créant un son tradi-moderne, voir hyper moderne, encore plus en marge des productions musicales touarègues actuelles.      Les rythmes de transe africains joué par des musiciens Stoner-Rock nous entraînent quelque part entre Londres et Niamey. Kel Assouf a été couronné dans la catégorie musique du monde et lauréat de l’Octave Zinneke lors de la 14ème édition des Octaves de la musique. Musicien, multi instrumentiste, compositeur, producteur, directeur musical, Sofyann Ben Youssef explore la richesse des genres en y mêlant sa touche personnelle pour nous faire vibrer aux sons des musiques du monde. sofyann.com

Jazz à Carthage accueille le suédois “Jay-Jay Johanson” pour la première fois en Tunisie
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C’est sur la somptueuse scène du festival “Jazz à Carthage" que l’artiste, chanteur, compositeur et interprète Jay-Jay Johanson se présentera pour la première fois en Tunisie, avec une performance qui suivra celle du trio de Jazzmen autrichien Mario Rom’s Interzone. Un mélomane visionnaire L’artiste de Skara, auparavant étudiant en architecture et adepte des arts, trottinait dans le monde des musiciens avec un premier groupe de Hard Rock. Mais c’est le Jazz qui inspirait le plus le jeune Jäje Johanson, de son vrai nom, qui s’est fondu éperdument dans un univers très intime de compositions, maniant un synthétiseur et une boîte à rythmes. Jay-Jay Johanson s'intéressait au Jazz dissout dans des rythmes électroniques, de quoi émanait sa propre vision du Trip-hop. Peut-être aurait-t-il étrenné un genre inédit de musique ? Le Crooner nordique  Inspiré des groupes Trip-Hop de l’époque, Jay-Jay Johanson lance son premier album “Whiskey”, composé de neuf titres, un assortiment de rythmes mélancoliques, de voix hommasse et douce : Cet album a cartonné grâce aux titres “It hurts me so”, ou encore “The girl I love is gone”. Depuis, l’artiste ne cesse de produire de la musique dans un style vivace et déambulant : Onze albums dont Tattoo, Poison, Spellbound, Crockroach, ou encore Opium, dernièrement sorti en 2015, un album pop-folk/Jazz. Jäje est un dandy musical qui n’écrit jamais en suédois. Ses textes sont en anglais et quelques fois en français, pour que sa musique voyage au-delà des terres suédoises. New Album  Il s’agit du titre de son dernier clip sorti le 20 Mars 2017, extrait de son prochain album  “Bury the Hatchet” (enterrer la hache de guerre) qui sortira en Septembre. Qualifié de minimaliste, la vidéo s’inspire d’une multitude d’œuvres artistiques, tel “le masque de nez” d’Irving Penn, ou encore le film “Qui êtes vous” de William Klein. Elle parle ouvertement des masques sous lesquels le monde se dissimule, le tout est fondu dans une ambiance morne et mélancolique assurée par la voix pondérée du chanteur. Le 4 Avril au festival “Jazz à Carthage” Après une tournée en France l’auteur-compositeur suédois Jay Jay Johanson se posera l'espace d'une soirée le 4 Avril au Carthage Thalasso. Le spectacle - inratable pour les amoureux des rythmes Trip-hop et Jazz se tiendra sur une scène qui a humblement accueilli des Jazzmans de nationalités multiples. Visitez le site officiel de Jazz à Carthage pour plus d’informations.

Journées Musicales de Carthage : Retour sur une 3ème édition triomphante

L'au revoir c'était fait durant la soirée de clôture qui a eu lieu dans la plus grande convivialité au Palais des Congrès Dimanche dernier, mais c'est quelques jours après que nous partageons avec vous, non sans avoir pris du recul, l’expérience d'une manifestation peu médiatisée et pourtant triomphante. Les Journées musicales de Carthage (JMC), c'est ce nouveau bourgeon portant la germe du 4ème art et qui fête son troisième printemps parmi les plus grands festivals les plus enracinés.   [dropcap]C[/dropcap]ette nouvelle édition s'était présentée à nous comme un voyage vers les racines afro-berbères et vers un patrimoine riche mais surtout, un message de paix illustré par les gagnants du Tanit d'or du palmarès à savoir : Sahad and the Naatal Patchwork. Ce groupe de musiciens venus du Sénégal avaient fait de leur spectacle, irréprochable du coté musical, et aux diverses influences Jazz et africaines, un appel à l'amour, la paix et à l'acceptation de la diversité, tout cela dans une bouffée d'harmonie sonore et visuelle forte en gestualité. Du retard parfois meublé par des prises de son prolongées et des mots d'excuses au public ainsi qu'une focalisation sur l’Afrique, c'est ce que l'on reprocherait aux JMC de cette année. Un festival qui selon certains a manqué d'inclure au programme un peu plus de diversité ethnique visant l'élargissement des choix au niveau des genres musicaux proposés dans les spectacles. Ceci dit, cette focalisation, cause d'une absence de réelle diversité extra-continentale, n'a pas empêché le festival d'inclure mis à part une dominance de la musique afro-amazigh, afrobeat et jazz, du funk, de le soul, du reggae, et même de la musique turque. Cette même focalisation n'est autre qu'une belle occasion d'orienter les regards vers la richesse de la musique Tunisienne retravaillée et réarrangée par des artistes locaux tels que Nasereddine Chebli, qui avec son spectacle intitulé Fellaga incluant danse folklorique et présence imposante d'une quarantaine de musiciens sur scène, a su charmer et a donc arraché le Tanit de Bronze, ainsi que Raoudha Abdalah à laquelle a été discerné le prix de meilleure oeuvre musicale Tunisienne pour son projet Asrar, bâtit autour de ses compositions interprétées par d'excellents musiciens. C'est aussi une des rares opportunités permettant l'échange musical avec le reste des pays africains grâce aux performances épatantes de groupes comme Gangbé brass band (Benin), qui après avoir reçu le prix du "Meilleur groupe africain de musique moderne d’inspiration traditionnelle" lors des Afrima All African Music Awards en 2015, sont venus récolter aux JMC celui de la composition musicale mais aussi celui du public. D'autres groupes dont raffolent les jeunes rêveurs étaient au rendez-vous tels que Gabacho Maroc, Jadal (Jordanie), mais aussi Massar Egbary (Egypte), le groupe underground par excellence qui est déjà venu en Tunisie l'été dernier lors de l'International Noise Fest, et ont tenu malgré les contraintes rencontrées dès lors, à revenir promouvoir leur musique lors des JMC. Après le succès de son spectacle au Jazz à Carthage, Amal Cherif, réussit à avoir les regards tournés sur son projet "Ghodwa" malgré le manque de consistance de ses textes et décroche même un prix, celui de l’interprétation (instrumentale ou vocale) tandis que le Tanit d'argent est attribué à Sabry Mosbeh avec "Asli",  qui rafle également le prix des deux jurys professionnels "Tumex et "Au fil des voix".     Les JMC, c'est aussi en dehors du grand Tunis ! Avec un spectacle par gouvernorat, 11 villes tels que Bizerte, Jendouba, Sousse ou bien Tozeur... ont participé aux JMC. Cela parait satisfaisant, mais c'est loin d’être le cas. On se demande si ce sont les moyens qui manquent ou bien un vrai abandon de la part de ces régions sur le niveau de la quête de la culture. Des projets comme celui de Jihed Khmiri nommé "Théosophie" ont été au cœur de ce déplacement des JMC sur le territoire national.   Le Salon des JMC Les JMC, c'est aussi une affaire d'apprentissage, d'invention, d'échange cognitif et de speed-dating. Et oui du speed-dating, mais attention strictement professionnel. Lors du festival, s'est tenue une série de conférences et de workshops ainsi que des rencontres entre artistes et professionnels dans le domaine de la musique, permettant à tous ceux qui cherchent de l'encadrement à leurs projets musicaux de trouver du soutien. L'événement s'était tenu au Palais des Congrès durant 3 journées successives au cours desquelles artistes et artisans du monde entier ont eu un seul sujet de débat : La musique. La révélation du salon fût un jeune tunisien inventeur d'un nouvel instrument : Un nouveau Oud qui a été exposé au grand public en compagnie du grand joueur de oud Nacir Chamma, et a été la source d'admiration de professionnels et amateurs.     Le coup de coeur de ZooPolis Du jazz mêlé à l'afrobeat et une voix soul, c'est en quoi on pourrait résumer Ajoyo, le groupe du saxophoniste Franco-Tunisien Yacine Boulares, qui a joué pour la première fois en Tunisie, et ce dans le cadre de la 3ème édition des JMC, le jeudi 14 avril au Mad'art Carthage. Avec un batteur dynamique, et uni avec son instrument de façon peu commune, un claviériste et pianiste soigneux et des solos de saxophone renversants joués par Boulares, il ne manquait que la voix de Sarah Charles, pure et nette, afin de rendre ce projet complet, et qui ce jour-là était plus divine que jamais. Un délice auditif à déguster sans modération.     [dropcap]E[/dropcap]ntre compétition, soirées musicales envoûtantes, belle qualité de son, diversité musicale, échange culturel, spectacles en pleine rue, découvertes et rencontres, le festival a su remporter le défi haut la main. Démarrés en douceur avec le projet musical de Mohammed Ali Kammoun, gagnant de la précédente édition, les JMC ont été clôturées en folie avec le spectacle de FARAFINA (Burkina Faso) sans doute pour témoigner de la rémission après la fin d'une compétition serrée entre des artistes tous aussi uniques les uns que les autres, mais surtout pour garder une certaine cohérence, les deux spectacles ayant pour point commun révélateur : L'union créative entre la tradition et la modernité.

Jazz à Carthage : Rencontre avec Amine & Hamza "The Band Beyond Borders"

Amine & Hamza, sont un duo de frères qui usent de deux instruments phares de la musique arabe, à savoir le Oud et le Qanûn. Ils ont su se frayer un chemin parmi les grands noms de la musique ethnique.   [dropcap]A[/dropcap]vec un style décalé, une musique unique mêlant saveurs de l'Inde, parfums de l'Orient et vivacité du Jazz, ils nous reviennent après une longue absence de 6 ans à cette 11ème édition du Jazz à Carthage afin de nous raconter une parcelle de leur histoire relatant leur évolution musicale à travers le spectacle basé sur leur nouvel album "The Band Beyond Borders". À quelques jours de l'expérience auditive tant attendue nous vous faisons part de notre entretien avec Amine & Hamza dans lequel tout de leur parcours ou presque est expliqué :   Amine et Hamza c'est avant tout une affaire de famille ! Oui, on a commencé la musique assez tôt vers l'age de 5 ou 6 ans grâce à notre père, qui porté par la passion de faire de la musique nous a encadré. D’où vous viennent vos diverses influences musicales ? On a commencé par un parcours classique, c'est à dire un enseignement au conservatoire puis on s'est ouvert à diverses musiques grâce au voyage, notamment lorsqu'on est allé en Turquie. L'ouverture a donc été faite initialement, au niveau de musiques voisines de la musique arabe comme celle turque, maghrébine ou perse. Puis vers l'âge de 13 ans, on est parti en France pour recevoir des cours d'arrangements et de composition et ce sont les rencontres qu'on a fait à cette époque qui nous ont un peu plus guidés vers la musique classique et autres. Un chemin d'apprentissage classique comme vous le dites : N'auriez-vous pas préféré être autodidacte, un peu plus rebelle par rapport à un chemin préalablement tracé ? C'est vrai que notre formation a été tracée sur le plan de la technique et de la technicité musicale mais sachant que la musique est un moyen d'exprimer ses émotions, sans un certain savoir-faire et des outils nécessaires, on ne saurait les communiquer, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'en maîtrisant ce savoir faire, on réussirait à produire automatiquement quelque chose de beau et de touchant. Ceci dit, je porte une admiration pour plusieurs artistes autodidactes qui ont leur propre touche et leur propre philosophie, donc peu importe qu'on soit autodidacte ou pas, la musique est avant tout une communication. En outre de l'évolution au niveau de la composition, qu'est-ce qui a changé depuis Jazz à Carthage en 2010 au niveau des instruments, de la scénographie ainsi qu'au niveau du message véhiculé par le spectacle ? En 6 ans nous avons dépassé plusieurs caps sur les plans personnels et professionnels, c'est ce qui fait que notre expérience de la vie a pris de la maturité. On la ressent dans notre musique et plus précisément dans ce nouveau projet. L’élément le plus important dans l'évolution est l'émotion que nous communiquons et qui non seulement est plus mature mais aussi plus sereine. Pour le côté technique, c'est le concept du "Band" qui domine cette fois d'ou le nom de l'album. D'habitude, la composition, c'est nous deux qui l'assurons et nous la faisions interpréter par des musiciens qui formaient un groupe autour de nous mais nous étions toujours au centre de ce collectif vu qu'ils ne faisaient qu'accompagner la musique que nous jouions. Cette fois, c'est différent vu que c'est tout le concept du groupe qui est mis en valeur avec tout ce qu'il comporte comme complicité dans la composition, l'arrangement et la création et ceci est basé sur une entente humaine et musicale qu'on a cherché au contact de différents musiciens que nous avons côtoyé pour enfin aboutir après trois ans de travail à ce projet là. Pour le côté scénographique, on a misé sur quelque chose de sobre pour mettre l'accent sur la musique plus qu'autre chose.   Musicalement, vous le décririez comment ce nouvel album ? Notre but était d'harmoniser une musique qui avait un fond oriental, une chose qui n'est pas faite au niveau de cette musique en général. Et c'est pour cela qu'on a choisi des instruments à son lent (le violon et la clarinette basse) pour envelopper et harmoniser le tout. On laissera ceux qui nous écouterons nous décrire notre musique telle qu'ils la perçoivent. Entre  Stuttgart, Paris, Montreux, Tunis, Vicence... Quelle est l'expérience qui vous a le plus marqués, surtout sur le plan musical, mais aussi humain et relationnel ? C'est une question un peu difficile vu que l'on s'attend peut être à ce qu'on se mette à citer des événements mais en réalité, ce qui marque réellement, ce sont des micro-moments. À Washington DC par exemple, on a donné un concert à 2000 places combles et ça a été retransmis en direct, c'était donc grandiose, un souvenir assez important mais il n'y avait pas pour autant des faits marquants. Par contre ce qui nous a vraiment secoués tous les deux, c'était un petit concert au Colisée appelé "Rêve Révolution", organisé dans le cadre d'un festival qui a eu lieu peu de temps après la révolution et qui nous a offert une salle pleine malgré le couvre feu. C'était un moment très émouvant. Mais il faut dire aussi que c'est une habitude qu'on ait de bons souvenirs ici, vu qu'il y a plus de complicité avec le public Tunisien qui nous a vu grandir, et par conséquent ces moments marquants qui le sont pour nous et pour eux à chaque retrouvaille, sont toujours un nouveau souvenir qui s'ancre dans nos mémoires. La composition chez le duo est-elle méthodique, organisée ou bien dépendante de l'inspiration ? Un peu les deux, vu qu'on se voit régulièrement pour travailler sur notre musique, mais après ça dépend de ce qui nous vient : parfois, on finit un morceau assez vite et d'autres fois, ça nous prend des semaines pour qu'on puisse se fixer sur quelque chose et on se laisse du temps pour réécouter ce qu'on a fait et voir si ça nous inspire ou pas. Quel est le souvenir que vous gardez de Jazz à Carthage en 2010 ? Quelles sont vos espérances maintenant ? En 2010, c'est un souvenir d'un très beau concert qu'on garde. C'était Sold out et le public a été très chaleureux. On avait même regretté d'avoir joué aussi peu vu que c'était une soirée à deux et le public en redemandait. C'est en général un très beau festival et ça va de la promo bien organisée jusqu’à l’accueil des artistes sans oublier le luxe de pouvoir transmettre la musique dans les meilleures conditions possibles, chose qu'on considère très précieuse. On est donc contents de revenir, on répète assidûment pour ce concert et on est plus que ravis de retrouver le public tunisien.   Ils ont fait du chemin, joué à une soixantaine de concerts en Allemagne en France ou bien en Suisse et c'est ce Mercredi 13 avril qu'ils nous donnent rendez-vous dans leur pays natal, dans le cadre de cette nouvelle édition du Jazz à carthage pour un spectacle qu'ils promettent chaleureux et plein d'émotions.     Credit photos: Adrian Gramunt  Tashko Tasheff   

ZooPolis a écouté "Lamma" de Jazz Oil : Le coup de cœur musical du mois !
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Jazz Oil sont comme leur nom l'indique, ce groupe qui nous propose un Jazz velouté, délicat et vif à la fois. "Lamma" est leur nouvel album dans lequel ils nous révèlent une conciliation musicale entre l'orient et l'occident. C'est avant deux jours de sa sortie officielle prévue pour le 25 mars, que nous vous mettons l'eau à la bouche avec une review d'une écoute en Avant-Première. Une dream team musicale  [dropcap]A[/dropcap]yant eu accès à l'album quelques semaines plus tôt, nous nous réjouissons du plaisir de cette découverte que nul ne tardera à faire dès que l'album sera disponible. Enregistré et mixé au Studio Zarma à Paris et masterisé au Sterling Sound Studio à New York, cet album est à l'image de musiciens talentueux et ingénieux. Ils sont 7 en tout, à avoir travaillé ensemble pour aboutir à ce bout d'harmonie compilé en 8 morceaux musicaux. Ces musiciens ne sont autres que Slim Abida à la basse plus groovy que jamais, Anthony Honnet au clavier ajoutant sa touche d'abstraction, accompagnés de Nidhal Jaoua au qanun, Marc Dupont à la batterie, Amir Mahla au saxophone, et les invités Amine Bouhafa au piano ainsi que Nabil Ghannouchi au nay, nous surprenant avec un instrument capable de fournir une mélodie enchantée fidèle aux mythes autour de cette flûte. Une incitation vers le voyage [dropcap]D[/dropcap]urant les préliminaires de notre interaction musicale fougueuse avec cette oeuvre, nous nous retrouvons face à un visuel invitant au voyage vers le mystère, le désert et le soleil. Des lignes griffonnées viennent interrompre notre champ visuel en annonçant le nom du groupe, comme étant cet accompagnateur qui va nous montrer le chemin ; une belle introduction qui ne manquera pas de nous saisir par la main et d'entamer l'escapade avec le 1er morceau nommé "Hkéya" (histoire en français). Commençant avec la batterie en solo, ce morceau va engendrer une explosion contrôlée de quatre instruments en harmonie : La basse, le qanun, le saxophone, rejoint dans leur délire par le nay. Interrompue par des solos des instruments en dialogue avec le son de la guitare basse, "Hkéya" est comme cette présentation qui par l'ouïe nous introduit les auteurs de cette histoire qui est celle d'un groupe respirant l'aventure musicale depuis 2008. "Jounoun" (folie) continue dans le même esprit de l'ardeur avec un rythme alternant entre le lisse et le pulsé et avec une touche funky annonçant le reste des chansons. "Lamma" (rencontre), le morceau des passionnés où la mélodie se rapprochera de celle de la bossa nova lors du solo de clavier, puis reprendra son air jazzy avec le saxophone et s'ornera de parfum d'orient lorsque les 78 cordes du qanun régiront leur son léger et envoûtant. Un morceau riche en romantisme qui charmera les âmes les plus poétiques. "Tounes" est le morceau le plus folklorique de tous grâce à des percussions tirées du "mezoued", étonnant choix dans les pensées de certains, cependant Jazz Oil ont pu assurer ce mariage quasi-impossible entre leur identité musicale et ce rythme là, une incorporation à l'honneur d'une nostalgie d'un pays qui leur a procuré de sa richesse musicale ethnique. "Miroir" sera le morceau qui marquera une pause spleenétique pour poursuivre ensuite en mélodie mêlant le latino, le jazz et le tunisien dans le morceau "Souvenir" puis en dynamisme avec "Absurd" et "Lila Funk" qui clôturera l'album avec l'allégresse du funk. [dropcap]C[/dropcap]'est donc en jouant sur l'altération des cadences et des gammes que ces artistes bourrés de talent ont su nous transporter à travers une exploration de nos émotions vers une jouissance auditive. Que vous soyez amateur de Jazz, de funk, d'oriental, de tunisien, de bossa nova ou de musique latine, Jazz Oil sauront vous communiquer du bonheur, alors ne ratez pas la sortie de "Lamma" et surtout laissez vous emporter !     Crédit photos : Radhouan Fiddini et Yassine Meddeb Hamrouni    

DHAMMA : Le projet TRIP HOP inédit d’EPI avec Sacha Bonnefond
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"Un grand métissage musical et un mélange harmonieux entre trip-hop et jazz", telle était notre première impression après avoir savouré « Saint James Infirmary » et « Freedom », les deux premiers titres déjà publiés par le nouveau projet musical Dhamma, un duo formé par le jeune DJ tunisien Khalil Hentati et la chanteuse française Sacha Bonnefond.     [dropcap]C[/dropcap]onnu sur la scène tunisienne sous le pseudonyme EPI, Khalil Hentati est un DJ tunisien qui a fait grand bruit dans plusieurs événements et festivals, notamment dans NABOO et EPHEMERE où il a émerveillé le public par des remix de grandes œuvres du patrimoine tunisien (et récemment égyptien). Dhamma est le produit de la rencontre de ce jeune talent avec Sacha Bonnefond, une chanteuse française de Folk, Blues et Jazz qui a déjà fini parmi les 5 finalistes dans l’édition 2010 du Tremplin des Francofolies. L’originalité de la musique tient à la fusion des genres qu’elle convoque. Un rythme Trip Hop mélangé avec de diverses musiques du monde : Des accents et sonorités orientales, hispaniques, classiques, rock ou hip-hop, entre chants aériens, collectifs et improvisation instrumentale sur des thèmes jazzés.   [dropcap]L[/dropcap]eur premier projet s’intitule Période Botanique. L’album inclura leurs premières compositions en collaboration avec d’autres musiciens (trompette, sax, violoncelle…) issus du Conservatoire National de Musique de Paris. « Nous espérons mettre en place un Live qui reflète la perception de la Trip Hop qu’on souhaite créer, un Trip Hop qui se base sur le Jazz qui est caractérisé par l’improvisation plutôt que le Rock. », a rétorqué Khalil Hentati tout en affirmant que le duo est en pleine période de préparation du Live avec d’autres musiciens.    

Spotlight sur Omar El Ouaer

Les spectacles jazz commencent à envahir beaucoup plus de coins culturels sur le grand Tunis comme l’Agora à titre d’exemple, dont les lieux ont été sublimés par des sonorités Jazz hier soir. L’évènement Vendredi Jazz : Memories of a clown (l'oeuvre d'Aymen Ben Attia) a été agrémenté par l’immense talent du jeune Omar El Ouaer. On admet qu’à travers ces petits spectacles aléatoires mais surtout bien enrichis, on découvre des talents et des artistes qui excellent dans le domaine musical, et qui avancent en crescendo jusqu’à atteindre une audience plus large. Parmi ces talents, on a bien savouré le jeu subtil et délicat du jeune pianiste Omar El Ouaer. A vrai dire, le parcours artistique d’Omar est époustouflant. Commençant à jouer du piano à l’âge de de 11 ans en suivant le cursus de 7 ans de conservatoire avant d'obtenir le diplôme national de musique arabe, la carrière d’Omar El Ouaer a escaladé à plein badin. On le voie intégrer le Tunis Jazz Club au sein duquel il a donné plusieurs concerts. On le voie aussi jouer à côté de plusieurs artistes de renommés et  de nationalités différentes (Belges et Américains) durant des stages au pair. En allant plus loin, Omar a fait part de multiples projets  de grand calibre comme le ‘’JCT Big band’’ sous la direction des musiciens réputes venus de New York  du Vangard Jazz Orchestra.   Omar n’arrête pas de surprendre ! Et c’est pour cette raison qu’on ne s’est pas empêché de lui balancer des questions.  L’affinité d’Omar envers le Jazz se définit comme suit : « le jazz m'a fait découvrir l'improvisation, le rythme, les codes du jeux collectif le partage d'émotions, le fait d'être sincère avec ce que tu joues comme notes… même si c'est difficile de partager cette musique dans notre pays malheureusement vu que c'est une nouvelle culture, un nouveau genre de musique, mais on s'accroche. Et je sais personnellement qu'on aura le dessus sur la médiocrité qui commence à prendre hélas  beaucoup d'ampleur dans notre pays. » - Omar El Ouaer En faisant un détour envers le cinéma, on cite WHIPLASH de Damien Chazelle, un film assez irrespirable qui montre le parcours d’un jeune musicien jazz, faisant tout pour atteindre le succès dont il a toujours rêvé. Omar nous donne son avis ainsi qu’une autre recommandation similaire : « Le film WHIPLASH, c'est un beau film mais c'est pas la réalité ! C'est vrai que le jazz demande beaucoup de rigueur et il faut bosser dure pour arriver à avoir un niveau exceptionnel mais ce n’est pas aussi excessif. Round Midnight de Bertrand Tavernier, par contre, est un film qui raconte la réalité d’un musicien jazz. Ça m’a beaucoup marqué ! » - Omar El Ouaer On vous laisse savourer à votre tour cette escapade jazzy réalisé par Omar El Ouaer ; un artiste à suivre de plus près.

Concert du Quintette Rita Marcotulli à Tabarka

 Comme à son habitude, la ville côtière de Tabarka a la joie d'accueillir les grands noms de la scène jazz. Cette fois ci c'est la compositice, pianiste italienne, Rita Marcotulli, qui s'y installe pour un week-end. Accompagnée de sa troupe, le quintette Rita Marcotulli, deux concerts auront lieu au Pins El Mehari le 2 et le 3 Mai. Les concerts, en partenariat avec le commissariat régional du tourisme et la fédération régionale des hôteliers, s'inscrivent dans une campagne de soutien et de sensibilisation pour le classement de l'Epopée Tabarkini "Héritage Culturel", au patrimoine mondial immatériel.L'organisation vous propose de vous installer à l’hôtel les Mimosas à Tabarka qui offre spécialement des tarifs réduits. Voici toutes les informations utiles : Réservation à l’hôtel Les Mimosas 78 673 028 /78 673 018 * Lit petit déjeuner par personne : 30Dt* Demi pension par personne : 40Dt* Pension complète : 50Dt* Open bar : bière à 2D500 seulement !! Les billets seront en vente à : ( 15DT )* Cinéma l'Alhambra zephyr la Marsa* CinéMadart Carthage * La villa restaurant Lounge Tunis

Concert du Quintette Rita Marcotulli à Tabarka

 Comme à son habitude, la ville côtière de Tabarka a la joie d'accueillir les grands noms de la scène jazz. Cette fois ci c'est la compositice, pianiste italienne, Rita Marcotulli, qui s'y installe pour un week-end. Accompagnée de sa troupe, le quintette Rita Marcotulli, deux concerts auront lieu au Pins El Mehari le 2 et le 3 Mai. Les concerts, en partenariat avec le commissariat régional du tourisme et la fédération régionale des hôteliers, s'inscrivent dans une campagne de soutien et de sensibilisation pour le classement de l'Epopée Tabarkini "Héritage Culturel", au patrimoine mondial immatériel.L'organisation vous propose de vous installer à l’hôtel les Mimosas à Tabarka qui offre spécialement des tarifs réduits. Voici toutes les informations utiles : Réservation à l’hôtel Les Mimosas 78 673 028 /78 673 018 * Lit petit déjeuner par personne : 30Dt* Demi pension par personne : 40Dt* Pension complète : 50Dt* Open bar : bière à 2D500 seulement !! Les billets seront en vente à : ( 15DT )* Cinéma l'Alhambra zephyr la Marsa* CinéMadart Carthage * La villa restaurant Lounge Tunis

Festival de jazz de Tabarka 2013 : Gnawa Diffusion et Yasmine Azaiez au menu

Financé par le ministère de culture et le ministère du tourisme, le Festival de Jazz de Tabarka vous propose une programmation intéressante pour l'édition 2013. Le festival a en effet été reporté du 28 juin au 23 août et risquait d’être annulé à cause de difficultés financières. De gros noms seront présents : Gnawa Diffusion, Yasmine Azaiez, Billy Paul l'icône de jazz, Manu Dibango et Liz MacComb. Les prix des tickets seront entre 10 et 20 dinars, mais les dates des concerts n'ont pas encore été annoncées. Nous y reviendrons pour plus de détails.